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1 avril 2026
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1 avril 2026Favori de la présidentielle avant l’heure, Édouard Philippe au défi de conjurer la malédiction Alain Juppé
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Un résumé concis de « Favori de la présidentielle avant l’heure, Édouard Philippe au défi de conjurer la malédiction Alain Juppé » selon notre équipe.
À retenir absolument
ADNAN FARZAT / NurPhoto via AFP
Favori avant l’heure, Philippe au défi de conjurer la malédiction Juppé
Le Normand a fait le trou. Auréolé de sa victoire sans conteste à la mairie du Havre, Édouard Philippe peut désormais se féliciter de nouveaux sondages intéressants pour l’élection présidentielle. Ces études montrent effectivement qu’il est le mieux placé, à l’heure actuelle, pour battre le Rassemblement national, qu’il soit représenté par Jordan Bardella ou Marine Le Pen.
Dans une enquête menée par Odoxa et publiée sur le site de Public Sénat ce mardi 31 mars, l’ancien chef du gouvernement est crédité de 21 ou 25 % (selon les configurations) au premier tour, soit bien davantage que ses concurrents dans le bloc central comme à droite. Mieux, il semble en capacité de l’emporter au second avec 52 % des suffrages, contre 48 % pour l’extrême droite, selon plusieurs étiages récents.
Certes, ces sondages n’ont pas de valeur prédictive et représentent uniquement une photographie des rapports de force à un moment donné. Il n’empêche, la dynamique autour du maire du Havre est réelle. Après avoir éprouvé une lente érosion, puis un trou d’air sérieux avant les municipales, la cote d’Édouard Philippe repart à hausse à une quinzaine de mois de l’échéance suprême.
Le précédent qui hante les esprits
Pour mesurer le vent qui souffle soudainement dans les voiles du candidat déclaré depuis 2024, il suffit de se pencher sur les résultats obtenus par le même institut de sondage, en novembre dernier. Alors au plus bas, Édouard Philippe était donné perdant face à Jordan Bardella avec un score relativement peu flatteur (53 contre 47 %.)
Cinq mois plus tard, l’inversion à l’œuvre fait du premier chef de gouvernement d’Emmanuel Macron le nouveau favori pour 2027. Mais de l’instant, seulement. Car chez les philippistes, il est un précédent qui hante toutes les têtes : celui d’Alain Juppé, l’un des mentors politiques du Havrais, et son crash retentissant en 2016.
Portés aux nues dans l’opinion pendant plusieurs mois, gorgés de sondages flatteurs (jusqu’à 36 % au premier tour), le maire de Bordeaux et son équipe n’avaient pas réussi à endiguer la lente érosion de sa popularité aux moments cruciaux de la campagne. Au final, il n’avait pu que constater sa défaite face à François Fillon, et sa dynamique irrésistible lors de la primaire de la droite.
Dix ans plus tard, toute ressemblance avec des faits et des personnages actuels pourraient ne pas être fortuite. « C’est forcément dans les esprits, parce qu’on est nombreux à l’avoir vécu », explique au HuffPost un cadre du parti Horizons, satisfait ce printemps de voir les troupes du candidat éviter tout « triomphalisme ». De fait, personne dans l’entourage d’Édouard Philippe n’a relayé ces bons indices sondagiers. Même l’organisation de jeunesse du parti, pourtant active sur les réseaux sociaux, n’en a pas fait l’étalage. « C’est interdit », ponctue notre source, dans une demi-plaisanterie.
Objectif : plier le match
Alors, le risque d’une crevaison lente, cette fois-ci à la sauce normande, est-il réel ? Côté pile, les plus optimistes rappellent qu’Édouard Philippe, porte-parole d’Alain Juppé pendant sa débâcle, n’est pas engagé dans la même course. Il souhaite ardemment éviter la case primaire, conscient qu’une telle compétition accorde souvent une prime à la radicalité qui pourrait lui être défavorable. C’est notamment ce qui avait précipité la fin de l’aventure juppéiste.
Côté face, il est impossible de ne pas souligner les similitudes entre le mentor et son ancien disciple. Comme Alain Juppé, Édouard Philippe s’apprête à mener campagne avec un parti de notables (d’élus locaux en l’occurrence), sans base militante vibrionnante. Outre les réseaux sociaux, une telle course exige des forces vives pour coller, tracter, convaincre.
Comme le Bordelais, le Havrais a théorisé une parole rare, en surplomb, loin des polémiques qui font l’actualité quotidienne. Il a par exemple choisi de ne pas s’exprimer sur la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, contrairement à tous les prétendants déclarés pour 2027. Enfin, l’ancien Premier ministre, comme son lointain prédécesseur, s’attache à bâtir un projet certes « massif », mais centré sur une ligne modérée, à l’heure où les Français semblent chercher davantage de radicalité.
Alors, pour plier le match avec ses concurrents, Gabriel Attal en tête, et continuer d’occuper les premières places, Édouard Philippe va devoir choisir. Soit il accélère le tempo maintenant les municipales passées, comme le prévoyait le plan initial, soit il temporise, pour regarder les outsiders à droite et au centre s’embourber dans des enjeux de méthodes. En reportant la présentation de son programme, et en repoussant son premier grand meeting normalement prévu le 12 avril, il semble avoir tranché. Non sans risque.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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