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31 mars 2026Unilever s’apprête à céder ses soupes Knorr et sa mayonnaise Hellmann’s à l’américain McCormick en échange de 15,7 milliards de dollars de cash et de beaucoup d’actions
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Notre équipe analyse l'article « Unilever s’apprête à céder ses soupes Knorr et sa mayonnaise Hellmann’s à l’américain McCormick en échange de 15,7 milliards de dollars de cash et de beaucoup d’actions » pour en tirer les points essentiels.
Points essentiels de l’article
(BFM Bourse) – La société a confirmé être en négociations avancées avec l’entreprise américaine en vue de cette cession dont l’accord final pourrait être signé dès ce mardi 31 mars.
Après avoir s’être séparé de de ses crèmes glacées, l’an passé, le groupe de biens de grande consommation Unilever est bien parti pour céder sa division de produits alimentaires.
Cette unité de la société anglo-néerlandaise regroupe surtout les soupes Knorr et la mayonnaise Hellmanns. La division a généré environ 13 milliards d’euros de revenus l’an passé, soit 26% du total d’Unilever. La croissance en données comparables de cette division (2,5%) était inférieure à celle de l’entreprise dans son ensemble (3,5%).
Le groupe a annoncé, ce mardi 31 mars, être entré en « discussions avancées » avec son concurrent américain McCormick & Company (Vahiné, Ducros). Unilever avait précédemment confirmé, il y a deux semaines, avoir reçu une offre de la part de McCormick.
« Les discussions se poursuivent en vue de conclure et de finaliser une transaction, et il est possible qu’un accord soit conclu aujourd’hui, même s’il n’y a aucune certitude quant à la synthèse effective d’une transaction », a ajouté Unilever.
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Du cash et une part majoritaire
L’entreprise précise surtout les contours de l’opération. Dans les faits, l’essentiel division de produits alimentaires d’Unilever – certaines activités, notamment celles en Inde seront exclues – fusionnerait avec McCormick pour créer une nouvelle société. En échange de l’apport de sa division à cette nouvelle entreprise, Unilever recevra à la fois des actions et du cash.
Le groupe explique que la composante en cash s’élèverait à 15,7 milliards de dollars (13,7 milliards d’euros). Pour la branche actions, qui représente le gros du « deal », Unilever ne donne pas de montant. Mais le groupe indique que si l’opération va au bout, il détiendra 65% du capital du nouvel ensemble.
Barclays, dans une note rédigée la semaine dernière, valorisait la division entre 28 milliards et 31 milliards d’euros. À Amsterdam, l’action Unilever prend 0,5% à la suite de cette annonce, vers 11h40.
La perspective d’une séparation de cette division n’avait pas vraiment enthousiasmé le marché. Ni les analystes. UBS estimait, la semaine dernière, que se séparer de la division de produits alimentaires permettrait à Unilever de devenir un « pure player » des « HPC » (Household and personal care »), c’est-à-dire les produits d’hygiènes domestiques et de soins personnels.
Les marques les plus connus du groupe (Axe, Dove, Omo, LUX, Rexona, Radiant) appartiennent toutes à cette catégorie.
Une telle transformation pourrait conduire la société à bénéficier de multiples de valorisation plus élevés, considérait la banque suisse, un constat qui est d’ailleurs partagé par Barclays.
Des obstacles
UBS prévenait toutefois qu’une cession de cette division renforcerait la croissance sous-jacente de la société, mais elle serait à contrario négative pour ses marges.
La banque suisse listait, par ailleurs, trois obstacles à une vente. Premièrement, la valorisation pourrait à la fois pâtir de la croissance relativement modeste de la division et des craintes liées à l’impact du bond des médicaments anti-obésité sur la consommation (notamment de mayonnaise).
Deuxièmement, UBS percevait « certaines synergies négatives potentiellement significatives, car, contrairement aux crèmes glacées, les activités HPC et alimentaires d’Unilever » possèdent des voies de commercialisation communes.
Troisièmement, une telle transaction pourrait affaiblir le profil de génération de trésorerie de la société, car la division de produits alimentaires est relativement plus exposée aux marchés matures que le reste d’Unilever, avec des marges plus élevées et des besoins d’investissements plus faibles.
Barclays estimait de son côté, la semaine dernière, que le marché n’a guère envie de revivre l’histoire qu’a connu le groupe avec la séparation des crèmes glacées. Cette opération avait été longue (18 mois), et « avait éclipsé presque tout le reste tout en étant une grande distraction », soulignait la banque.
L’établissement britannique juge qu’Unilever doit d’abord rationaliser cette division, puis améliorer la performance sur les volumes, en particulier chez Knorr, si le groupe veut être en position de force pour la vendre.
Et ce même si l’actuel directeur général, Fernando Fernandez, a indiqué par le passé que la division de produits alimentaires ne constituait pas la priorité de la société.
« Pour l’instant, nous pensons qu’Unilever devrait patienter et concentrer toutes ses ressources sur la réalisation des objectifs de 2026 tout en gardant les options possibles autour des produits alimentaires en interne, au moins jusqu’à ce que des options concrètes de création de valeur soient réellement sur la table », écrivait la banque mercredi.
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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