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Un regard de nos journalistes sur l'article « vers une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans? ».
Éléments essentiels
Le Sénat étudie un texte voulu par Emmanuel Macron pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Une interdiction que le président de la République aimerait voir entrer en vigueur à la rentrée de septembre. Mais pour les Grandes Gueules, cette interdiction potentielle ressemble à un début de censure.
Bientôt la fin des réseaux sociaux pour les plus jeunes? Chère a Emmanuel Macron, l’interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans est discutée ce mardi 31 mars 2026 au Sénat. Instagram, Tiktok et Snapchat pourraient ainsi être interdits dès la rentrée de septembre aux plus jeunes alors que l’Autriche vient de prendre une décision similaire.
Mais certaines divergences pourraient retarder quelque peu l’entrée en vigueur de la réforme, espérée pour septembre. Le Sénat, ne remet pas en cause l’objectif général du texte, à savoir l’interdiction large des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, mais veut un système à deux vitesses, distinguant deux types de plateformes.
Celles qui nuisent à « l’épanouissement physique, mental ou moral » de l’enfant, qui devront figurer sur une liste définie par arrêté ministériel, seraient interdites aux moins de 15 ans, avec une vérification de l’âge. Pour les autres plateformes, l’accord préalable d’au moins un parent sera nécessaire pour que l’enfant y ait accès.
« Une solution de rapidité »
Une interdiction qui fait réagir les Grandes Gueules: « Il ne faut pas interdire complètement », plaide la sophrologue Laura Warton-Martinez. « On peut réfléchir à un système de bridage des téléphones », plaide-t-elle appelant à la mise en place d’un Tiktok bridé comme en Chine. « On ne réfléchit pas à une solution intelligente mais à une solution de rapidité ».
« Évitons toutes les restrictions à internet même pour les enfants, ça sent le début de censure », plaide de son côté Antoine Diers sur RMC Story. « L’outil technologique n’est pas en cause, il y a de mauvais livres, on ne va pas reprocher à Gutenberg d’avoir inventé l’imprimerie ».
Pour lutter contre les dérives, celui qui n’est pas encore père, appelle les parents à agir: « Ils doivent regarder ce que font leurs enfants. S’ils créent un compte sur les réseaux sociaux, ils doivent être amis avec leurs parents et le téléphone ne doit pas rester dans la chambre ».
« On est dans une société d’assistanat, on ne fait plus confiance à la responsabilité des parents. Et j’aimerais voir un juge sanctionner un parent pour avoir laissé son enfant des heures sur Tiktok », plaide-t-il.
C’est quoi la différence entre un bon et un mauvais réseau social?
De son côté, le syndicaliste Bruno Poncet estime que ce n’est pas aux moins de 14 ans qu’il faut interdire les réseaux sociaux: « C’est à tous les conn*ds qui tiennent des propos racistes et antisémites ».
Reste à trancher la question du bien et du mal: quels réseaux sociaux seront totalement interdits aux mineurs et lesquels resteront accessibles avec un accord parental? « Tiktok c’est mal, Youtube c’est bien, c’est trop caricatural », tacle Antoine Diers sur RMC. « Sur Tiktok il y a des contenus qui nuisent à l’épanouissement, mais plein de contenus éducatifs », note Alain Marschall.
Au final, si la version gouvernementale est adoptée, la mise en oeuvre du texte ne sera pas aisée. Mardi, le régulateur australien qui a pris une décision similaire, a dit constater qu’un nombre importants d’enfants consultaient toujours des plateformes interdites et menacé de sanctions d’ici la mi-2026 plusieurs géants de la tech.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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