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1 avril 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Comment la guillotine a été supprimée ».
Ce qu’il faut observer
Depuis que la France a aboli la peine capitale, en 1981, il est quasiment impossible de voir une guillotine. À Paris, le Musée de la Préfecture de Police ne possède qu’une lame de guillotine, tandis que l’objet le plus proche exposé au Musée Carnavalet est un modèle de guillotine de deux pieds de haut et une paire de boucles d’oreilles guillotine en laiton pendantes. Dans le XIe arrondissement, à l’intersection de la rue de la Roquette et de la rue de la Croix Faubin, on distingue à peine cinq échancrures rectangulaires dans le trottoir, dalles qui soutenaient une guillotine dressée devant la prison de Roquette dans la seconde moitié du XIXe siècle. (Il a été utilisé pour exécuter des dizaines de personnes, dont l’anarchiste Auguste Vaillant, qui a lancé une bombe sur le parlement, et Émile Henry, qui a fait sauter un café pour venger l’exécution de Vaillant.) L’appareil est désormais un fantôme, mais il était autrefois une présence concrète, presque corporelle, connue familièrement sous le nom de Veuve, de Rasoir National, de Coupe-cigare ou, tout simplement, de Machine.
A l’origine, la guillotine s’appelait louisette, du nom de son inventeur, le chirurgien Antoine Louis. Il a conçu l’appareil à la fin des années 1780, s’inspirant probablement du gibet anglais, de la jeune fille écossaise et de la mannaia italienne, et l’a fait construire par un fabricant de clavecins nommé Tobias Schmidt. Louis et Schmidt agissaient sur les conseils de Joseph-Ignace Guillotin, médecin fermement opposé à la peine de mort mais souhaitant, tant qu’elle était en vigueur, la rendre plus humaine et plus efficace.
Avant la Révolution, les méthodes d’exécution de la peine capitale variaient selon les classes sociales : les nobles étaient décapités d’un coup d’épée vif, tandis que les autres criminels étaient confrontés à toute une série de peines, de la pendaison à la noyade, selon le délit. Guillotin a exhorté l’Assemblée nationale à démocratiser sa démarche, afin que « les délits de même nature soient punis du même type de peine, quels que soient le rang et le statut des coupables ». A cette fin, il propose la création d’un nouvel appareil. « Le couteau tombe, la tête est coupée en un clin d’œil, l’homme n’est plus », a-t-il expliqué. « Il sent à peine une bouffée d’air frais sur la nuque. »
La première exécution publique par guillotine a eu lieu en 1792. Malgré les idéaux de Guillotin, les exécutions ont été désordonnées et parfois chaotiques, envahies par des foules assoiffées de sang et chahuteuses. tricoteuses. Une de ces affaires a coûté une vie supplémentaire lorsque le fils du bourreau est monté sur l’échafaud pour brandir une tête, a perdu pied et est mort. La machine était livrée avec ses propres accessoires macabres : un pare-éclaboussures et un panier en osier, placé au pied de la plate-forme pour attraper la tête roulante.
Exécuter était un métier héréditaire, monopolisé à Paris par le clan Sanson pendant près de deux siècles. En 1847, Henri-Clément Sanson, qui préférait le jeu à la guillotine, met en gage l’appareil familial. La famille Deibler a finalement pris le relais et a lancé une nouvelle tendance : des criminels farfelus ont commencé à tatouer les mots « »ma tête à Deibler » (« ma tête pour Deibler ») sur la nuque. La guillotine était visible, jusqu’à ce qu’elle ne le soit plus. En 1939, des centaines de personnes ont envahi la place Louis Barthou pour assister à l’exécution du tueur en série Eugen Weidmann. Quelqu’un avait caché une caméra dans un appartement au-dessus de la place, capturant une scène de spectateurs tapageurs se régalant de sandwichs aux saucisses et débouchant des bouteilles de vin alors que – après une série de retards – la lame tombait sur la nuque de Weidmann. Le spectacle était suffisamment embarrassant pour que le Premier ministre décrète en une semaine que les exécutions seraient désormais cachées derrière les portes des prisons. Pourtant, d’horribles traces de cette pratique subsistent : Anatole Deibler a relaté son travail dans une série de cahiers en lin gris, dont des extraits ont été publiés en 2000 sous le titre « Guillotinés ». Les lecteurs découvriront des photos des condamnés, des annotations dessinées à la main par Deibler (une croix rouge avec un cercle noir représentait une exécution terminée) et, sans avertissement, une série de photographies de têtes coupées.
Source : www.newyorker.com
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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