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1 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Certaines pauses déjeuner, aucun mot n’est échangé ».
Ce qu'il faut retenir
La pause-déjeuner avec ses collègues au travail a de moins en moins la côte chez les jeunes salariés qui préfèrent profiter de cette pause pour avoir du temps pour eux. En revanche, les plus anciens y restent très attachés.
Les jeunes salariés ne déjeunent plus avec leurs collèges. Selon un sondage Openeat pour le quotidien britannique The Guardian, un tiers des moins de 25 ans apprécie de passer sa pause du midi tout seul à l’inverse des travailleurs plus âgés qui plébiscitent les pauses déjeuner à plusieurs. Les jeunes considèrent que la « pause dej » ne fait pas partie du temps de travail, préférant scroller sur son ordinateur plutôt qu’échanger avec les autres.
Les plus anciens en entreprise considèrent ce moment comme un incontournable: « Les projets, les promotions, les confidences, c’est pendant les déjeuners que tout se passe », assure une salariée dans le marketing à 20 Minutes. La pause dej entre collègues, spécificité française, est loin d’être morte. 82% des Français trouvent qu’elle peut être propice au renforcement des relations professionnelles. Mais 7 salariés sur 10 pensent que profiter seul du temps de midi est une occasion de se ressourcer.
« Un véritable enfer »
Kevin, commercial dans la Sarthe: « J’étais dans un bureau auparavant et on avait une pause déjeuner, c’était un véritable enfer. Je préfère être seul dans ma voiture. Les pauses au travail, ça parle travail et je veux parler d’autre chose. Raconter ce que j’ai fait le week-end à mes collègues, ça ne m’intéresse pas, les écouter non plus », confie-t-il à RMC Story expliquant que ses collègues proches rentrent chez eux. « Je préfère manger seul dans ma voiture avec une série parce que j’ai aussi connu des pauses déjeuner où on était 5-6 et il n’y avait pas un bruit ».
« Parler boulot pendant le déjeuner, c’est le début de la débandade », confie Théo, qui travaille dans la communication. « J’ai fait un effort un vendredi pour manger avec des collègues et j’ai une collègue qui m’a dit pendant la pause que j’étais très mauvais au boulot, ça m’a brisé ».
« C’est horrible », abonde Juliette Briens. « Je vois déjà assez vos tronches toute la semaine. J’ai une heure pour manger j’aimerai être en paix, mettre mes écouteurs, être sur X, Instagram, Netflix. Je n’ai pas besoin de parler travail, refaire la journée, savoir qui couche avec qui », assure-t-elle sur le plateau d’Estelle Midi.
« Pression »
« Ceux qui ont envie de manger ensemble et être corpo y vont, les autres font ce qu’ils veulent. J’ai travaillé dans des entreprises où si tu loupais trop de déjeuner ton absence commençait à se faire remarquer. Du coup pour éviter la pression, je prétextais tout le temps la séance de sport de midi parce que je ne pouvais pas dire ‘je ne peux plus vous blairer' »; ajoute-t-elle.
« Je fais partie de cette génération de vieux mais j’ai toujours eu la chance de bosser avec des copains », explique le reporter Baptiste Des Monstiers. « Mais au service public, c’était très embêtant, il fallait descendre à la même heure tous ensemble. Mais j’aime bien si ce n’est pas forcément pour parler de boulot ».
« Je n’ai aucun problème à dire que je vais manger tout seul. Et en général c’est pour travailler en regardant le JT », ajoute Baptiste des Monstiers. « On est au boulot de 8h à 12h et de 14 à 17h, on a le droit à la déconnexion à la pause dej », estime de son côté Pierre Rondeau.
« Chez les profs, il y a ceux qui vont à la cantine et ceux qui restent en salle des profs », explique Julien, prof de philo. « Et il y a moi qui ne va nulle part. Entre profs, on en profite pour se plaindre des élèves, de la direction, ce sont de longues jérémiades, des règlements de comptes avec des élèves où on leur souhaite de ne pas avoir le bac. On parle de choses inintéressantes ». Et il l’assure, ceux qui se plaignent le plus, ce sont les profs au-dessus de 50 ans: « Ils sont vachement aigris ».
« Un moment de rigolade »
« C’est quand même sympa de voir tes collègues sous un autre jour, si l’un est taciturne tu apprends qu’il est en train de divorcer tu vas comprendre », estime de son côté Estelle Denis. Pour Steeve, un auditeur dans la même boîte depuis 20 ans, la pause dej est « un moment de rigolade et d’échange avec des amis ».
Charles Magnien dit comprendre les jeunes qui boycottent les pauses déjeuner avec leurs aînés: « On a de jeunes collègues aujourd’hui et je me mets à leur place. Je suis arrivé à RMC j’avais 21 ans, je prenais des pauses avec des journalistes qui en avait 35-40 et je me retrouvais dans des tablées de 5-6 personnes. Quand on parlait boulot ça me passionnait mais quand ils avaient des discussions d’adultes, j’en avais rien à secouer. Franchement je m’emmerdais mais je m’obligeais, le petit jeune qui ne vient pas, c’est celui qui ne veut pas s’intégrer ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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