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VIDÉO. Mission Artémis II : suivez en direct le décollage des quatre astronautes en direction de la Lune
1 avril 2026Tout ce qu’il faut savoir sur la mission Artemis II, qui envoie quatre astronautes autour de la Lune – franceinfo
Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Tout ce qu’il faut savoir sur la mission Artemis II, qui envoie quatre astronautes autour de la Lune – franceinfo ».
Points essentiels
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Après un vol inhabité en 2022, la Nasa lance la deuxième phase de son programme qui vise à retourner sur la Lune.
C’est une « marche importante » sur la route vers un « retour de long terme sur la Lune » et à des « mission vers Mars », selon la Nasa. La mission Artemis II doit décoller dans la nuit du mercredi 1er avril au jeudi 2 avril, à partir de 00h24, heure de Paris, depuis le Kennedy Space Center en Floride. Pour le second volet de cet ambitieux programme spatial, trois astronautes américains et un autre canadien vont partir pour une mission de dix jours en orbite autour de la Lune avant de revenir sur Terre. Franceinfo résume ce que l’on sait de cette mission qualifiée d’« historique » par Jared Isaacman, le patron de la Nasa nommé par l’administration Trump.
Un tour de la Lune sans s’y poser
La mission Artemis, en 2022, est partie sans équipage. Après avoir survolé la Lune à seulement 130 km de sa surface et s’être éloignée à quelque 430 000 km de notre planète, la capsule Orion était revenue sans encombre sur Terre. Il s’agissait de la tester : observer si elle avait tenu le choc lors des 25 jours de mission et surtout mettre à l’épreuve son bouclier thermique lors de la traversée de l’atmosphère terrestre, quand la vitesse atteint 40 000 km/h et la température grimpe à 2 800°C.
Aucun problème n’avait été signalé lors de l’analyse des données récoltées pendant la mission Artemis, notamment par les capteurs truffant le mannequin installé à l’intérieur d’Orion. Le succès de cette première phase a ouvert la voie à la mission Artemis II, qui consiste à placer quatre astronautes dans la capsule pour les envoyer faire le tour de la Lune avant de revenir sur Terre.
Une étape avant une base lunaire
Cette mission de dix jours constitue la deuxième étape d’un long processus visant le retour d’humains sur la Lune, ce qui n’a pas été réalisé depuis la mission américaine Apollo 17 en 1972. A terme, le projet de la Nasa ambitionne l’installation durable d’une base lunaire. Elle permettrait de préparer des missions habitées encore plus longues vers Mars (un aller entre la Terre et la planète rouge dure environ six mois) et l’exploitation de ressources disponibles sur la Lune.
Pour Washington, le programme Artemis s’inscrit dans un vaste plan de domination de l’économie lunaire que certains Etats et entreprises souhaitent voir émerger. « J’espère qu’un jour mes enfants pourront regarder, peut-être dans des décennies, la mission Artemis 100 », a déclaré Jared Isaacman lors de la sortie de la fusée SLS depuis la base de Cap Canaveral, vantant « la vision du président Trump pour le leadership des Etats-Unis dans l’espace ».
Un survol inédit de la face cachée
S’ils vont tourner autour de la Lune sans s’y poser, les quatre astronautes vont pouvoir l’observer sous un angle encore inédit pour un être humain. A travers les quatre fenêtres qui équipent la capsule Orion, ils vont notamment apercevoir la face cachée du satellite naturel de la Terre, ce qui n’a été réalisé jusqu’à maintenant que par des sondes, notamment un appareil chinois qui a acheminé sur Terre des échantillons de cette face encore mystérieuse.
« Les astronautes vont réaliser un survol de la Lune à altitude plus élevée que lors des missions Apollo. Ils vont être en mesure de voir toute la Lune comme un disque lunaire du côté de la face cachée. C’est une perspective inédite et unique que les humains n’avaient jamais pu envisager auparavant », a expliqué Mary Henderson, responsable scientifique de la mission Artemis II.
Un deuxième essai pour la fusée SLS
Ce sera le deuxième lancement seulement de la gigantesque fusée SLS de la Nasa, qui mesure 98 m de haut. Pour la Nasa, SLS est « la seule fusée capable d’envoyer le vaisseau spatial Orion, quatre astronautes et une importante cargaison directement sur la Lune en un seul lancement lors des futures missions ».
Bien qu’ultra-moderne, la fusée SLS se place dans le sillon de Saturn V, utilisée lors des missions Apollo, avait expliqué Kathy Schubert, directrice adjointe des systèmes de vol au Nasa Glenn Center, à France Télévisions, lors du lancement d’Artemis I. « Le poste de pilotage et les commandes sont de dernière génération et les matériaux plus modernes. Mais si vous regardez attentivement le bouclier thermique, c’est juste une version modernisée de celui utilisé à l’époque pour Apollo », avait-elle pointé.
Un équipage américano-canadien
Les quatre astronautes de la mission sont les Américains Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen. Le premier endossera le rôle de commandant, le second celui de pilote et les deux derniers de « spécialistes de mission ».
Reid Wiseman et Victor Glover, deux anciens de l’US Navy, ont passé chacun six mois dans l’espace, mais le second compte quatre sorties spatiales. Christina Koch, ingénieure de formation, détient le record du plus long vol dans l’espace pour une femme avec 328 jours. Elle a également participé, en 2019, à la première sortie spatiale 100% féminine. Le Canadien Jeremy Hansen, lui, va réaliser sa première mission.
Soulignant la diversité de l’équipage, qui compte une femme et un astronaute noir, Bill Nelson, alors administrateur de la Nasa, avait estimé en 2023 qu’il représentait « des milliers de personnes qui travaillent sans relâche pour nous emmener vers les étoiles. C’est l’équipage de l’humanité ».
Une capsule d’environ 9 m3
Au total, les 4 astronautes vont parcourir plus d’un million de kilomètres dans un habitacle d’environ 9 m3, soit la taille d’un camping-car, illustre Jeremy Hansen sur YouTube. L’Agence spatiale canadienne a aussi consacré une vidéo aux toilettes qui équipent la capsule propulsée par un module européene. « Nous avons beaucoup de chance, en tant qu’équipage, d’avoir des toilettes avec porte sur ce minuscule vaisseau spatial. C’est le seul endroit pendant la mission où nous pouvons enfin nous sentir seuls, ne serait-ce qu’un instant », commente Jeremy Hansen.
Les astronautes ont surtout confié qu’ils s’inquiétaient pour leur famille et leurs proches, anxieux quant à leur sécurité. Sur un ton plus léger, Christina Koch a relaté qu’elle avait insisté auprès de son mari sur une différence majeure entre sa mission à bord de l’ISS et celle-ci. « J’ai voulu m’assurer qu’il sache que ce n’est pas comme sur la Station spatiale internationale où on peut facilement s’appeler. Il ne pourra pas m’appeler pour demander où est tel objet dans la maison. Il devra le trouver. C’est un gros sujet pour nous », a-t-elle lâché.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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