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1 avril 2026Huit mois de prison avec sursis requis contre Booba, jugé pour harcèlement en ligne et injures racistes – franceinfo
Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Un résumé rapide de « Huit mois de prison avec sursis requis contre Booba, jugé pour harcèlement en ligne et injures racistes – franceinfo » selon notre rédaction.
À ne pas oublier
En 2024, le rappeur aux plus de 6 millions d’abonnés et certains de ses fans avaient publié de nombreux messages sur le réseau social X à l’encontre de Linh-Lan Dao, journaliste à franceinfo.fr.
Publié
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La star du rap français ne s’est pas présentée à l’audience. Booba était jugé devant le tribunal correctionnel de Paris, mercredi 1er avril, pour « harcèlement en ligne » et « injures à caractère racial », après des messages en ligne visant la éditeur de franceinfo Linh-Lan Dao. La procureure Quitterie Cesari a requis contre le rappeur huit mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et un stage de lutte contre la haine en ligne. La décision doit être rendue le 2 juin.
A l’audience, Linh-Lan Dao a accusé Booba de l’avoir « jetée en pâture » à la « meute » numérique de ses plus de 6 millions d’abonnés sur le réseau X en janvier 2024, et a raconté la vague de haine raciste et sexiste qui avait alors déferlé sur elle. la chroniqueur de franceinfo avait rédigé un texte de factchecking scientifique dénonçant la « dérive complotiste » de l’artiste, qui faisait alors un lien erroné entre les vaccins contre le Covid-19 et la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Devant le tribunal, elle a regretté l’absence de Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, qui vit aux Etats-Unis et a invoqué des raisons de santé. Une première audience avait déjà été reportée en décembre, son avocate Marie Roumiantseva expliquant qu’il était « souffrant ». Elle a demandé sa relaxe mercredi. Cette audience intervient un peu plus d’un mois après que le parquet a réclamé un autre procès contre l’artiste de 49 ans dans un autre dossier de harcèlement moral en ligne contre l’ex-reine des influenceurs, Magali Berdah.
Les messages de Booba avaient déclenché « plusieurs semaines » de cyberharcèlement, a raconté Linh-Lan Dao, 38 ans : l’un l’identifiait avec une photo dévalorisante, un autre faisait une allusion à la cuisine au wok dans une allusion dont le caractère raciste est indéniable, a-t-elle fait valoir, expliquant comment cet épisode l’avait affectée et avait eu un influence sur sa carrière. « J’estime avoir été jetée en pâture par Elie Yaffa à ses 6 millions d’abonnés, tout ça parce que j’ai fait mon travail », a raconté la rédacteur, citant certains des « centaines de tweets sexistes, racistes, transphobes et dénigrants ».
En garde à vue, Booba avait plaidé l’humour et expliqué ne pas se sentir « responsable d’une meute » qui se lancerait dans une vague de cyberharcèlement après un de ses tweets, selon sa déposition lue par le président. Avec ses messages initiaux, Booba « arme sa meute », estime au contraire Linh-Lan Dao : « Quand on a six millions [d’abonnés] qui vous suivent, on a une certaine responsabilité. » Son avocate, Ilana Soskin, a insisté « sur la malveillance de Booba » et sur la nécessité de le condamner parce que « les journalistes doivent savoir que la justice les protège » contre la haine en ligne.
Ont également été examinés des messages visant l’essayiste Tristan Mendès France, qui avait soutenu Linh-Lan Dao. Ce spécialiste de la « complosphère » ne s’est pas porté partie civile mais le parquet a décidé de poursuivre Booba et a demandé 20 000 euros d’amende. Booba avait notamment écrit à propos de l’essayiste : « Il est nez avant la honte », accompagné de la photographie de sa cible accolée à une autre du tueur en série Francis Heaulme. Marie Roumiantseva a réfuté le caractère antisémite de ces messages et plaidé que Booba n’était pas responsable de ceux de ses abonnés.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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