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1 avril 2026ces salariés sous le Smic subissent de plein fouet la hausse des prix à la consommation – franceinfo
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Selon nos experts, « ces salariés sous le Smic subissent de plein fouet la hausse des prix à la consommation – franceinfo » mérite une attention particulière.
Les éléments principaux
Selon une estimation provisoire de l’Insee, publiée mardi, les prix à la consommation ont augmenté de 1,7% entre mars 2025 et mars 2026. Cette hausse de l’inflation est notamment due à un important rebond des prix de l’énergie et particulièrement des produits pétroliers.
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L’hypermarché Auchan de Bagnolet, en Seine-Saint-Denis bloqué, depuis mercredi 1er avril, par des centaines de grévistes de la CGT. Le deuxième syndicat de France se mobilise pour dénoncer la situation des bas salaires. Selon la Fédération CGT Commerce et Services, 76 branches professionnelles, soit les deux tiers des 230, ont vu leurs minimas passer en dessous du Smic, le salaire minimum. Des salariés qui gagnent parfois moins de 1 000 euros par mois et qui craignent, avec le retour de l’inflation, de ne plus pouvoir joindre les deux bouts.
A 49 ans, chasuble CGT sur les épaules, Annie* est venue de Bretagne pour faire entendre son désespoir : « Tous les mois, je suis à découvert d’au moins 500 euros. » En 2019, le magasin de parfumerie lui propose « un CDI en temps partiel, à 20 heures par semaine ». À l’époque, elle accepte car elle avait un second emploi « à 10 heures par semaine », mais six mois plus tard elle perd ce travail. Depuis, malgré ses demandes pour obtenir un temps plein, son employeur refuse. Elle gagne autour de 800 euros par mois : « Ça fait très peu pour vivre après. On paye les factures, on paye les études des enfants et ça s’arrête là. Il n’y a pas de vie à côté, pas de restaurant, pas de vacances. »
Mais depuis quelques semaines, difficile de tenir son budget car dans les rayons, elle voit les prix s’envoler à cause du conflit au Moyen-Orient qui fait flamber les cours du pétrole et du gaz. « Tous les produits ont augmenté : les coûts de transport, les coûts de matières premières flambent. Il n’y a pas que le carburant », déplore-t-elle. Alors cette mère célibataire doit faire des arbitrages : « Je limite, j’achète beaucoup moins de choses. J’ai déjà réduit mes portions alimentaires. On est obligés parfois de ne manger qu’un repas par jour. » Malgré ses difficultés pour joindre les deux bouts, sa priorité reste toujours la même, « ses enfants ». « Ils auront leurs protéines, ils auront tout ce qu’il faut pour leur santé, moi je ne l’aurais peut-être pas. »
Aude, également en temps partiel subi, travaille dans le prêt-à-porter dans le Var. Mais ces 25 heures de travail par semaine ne suffisant pas, elle cumule avec un autre emploi « dans le service à la personne ». « Mon salaire de vendeuse est de 1 000 euros par mois et mon second est d’à peu près 500 euros », ce qui lui fait au total « 1 500 euros » par mois. « Je survis », confie-t-elle. Elle redoute la hausse des prix par répercussion du conflit au Moyen-Orient : « J’ai peur d’être coupée de l’électricité ou de ne pas pouvoir payer mon loyer ».
Se limiter, n’acheter que l’essentiel, c’est aussi le quotidien d’Arnaud, 50 ans, salarié dans un hypermarché près de la frontière espagnole. Pour l’essence, « mon budget est de 150 euros par mois ». Avant de prendre sa voiture, il sort maintenant sa calculette : « J’habite à côté de l’Espagne donc je fais comme tous les frontaliers, on est obligés, il y a 40 centimes d’écart. On limite tous les trajets, on fait du covoiturage si on doit faire de plus grandes distances… » D’autant que son salaire stagne : lors des dernières négociations annuelles, terminées avant le retour de l’inflation, la revalorisation était, dit-il, dérisoire : « Les augmentations de salaire ? On n’a même pas eu 1% sur l’année ! Ça ne suit même pas l’inflation. »
« Quand j’ai commencé, je devais toucher 1 300 euros. En quinze ans, ça a dû évoluer de 100 euros, quelque chose comme ça. »
Un tassement des salaires autour du Smic qui touche aujourd’hui de nombreux secteurs comme la grande distribution, le transport et la santé, dénonce Amar Lagha, secrétaire général de la Fédération CGT Commerce et Service : « Le sujet principal pour nous, c’est la question des salariés. Augmenter les salaires, c’est permettre aux gens de consommer. Et on va nous dire que ce n’est pas possible. Si, c’est possible ! Toutes les aides publiques ont été données à ces grands groupes : Carrefour, Auchan, Casino, Sodexo… Au détriment des travailleurs. »
Le secrétaire général de la Fédération CGT Commerce et Services explique avoir lancé « un questionnaire auprès des salariés du commerce et des services pour connaître la réalité de leur salaire. Il leur manque entre 500 et 700 euros [par mois] pour vivre, pour combler toutes les dettes qu’ils ont ». Amar Lagha précise que « 80% » des répondants ont indiqué dans le questionnaire ne plus avoir « de loisirs, comme le cinéma, le restaurant ».
Le syndicaliste demande donc de conditionner ces aides publiques à des critères sociaux, environnementaux et d’égalité. La CGT réclame une augmentation générale de tous les salaires, une hausse du Smic à 2 000 euros brut, une indexation des salaires sur les prix ou encore de sanctionner les entreprises qui abusent du temps partiel de moins de 24 heures.
* Le prénom a été modifié
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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