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1 avril 2026« Ce deux poids, deux mesures, c’est simplement injuste » : taxis et infirmiers des Pyrénées-Orientales, les grands oubliés des aides sur le carburant
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « « Ce deux poids, deux mesures, c’est simplement injuste » : taxis et infirmiers des Pyrénées-Orientales, les grands oubliés des aides sur le carburant ».
Les éléments principaux
Alors que les prix des carburants s’envolent en raison de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement a dévoilé une aide exceptionnelle pour plusieurs secteurs. Mais dans les Pyrénées-Orientales, taxis et infirmiers libéraux dénoncent un dispositif « injuste » qui les laisse sur le bord de la route.
La flambée continue. Depuis plusieurs semaines, les prix des carburants atteignent des sommets partout en France. Une conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient. Dans les Pyrénées-Orientales, comme ailleurs, particuliers et professionnels voient leur note monter en flèche dans les stations-service.
Face à cette situation, le gouvernement a annoncé il y a quelques jours une enveloppe d’environ 70 millions d’€ pour soutenir les secteurs les plus exposés tels ceux de la pêche, de l’agriculture et des transports. En avril, les sociétés concernées bénéficieront notamment d’une aide équivalente à 20 centimes par litre en avril. Un coup de pouce bienvenu mais limité dans le temps. Et surtout ciblé.
Notre trésorerie est directement impactée
Car, contrairement aux transporteurs ou aux agriculteurs qui pourront profiter de cette remise, d’autres professions, pourtant tout aussi dépendantes de leur véhicule, ne sont pas incluses dans le dispositif.
C’est le cas des chauffeurs de taxi. À Perpignan, la colère monte. « On ne peut pas répercuter cette hausse sur les clients. C’est notre trésorerie qui est directement impactée », rappelle Christophe Borras, vice-président du syndicat local. Contrairement à d’autres activités, leurs tarifs sont strictement encadrés par l’État.
Dans le Vallespir, Jérémy, chauffeur de taxi, accuse lui aussi le coup. « Avec un plein tous les deux jours, la facture grimpe vite. Avant la crise, le carburant, ça me coûtait environ 1 200 euros par mois. Aujourd’hui, il faut ajouter 300 à 400 euros de plus. Et sans possibilité d’ajuster les prix des courses. Du coup, nos marges fondent. La mesure en place du gouvernement, c’est bien. Mais il faudrait l’appliquer à tous les métiers de la route. Là, ce deux poids, deux mesures, c’est simplement injuste. »
Même constat chez les infirmiers libéraux. Dans les Pyrénées-Orientales, ils sont près de 1 835 à parcourir quotidiennement les routes pour assurer les soins à domicile. Là aussi, l’impact est immédiat. « La rémunération est fixée par la Sécurité sociale. Il n’y a aucune revalorisation automatique liée au coût du carburant », explique Valentin Bisiaux, président de l’Ordre des infirmiers de l’Aude et des Pyrénées-Orientales.
À Perpignan, Ludovic, infirmier libéral depuis 17 ans, se dit peu surpris d’être exclu des aides. « Ça ne m’étonne pas qu’on nous zappe une fois de plus… Personnellement, pour mes déplacements, je fais un plein par semaine. En ce moment, ça me fait environ 30 € de plus à chaque fois. Sur un mois, ça me plus de 100 € en plus, directement pris sur la trésorerie. » Impossible, là aussi, de répercuter la hausse. Comme pour les taxis, les tarifs des actes sont conventionnés.
Alors, en attendant, Ludovic s’adapte. Il admet traverser la frontière espagnole pour faire le plein à moindre coût. Pour les infirmiers comme pour les taxis, aucune mesure concrète n’a encore été annoncée par le gouvernement. Affaire à suivre…
Une aide jugée insuffisante même chez les transporteurs
Si les entreprises de transport font bien partie des secteurs éligibles à l’aide gouvernementale de 20 centimes par litre en avril, le dispositif est loin de convaincre. « 20 centimes, ce n’est pas suffisant », souffle le dirigeant d’une société de transport basée à Perpignan. Selon lui, la hausse du carburant est bien plus importante : « Le gasoil a pris près de 50 % d’augmentation. On est passé d’environ 1,60 € à plus de 2,20 € pour certaines commandes. Et puis, toutes les sociétés de transport ne pourront pas en bénéficier ». L’aide est en effet réservée aux entreprises « justifiant de difficultés de trésorerie », peut-on lire sur le site du gouvernement. « Il faut quasiment être à la limite du dépôt de bilan pour rentrer dans les critères. Beaucoup n’y auront pas droit. Et pour ceux qui l’auront, ça ne suffira pas », estime le transporteur.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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