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1 avril 2026« Pourquoi tient-il des propos dégradants sur les femmes ? » : entre le maire RN de Carcassonne et la délégation de lycéens, une entrevue surprise, et un gouffre
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « « Pourquoi tient-il des propos dégradants sur les femmes ? » : entre le maire RN de Carcassonne et la délégation de lycéens, une entrevue surprise, et un gouffre ».
Points essentiels de l’article
Mobilisés ce mercredi 1er avril pour manifester contre la « montée de l’extrême-droite », et le maire RN fraîchement élu à Carcassonne, les lycéens ont achevé leur mobilisation devant la mairie. Avant que l’élu ne reçoive une délégation.
En se levant ce mercredi 1er avril 2026 pour manifester « contre la montée de l’extrême-droite », ces trois lycéens carcassonnais ne pensaient sans doute pas achever leur matinée dans le bureau du maire Rassemblement national, Christophe Barthès, élu le 22 mars. C’est pourtant bien là, avec l’élu et son 2e adjoint, Florent Ghisi, notamment en charge de la jeunesse, que cette délégation a passé près de 25 minutes, après y avoir été conduite par Maxime Bot, acteur majeur du cabinet du maire.
Un rendez-vous au débotté, au bout d’une mobilisation commencée devant le lycée Sabatier, poursuivie à Jules-Fil. Une invitation qui montre a minima que Christophe Barthès sait la puissance et la symbolique des mobilisations de la jeunesse. L’histoire de la France regorge d’exemples, du feuilleton de la loi Devaquet achevée dans le drame en 1986 à la loi De Villepin pour le CPE en 2006 en passant par le très éphémère Smic Jeunes d’Edouard Balladur, en 1994. Des épisodes à l’échelle nationale, certes. Mais en entendant sous sa fenêtre une jeunesse qui « emmerde le Front national », l’élu RN a sans doute plus été inspiré en les recevant qu’en postant la veille sur Insta un message assurant ces jeunes que « les pseudos » avaient été « récupérés ». De quoi déclencher une verte réplique d’enseignants, pointant ce désir de « faire taire les élèves par la peur ».
Respecter le résultat des urnes
Quelques minutes après l’entrevue, le maire tirait ce laconique bilan sur ses réseaux : « J’ai reçu ce matin en mairie une délégation de jeunes lycéens pour écouter leurs revendications. Ils ont le droit de manifester mais en respectant la loi et en ne commettant aucune dégradation. Nous devons débattre constructivement et non dans la violence comme l’ont fait des militants d’extrême gauche qui ne respectent pas le résultat des urnes. » On ne sait à quels militants, et quelle violence, Christophe Barthès, sollicité en vain pour revenir sur cette entrevue, fait référence. En les ramenant sur le pas de l’imposante porte cochère de l’Hôtel de Rolland, Florent Ghisi invitait à « respecter le résultat des urnes », et proposait aux élèves de leur faire parvenir « leurs revendications ».
On lui a dit qu’il y avait sans doute plus important à faire que son arrêté anti-mendicité
Une invitation que Simon, Gauthier et Violette comptaient bien saisir. Mais sans trop d’illusion. Car l’échange n’a, en toute logique, fait que refléter le gouffre qui sépare les deux parties. « On lui a parlé de son arrêté anti-mendicité, en lui disant qu’il y avait sans doute plus important à faire, et qu’il y a aussi sans doute d’autres solutions que de les chasser. On lui a aussi parlé du drapeau européen : il nous a répondu qu’il avait le droit. »
D’arrêté anti-mendicité, il en a aussi été question pour s’étonner d’une des motivations avancées par l’élu : « Il dit qu’il veut chasser les SDF, ou les punks à chien, un terme qu’il a encore employé, parce qu’ils embêtent les femmes, s’étonne Violette. Mais pourquoi tient-il des propos dégradants sur les femmes avec son « Va faire la soupe salope » ? Il nous répond que ce n’était adressé qu’à une personne, nous parle de son comportement avec les femmes de sa famille. » La démonstration n’a pas convaincu. Pas plus que celle du maire lorsqu’il est venu sur le terrain de la menace et des violences de « l’extrême-gauche ». « Je lui ai juste répondu que, entre 1986 et 2017, il y a eu 57 morts liées à des violences entre groupes politiques, précisait Simon. 52 causées par la droite radicale, 5 par la gauche radicale. » Les sceptiques pourront toujours se plonger dans « Violences politiques en France – De 1986 à nos jours », ouvrage d’Isabelle Sommier, François Audigier et Xaiver Crettiez publié en 2021, phénoménal travail de recherche autour d’une base inédite de 6 000 épisodes de violence politique.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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