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1 avril 2026Le gouvernement envoie le ministre du Commerce extérieur répondre à une question sur l’esclavage (et fait hurler ces élus)
Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Le gouvernement envoie le ministre du Commerce extérieur répondre à une question sur l’esclavage (et fait hurler ces élus) ».
Ce qu’il est utile de savoir
La maladresse, a minima, est très mal venue. Ce mercredi 1er avril, le gouvernement a été interrogé à l’Assemblée nationale sur le vote à l’ONU d’une résolution pour reconnaître la traite des esclaves africains comme crime « plus grave crime commis par l’humanité ». La question s’adressait initialement au Premier ministre. Mais la réponse est venue de Nicolas Forissier, ministre délégué… au Commerce extérieur. Cruel symbole.
Lors des questions au gouvernement, le député LIOT de Guadeloupe Max Mathiasin a fait du « choc, de l’indignation et de l’incompréhension des peuples ultramarins » face à la position française sur la résolution onusienne. Porté par le Ghana, le texte proposait de déclarer « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains » comme « les plus graves crimes contre l’humanité » notamment en regard de sa « persistance ». Il a été adopté par 123 voix pour et trois contre (États-Unis, Israël et Argentine). 52 autres se sont abstenus, parmi lesquelles les principales puissances coloniales de l’époque, à savoir le Royaume-Uni, la France et l’ensemble des Etats-membres de l’Union européenne.
La position de Paris a outré dans les territoires et régions d’Outre-mer. Ancien ministre, le désormais sénateur (PS) Victorin Lurel a écrit directement au président de la République pour déplorer une « faute » qui « terni(t) un peu plus » l’image de la France et « fragilise » les efforts de réconciliation mémorielle entre les pays occidentaux et leurs anciennes colonies. « L’abstention de la France est une faute politique, une faute contre l’histoire, une faute contre les mémoires », a abondé Max Mathiasin en séance.
Le choix du ministre délégué au Commerce extérieur, « une légèreté inadmissible »
Mais avant même que le gouvernement ne se défende, les discussions ont viré à la cacophonie dans l’hémicycle. En cause : le choix de l’interlocuteur de Max Mathiasin. Joint par Le HuffPost, le député guadeloupéen précise. « Une telle question, qui relève d’une position de la France à l’égard d’une résolution de l’ONU, relève soit du Premier ministre soit du ministre des Affaires Étrangères », juge-t-il. Jean-Noël Barrot, actuellement en déplacement au Japon avec Emmanuel Macron, n’a pas assisté à la séance. Quant au Premier ministre, bien qu’il soit souvent interpellé par les députés, il ne répond qu’en cas de sollicitation par un ou une président(e) de groupe – un usage et non une règle établie dans les textes de l’Assemblée.
Bien qu’attendu, son silence a donc outré les élus ultramarins aussi bien sur les bancs de LIOT qu’à gauche. « Le Premier ministre nous fait répondre, au lieu de répondre lui-même, par le ministre délégué au Commerce extérieur », s’indigne le député guadeloupéen, qui insiste sur le portefeuille de Nicolas Forissier. « Lorsque nous parlons de traite des Noirs, nous parlons bien de commerce triangulaire. Il nous fait répondre par l’équivalent à l’époque du ministre de la traite », tacle-t-il. Max Mathiasin refuse cependant d’y voir un acte volontaire de la part du gouvernement. « Si c’était le cas, ce serait un affront odieux » mais ici, « c’est une légèreté inadmissible », regrette-t-il.
La France défend un refus de « hiérarchisation »
Face à la colère, Nicolas Forissier a tenté de rappeler à plusieurs reprises qu’il s’exprimait en tant que « ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères » et « au nom du gouvernement », indépendamment de son portefeuille. Évoquant la loi Taubira de 2001, la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage et l’inauguration à venir du Mémorial national des victimes de l’esclavage à Paris, il a justifié l’abstention française – « à regret » – à l’ONU par la « hiérarchisation des crimes contre l’humanité » qu’établit selon lui la résolution. « En refusant cette hiérarchisation, nous ne nions certainement pas l’abomination qu’a été la traite », a-t-il assuré.
Au-delà de la qualification de « crime le plus grave contre l’humanité », la proposition de résolution avait aussi pour but d’insister particulièrement sur l’ampleur de la traite négrière, sa durée, sa brutalité, son caractère systémique et ses conséquences encore visibles dans un monde où les Africains et les personnes d’ascendance africaine subissent « discrimination raciale et néocolonialisme ». Le texte appelait les États à s’engager dans un processus de justice pour réparer les torts du passé, notamment avec des excuses formelles et des compensations pour les descendants des victimes.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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