
L’Inde a commencé son recensement de la population, longtemps retardé. Voici pourquoi c’est important
1 avril 2026
Au moins 29 personnes tuées dans le crash d’un avion de transport militaire russe en Crimée
1 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Voici les éléments principaux de « La Cour suprême débat de la volonté de Trump de redéfinir la citoyenneté américaine » pour nos lecteurs.
Points essentiels de l’article
Naître sur le sol américain donne-t-il droit à la nationalité ? C’est la question sur laquelle va se pencher ce mercredi la Cour suprême américaine. Une affaire portée par Donald Trump et son administration qui tentent de restreindre l’accès à la nationalité américaine, sur fond de politique anti-immigration.
Publié le : Modifié le :
3 min Temps de lecture
C’est l’une des promesses de campagne de Donald Trump : mettre fin au droit du sol. Dès son premier jour à la Maison Blanche, il avait immédiatement signé ce décret, le plus contesté de son second mandat, qui revient sur le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière afin de supprimer ce qu’il considère comme une incitation à l’immigration aux États-Unis.
Les organisations de protection des droits civiques avaient immédiatement saisi la justice et jusqu’ici, elles ont obtenu gain de cause, souligne notre correspondante à Washington, Loubna Anaki. Des jugements après appels jusqu’à ce que le dossier se retrouve devant la plus haute juridiction du pays. Ainsi, les neuf juges, six conservateurs et trois progressistes, devront statuer sur le recours du gouvernement contre les décisions de juridictions inférieures, qui ont toutes conclu à l’inconstitutionnalité du décret signé par Donald Trump dès son retour à la Maison Blanche.
À lire aussiDroit du sol aux États-Unis: une juge fédérale bloque le décret de Trump sur la citoyenneté
Les neuf juges vont entendre les arguments de chaque camp aujourd’hui. Les débats tourneront autour du 14e amendement de la Constitution car c’est à l’interprétation de ce texte que Donald Trump et ses alliés s’attaquent.
Et l’enjeu est colossal. Si le décret présidentiel est validé, ce serait un coup de tonnerre comme ce fut le cas pour le droit à l’avortement, et ce serait une rupture avec un siècle et demi de pratique. Car ce droit du sol a été sanctuarisé en 1898 par un arrêt de la Cour suprême reconnaissant que Wong Kim Ark, fils d’immigrants chinois né en Californie, était bien citoyen américain par sa naissance.
À lire aussiÉtats-Unis: Donald Trump détaille son programme radical sur l’immigration
Selon les organisations qui soutiennent le droit du sol, cela pourrait créer des générations entières de personnes nées sur le sol américain, mais privées de papiers et de droits de base. L’examen de cette question devrait durer plusieurs semaines pour une décision attendue fin juin, début juillet.
« Juges idiots »
Le président Trump a annoncé qu’il assisterait lui-même aux débats de la Cour suprême. Et s’attendant visiblement à un nouvel échec cinglant devant la Cour suprême, qui a déjà invalidé en février ses droits de douane imposés à de nombreux pays sur la base d’une loi d’urgence économique, Donald Trump fulmine d’avance contre les juges.
Le droit du sol « concerne les bébés d’esclaves », a-t-il écrit lundi sur son réseau Truth Social, en référence au 14e amendement de la Constitution, adopté en 1868, après la guerre de Sécession, afin de garantir les droits des esclaves affranchis et de leurs descendants. « Le monde entier rigole en voyant à quel point notre système judiciaire américain est devenu stupide (DROITS DE DOUANE!) », s’étrangle-t-il, insultant des « juges idiots », en référence à la décision de la Cour suprême sur les droits de douane, adoptée par six voix contre trois, la moitié des conservateurs ayant voté avec les trois progressistes.
Source : www.rfi.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

9999999
