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1 avril 2026« Se concentrer sur les tâches importantes qui ont de l’impact »… Une conférence organisée à Perpignan pour lever les craintes des entreprises face à l’IA
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Notre équipe analyse l'article « « Se concentrer sur les tâches importantes qui ont de l’impact »… Une conférence organisée à Perpignan pour lever les craintes des entreprises face à l’IA » pour en tirer les points essentiels.
Ce qu'il faut connaître
La révolution IA sera au menu d’une conférence proposée par la CCI des Pyrénées-Orientales, ce jeudi à partir de 10 h.
Pour aider les entreprises qui n’auraient pas forcément encore sauté le pas à se lancer dans le vertigineux monde de l’intelligence artificielle (IA), la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) des Pyrénées-Orientales organise une conférence, ce jeudi 2 avril, au siège de l’institution.
Homme aux mille vies (dont l’une l’a amené à vivre durant 25 ans à Perpignan et dans sa périphérie), Olivier Diaz, de l’entreprise de conseil DayOne Experience, a invité Ulysse Rajim, spécialiste en IA et automatisation, pour une conférence hybride mêlant conseil, démonstration de cas d’usage concrets dans la culture, l’industrie, l’énergie… et, enfin, un atelier avec des exemples directement transposables aux entreprises locales.
« Plutôt que de faire de grands discours sur comment l’IA a changé ces dernières années depuis la sortie de ChatGPT, on montre ce qu’il est possible de faire aujourd’hui, qui est complètement différent de ce qui était possible il y a deux ans et même l’année dernière », résume Olivier Diaz.
« L’IA est un accélérateur »
Si la plupart des entreprises ont déjà intégré l’IA, nombre d’entre elles ne savent pas forcément comment prendre le bon virage. « Elles ont déjà réussi à s’adapter au digital. Certaines ont mis le temps, mais elles sont désormais structurées et elles ont des gens qui sont montés en compétences », rassure Olivier Diaz pour qui l’IA, aujourd’hui, est un accélérateur sur certains aspects pour aller assez rapidement sur les sujets.
Pour les conférenciers invités par la CCI, la principale révolution de l’IA, c’est qu’elle s’adresse « pour la première fois aux cols blancs ». « On a connu la révolution de la robotisation et de l’industrialisation avec des robots qui ont remplacé le travail à la chaîne, mais là, ce sont essentiellement les cols blancs qui sont impactés », souligne Olivier Diaz. Avec des aspects pas forcément négatifs. « Ils disent souvent qu’ils passent leur temps à gérer les tâches urgentes, mais pas les tâches importantes. On estime qu’avec l’IA, ils n’auront plus besoin de gérer les choses urgentes, parce que les choses urgentes vont pouvoir être anticipées et vont pouvoir se régler automatiquement. Ils seront dans une situation plutôt de validation, mais ils vont pouvoir se concentrer sur les tâches importantes qui ont de l’impact. »
Pour les experts, l’IA permet de se débarrasser « du quotidien un peu récurrent qui n’a pas forcément une énorme valeur ».
Mais pour cela, « les entreprises devront mettre en place un modèle résilient qui leur permette d’évoluer constamment ». « On n’apprendra plus un métier qu’on fera pendant 30, 40 ans. On apprendra une certaine structure de métier qui évoluera constamment », expliquait Ulysse Rajim. « Il faudra réellement se former tout au long de sa vie. »
« Une question d’état d’esprit »
Pour ces spécialistes, la révolution IA, « c’est une question d’état d’esprit. Il y a des boulangers qui sont hyperconnectés et qui, déjà, réfléchissent à comment optimiser leurs processus. J’ai un traiteur qui a fait tout un logiciel sur Gemini pour évaluer la bonne température pour ses produits. Il a trois salariés et il a créé un agent IA pour cela », expliquait encore Olivier Diaz.
Pour une entreprise, le mauvais réflexe serait également d’aller vers l’IA pour réduire ses effectifs. « Ceux qui disent : « Je vais supprimer du personnel, ça va m’alléger les charges », ils font un peu les choses à l’envers, même si ça existe encore, ça. »
Mais pour Ulysse Rajim, « le risque, c’est de ne pas y aller, car l’inertie va coûter plus cher aux entreprises que le réalité de tester des choses. L’important, même si ce ne sont que des tests qui ne vont pas être passés à l’échelle ou qui vont s’avérer ne pas être adaptés à ce que l’entreprise fait ou qui ne vont peut-être pas avoir de valeur tangible, il faut les expérimenter ».
Car cette maxime qui veut que l’IA ne remplacera pas forcément les employés, mais qu’ils le seront par ceux qui utilisent l’IA, est de plus en plus vraie. « Cette capacité d’autoformation, d’apprentissage rapide et de réaction à une technologie exponentielle sera des qualités qui permettront aux employés de demain de se différencier. »
Si « on n’a pas de certitude sur ce que demain sera avec l’IA, le message qu’il faut retenir, c’est qu’il faut que les entreprises prennent l’habitude de se structurer de cette façon-là pour vivre des changements en continu ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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