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2 avril 202612 anecdotes qui racontent un long périple, fait de coups de maître, de coups de sang et, parfois, de coups de bluff
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
L'article « 12 anecdotes qui racontent un long périple, fait de coups de maître, de coups de sang et, parfois, de coups de bluff » a retenu l'attention de notre équipe.
Points clés à connaître
Origine du nom, histoire du logo… À l’occasion des 50 ans d’Apple, BFM Tech vous livre une bonne dizaine d’anecdotes sur le géant américain, ses cofondateurs et ses célèbres produits. Promis, pour les 100 ans, on en retiendra 100…
1er avril 1976. Un jeudi. Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne donnent vie à une entreprise que l’on ne présente plus aujourd’hui: Apple. Le géant américain à l’origine de la révolution de l’informatique personnelle, de l’iPhone, de l’iPad, du Macbook ou encore de l’Apple Watch, souffle ses 50 bougies. À cette occasion, BFM Tech vous raconte, en une douzaine d’anecdotes, l’histoire de cette société et ses célèbres produits. De quoi briller en société, ponctuer une bataille de boules de papier d’une bonne répartie, ou épater la galerie dans un restaurant japonais…
- Pourquoi Apple s’appelle Apple
Comme certains d’entre vous doivent s’en douter, le nom de la célèbre entreprise a un note avec les pommes… Si le géant américain n’a jamais donné d’explication officielle, Steve Jobs et Steve Wozniak l’ont reconnu dans une vidéo interne dont les propos ont été retranscrits par l’Associated Press et relayés par le magazine The Atlantic.
« Je me souviens qu’on roulait sur l’autoroute 85. On était sur l’autoroute, et Steve [Jobs] se dit ‘J’ai trouvé un nom: Apple Computer' », s’y remémorait Steve Wozniak. Apple a retiré « Computer » en 2007, à l’occasion du lancement de l’iPhone, pour refléter sa diversification.
Comme il le précise dans son livre, iWoz, il raccompagnait son ami qui revenait d’une visite dans un verger de pommes dans l’Oregon. Une période où Steve Jobs, qui était aussi connu pour ses régimes fruitariens, ne mangeait que des pommes, comme le rappelle la biographie de Walter Isaacson, Steve Jobs.
Les deux Steve ont cherché d’autres noms, mais n’ont pas trouvé meilleure alternative. Le nom « Apple » leur a pourtant valu plus tard des poursuites judiciaires, car il était déjà utilisé (c’est toujours le cas), par la société gérant l’image et les droits des enregistrements des Beatles, Apple Corps, et le label du célèbre groupe, Apple Records.
Comme l’a reconnu Steve Jobs dans la vidéo, il a aussi choisi ce nom pour une autre raison, purement stratégique: c’était un moyen pour lui d’apparaître dans l’annuaire avant Atari, société concurrente de l’époque et pour laquelle il avait travaillé.
- Comment Apple a choisi son logo
Vous l’ignorez peut-être, mais le célèbre logo que l’on voit sur les produits d’Apple aujourd’hui n’est pas le premier. Son prédécesseur était d’ailleurs bien moins minimaliste. Conçu par Ronald Wayne, il montrait le scientifique Isaac Newton assis sous un pommier, avec une pomme prête à tomber sur sa tête. Une référence à la loi de la gravité du scientifique. Mais le troisième cofondateur de la société savait dès le départ qu’il s’agissait d’un logo du 19è siècle et non du 20è siècle, donc qu’il n’allait pas durer très longtemps, comme il l’a admis lors d’une interview avec la BBC.
Le logo de la pomme croquée, quasi universellement connu, est, lui, associé à une rumeur très répandue… et pourtant fausse. Contrairement à ce que beaucoup pensent, il n’est pas un hommage au mathématicien Alan Turing. Pionnier de l’informatique et de l’intelligence artificielle, il a été condamné en raison de son homosexualité, et est mort d’un empoisonnement au cyanure. Une pomme a été retrouvée à ses côtés et l’autopsie a conclu à un suicide.
Même un employé d’Apple a cru que le logo était un hommage à Alan Turing, soulignait CNN en 2011. Mais son créateur, Rob Janoff, a démenti cette rumeur lors d’une interview en 2009. Comme il l’a expliqué plus en détail à Forbes près d’une décennie plus tard, il voulait garder la pomme dans le logo pour ne pas perdre le côté ludique de l’opposition entre la machine, avec l’Apple I, et l’aspect naturel, avec la pomme. Rob Janoff craignait cependant que ce fruit soit confondu avec d’autres, notamment la cerise.
« Beaucoup de fruits ont une tige, une forme plus ou moins ronde, avec une feuille qui pend. Donc, la morsure dans la pomme était intialement censée indiquer qu’il s’agissait d’une pomme et rien d’autre. Métaphoriquement aussi, la morsure symbolisait l’accès à toutes les connaissances que les utilisateurs tireraient de cet ordinateur », a-t-il relaté.
C’est alors que son directeur artistique lui a dit qu’il avait créer quelque chose sans s’en rendre compte: un logo jouant sur l’humour avec les mots « byte » (octet dans le langage informatique en français) et « bite » (bouchée en français) pour la pomme croquée. Ainsi est né le logo que l’on connaît tous aujourd’hui.
- Pourquoi le troisième cofondateur d’Apple a quitté le navire
L’histoire n’a retenu que les noms de Steve Jobs et Steve Wozniak comme cofondateurs d’Apple et pourtant, ils étaient trois au départ, avec Ronald Wayne. Ingénieur talentueux, il a essuyé un premier échec dans les années 1970, avec son entreprise de fabrication de machines à sous numériques qu’il a été obligé de fermer faute d’un chiffre d’affaires suffisant. Très respecté pour ses talents informatiques, il avait donc aussi une première expérience entreprenariale. Et c’est aussi lui qui a rédigé le manuel d’instructions de l’Apple I.
Le 1er avril 1976, jour de la création de l’entreprise, les trois associés se sont mis d’accord sur la répartition des parts: les deux Steve possèdent chacun 45% et Ronald Wayne les 10% restants. Mais il ne les a pas gardés longtemps car il a quitté la société… 12 jours plus tard. Traumatisé par son précédent échec, il craignait une faillite d’Apple, d’autant plus que Steve Jobs avait acheté du matériel à crédit pour 15.000 dollars afin d’honorer les premières commandes.
Mais à l’époque, Ronald Wayne était le seul détenteur de biens saisissables. La peur a fini par l’emporter et il a cédé ses parts pour 800 dollars. Il a reçu un autre chèque, de 1500 dollars, un an plus tard, lorsqu’Apple a été officiellement constituée sous forme de société, comme l’a rappelé le Los Angeles Times. S’il avait conservé ses parts, il aurait aujourd’hui été à la tête d’une fortune de près de 400 milliards de dollars.
En plus de ce chèque, Steve Jobs et Steve Wozniak ont demandé à Ronald Wayne de renoncer à toute réclamation contre l’entreprise. Une histoire qui a été racontée par plusieurs sources, y compris les deux Steve. Depuis, le cofondateur oublié d’Apple a assuré à plusieurs reprises n’avoir aucun regret. Mais près de 50 ans plus tard, il assure n’avoir jamais vendu ses parts et même qu’il les détient toujours.
« J’ai toujours détenu et je détiens toujours, en ce qui me concerne, une participation de 10%. Je n’ai jamais vendu mes parts dans Apple à qui que ce soit, à aucun moment, pour aucune somme d’argent », a-t-il affirmé auprès du magazine Fast Company.
Lors d’une récente interview avec le podcasteur Adam Mendler, il a également soutenu être parti à cause de désaccords entre les deux Steve et lui, et avoir reçu un chèque de 800 dollars par courrier quelques semaines après.
- Chez Apple, il est souvent 9h41
C’est un détail qui n’est pas anodin. Lors des keynotes, dans les publicités et sur l’Apple Store, les iPhone, iPad et Macbook affichent tous la même heure: 9h41. Et ça, depuis des années. Cette heure, elle n’a pas été choisie au hasard, bien au contraire. C’est à cette heure précise que Steve Jobs a présenté le premier iPad le 27 janvier 2010.
Avant le lancement des célèbres tablettes, l’iPhone affichait 9h42 sur toutes les images promotionnelles, car c’est l’heure à laquelle le premier modèle a été annoncé le 9 janvier 2007. Et ce n’est pas un hasard si les deux produits d’Apple ont été dévoilés pratiquement à la même heure, mais avec trois ans d’écart.
« Nous concevons les keynotes de façon à ce que la grande révélation du produit ait lieu environ 40 minutes après le début de la présentation. Lorsque la grande image du produit apparaît à l’écran, nous voulons que l’heure affichée soit proche de l’heure réelle sur les montres du public. Mais nous savons que nous n’atteindrons pas exactement 40 minutes », avait révélé Scott Forstall, ancien patron du système d’exploitation mobile iOS, lors d’un échange avec le développeur Jon Manning de Secret Lab en 2010.
Apple avait ainsi choisi 42 minutes pour l’iPhone et 41 minutes pour l’iPad. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le timing était parfait. Apple ne faisant pas les choses à moitié, il a aussi changé la date depuis la présentation de Liquid Glass lors de la WWDC 2025. Tous les iPhone, iPad et Macbook lancés depuis affichent tous le 1er avril, en référence à l’anniversaire du géant américain.
- Quand Steve Jobs a été bombardé de boulettes de papier pour comprendre
Pour créer une bonne publicité, il ne faut y inclure qu’un seul point essentiel. Cette leçon, Steve Jobs l’a apprise d’une manière assez drôle, relate Ken Segall, ancien directeur créatif de l’agence publicitaire choisie pour porter la campagne Think Different, notamment, dans son livre, Insanely Simple.
Lors d’une réunion au cours de laquelle l’équipe de l’agence et le prédécesseur de Tim Cook passaient en revue le contenu d’une publicité pour iMac, ce dernier a fait savoir qu’il voulait y aborder quatre à cinq points essentiels. Il était persuadé que cela tiendrait dans un spot de 30 secondes. Un avis que les autres ne partageaient pas, estimant qu’il valait mieux consacrer l’intégralité de l’annonce à la caractéristique principale de l’iMac.
Mais face à l’entêtement de Steve Jobs, le chef de l’équipe, Lee Clow, a décidé de lui faire comprendre d’une manière un peu plus physique. Il a arraché cinq feuilles de son bloc-notes et en a fait des boulettes de papier. Il en a alors lancé une au cofondateur d’Apple en lui demandant de l’attraper. Chose que Steve Jobs a fait avant de le lui renvoyer.
« C’est une bonne pub », lui a alors déclaré Lee Clow, avant de lancer les cinq boulettes de papier en même temps, qui ont toutes fini par terre. « C’est une mauvaise pub », a ensuite assuré le chef de l’équipe.
« C’était une preuve assez convaincante: plus on demande aux gens de se concentrer sur des choses, moins ils s’en souviendront. L’argument de Lee était que si l’on veut donner aux gens une bonne raison de s’intéresser à un iMac, on doit choisir la fonctionnalité la plus convaincante et la présenter de la manière la plus convaincante », résume Ken Segall dans son livre, relayé par le site Excellent Journey.
- Un Sushi a permis l’adoption d’une famille de processeurs pour 15 ans environ
Lisa est le prénom de la première fille de Steve Jobs, mais aussi le nom d’un ordinateur développé par Apple sous sa supervision. Une machine puissante, prometteuse, qui a introduit l’interface des PC (et Mac, donc) telle que nous la connaissons encore aujourd’hui. La souris, les fenêtres de logiciels, les icônes, les dossiers, les menus, les polices de caractère, tout y était. Ce fut pourtant un échec. L’appareil était trop cher.
Néanmoins, pour son lancement, les équipes d’Apple avaient jeté leur dévolu sur un seul et unique processeur, le Motorola 68000. Une puce 16-bit performante, qui ouvrait également la voie à une configuration intégrant plus de mémoire vive, tout ce dont Lisa avait besoin. Une puce RISC, qui allait ensuite mener au PowerPC, qu’abandonnerait finalement Apple pour Intel…
Problème, le patron de Motorola à cette époque, Robert Galvin, savait que son processeur était la seule option viable pour ce nouvel ordinateur. Sûr de sa main, il indiqua donc à Steve Jobs qu’il lui vendrait à 125 dollars pièce. Une somme plutôt élevée. Mais, au fil des années, Steve Jobs avait parfait son art de la négociation. Il se renseigna, apprit ainsi que Hitachi se préparait à produire sa propre version des 68000 et réussit à s’en procurer un.
Alors qu’il rencontrait à nouveau le patron de Motorola pour un dîner d’affaires, dans un restaurant japonais, Steve Jobs posa la puce sur un sushi qu’il poussa de l’autre côté de la table, jusqu’à son interlocuteur. Robert Galvin comprit immédiatement le message. Il n’était plus le seul à pouvoir fournir cette puce et négocia donc. Motorola vendit ses 68000 à 55 dollars pièce pour la première commande, puis à 35 dollars.
C’est ainsi que John Couch, chargé du projet Lisa par Steve Jobs, se rappelle cette négociation un peu particulière dans l’excellent ouvrage de David Pogue, Apple the first 50 years.
Il est intéressant de noter que dans la transcription d’un entretien avec plusieurs anciens employés d’Apple mené par le Computer Museum History de San Jose, une version bien moins amusante de la négociation est fournie, où il est juste question d’un prix de 125 dollars pièce baissé à 15 dollars parce qu’après avoir présenté le projet Lisa, Steve Jobs a simplement déclaré qu’il envisageait d’acheter un million de ces processeurs… On préfère les sushis.
- Le nom de l’iPhone était déjà pris
Vous ne le savez peut-être pas, mais le smartphone d’Apple n’est pas le premier produit à s’appeler « iPhone ». Ce nom était en effet déjà pris, par l’entreprise informatique Cisco. Elle est devenue propriétaire de ce nom en 2000, après avoir fait l’acquisition de son détenteur, Infogear, qui l’avait déposé quatre ans plus tôt.
Une de ses filiales, Linksys, avait même lancé une gamme de téléphones sous ce nom en 2006. Ces appareils utilisaient la technologie VoIP (protocole voix sur IP) pour passer des appels via internet. Et lorsqu’Apple a dévoilé son iPhone, Cisco n’a pas attendu très longtemps pour revendiquer la propriété de la marque, portant plainte contre le géant américain dès le lendemain.
« Le nouveau téléphone d’Apple est sans aucun doute prometteur, mais l’entreprise ne devrait pas utiliser notre marque déposée sans notre autorisation », avait fustigé Mark Chandler, ancien conseiller juridique du géant des réseaux dans un communiqué, révélant au passage que le groupe dirigé par Steve Jobs avait demandé à plusieurs reprises l’autorisation d’utiliser le nom « iPhone ».
Cette bataille judiciaire aurait pu durer des années, mais elle a pris fin au bout d’un peu plus d’un mois, avec Apple et Cisco qui ont conclu un accord leur permettant à tous les deux d’utiliser le nom « iPhone » pour leurs produits.
- L’iPhone est né à cause d’un employé de… Microsoft
« Ça a commencé parce que Steve détestait ce type de Microsoft… » C’est en ces mots que Scott Forstall, ancien de NeXT et d’Apple, et proche de Steve Jobs, se rappelle du premier pas sur le long chemin qui a mené à l’iPhone, au cours d’une interview accordée à John Markoff, historien au Computer History Museum de Mountain View.
La femme de Steve Jobs avait une amie, mariée à un employé de Microsoft. A chaque fois que les deux femmes se retrouvaient avec leurs maris, le salarié du géant de Redmond vantait les mérites de son entreprise. Jusqu’au jour où il déclara « qu’ils avaient résolu l’informatique portable et qu’ils allaient faire des tablettes, et qu’ils allaient le faire avec des stylets ». « Il lui a littéralement expliqué comment ils allaient dominer le monde avec leurs nouvelles tablettes à stylet », explique-t-il.
la déclaration de Steve Jobs ne s’est pas fait attendre, se souvient Scott Forstall. « Le lundi suivant, il y a eu une série de jurons ». Puis, Steve Jobs a dit: « On va leur montrer comment il faut faire. »
Et le premier point, évident, c’est qu’il ne fallait pas de stylet, parce que c’est encombrant et qu’on le perd. « On naît avec dix stylets… alors utilisons ceux qu’on n’a pas besoin de vendre », aurait dit le patron d’Apple.
Continuant à lister les écueils à éviter et les objectifs à atteindre, Steve Jobs a également immédiatement voulu un écran capacitif et non résistif, bien moins confortable à utiliser. « Il faut qu’on passe au tactile capacitif, et il doit être multitouch », assure le patron.
Dès lors l’équipe hardware d’Apple a commencé à travailler sur des produits multitouch. Ça a commencé par une « énorme table, avec un projecteur », puis c’est devenu une tablette.
Et enfin un téléphone… L’iPhone (et même l’iPad) est donc né grâce à un vantard… Au temps pour Microsoft.
- Apple a travaillé sur l’iPad avant l’iPhone
Apple a lancé l’iPhone trois ans avant l’iPad, mais en interne, l’idée d’une tablette est venue avant celle du smartphone. Steve Jobs l’a révélé lors d’une conférence organisée par le Wall Street Journal en 2010, relayée par le magazine Time.
« Je vais vous confier un secret. Tout a commencé avec la tablette. J’avais cette idée d’un écran en verre, un écran tactile multipoint sur lequel on pourrait taper du bout des doigts », avait déclaré le confondateur d’Apple face au journaliste l’interrogeant sur le développpement de l’iPad et de l’iPhone.
Mais tout a changé six mois plus tard, lorsque son équipe est revenue avec un écran incroyable, qu’il a donné à un de ses concepteurs d’interface utilisateur. « Il a réussi à faire fonctionner le défilement et d’autres fonctionnalités, et je me suis dit ‘Mon Dieu, on pourrait faire un téléphone avec ça!’. Alors on a mis la tablette de côté et on s’est mis au travail sur l’iPhone », s’est remémoré Steve Jobs.
- Un portefeuille de milliardaire, l’espièglerie d’un écolier
Générosité ou bizarrerie? Ni l’un ni l’autre. Steve Jobs payait systématiquement pour les plateaux des personnes avec qui il mangeait dans l’une des cantines du siège d’Apple. Pas forcément de quoi ruiner le patron milliardaire, vu les prix des repas (entre 5 et 10 dollars).
Mais Steve Jobs avait une bonne raison de le faire. Il s’en est ouvert un jour à Scott Forstall, une des jeunes recrues de NeXT, qui l’avait accompagné lors de son retour chez Apple: « Les repas sont prélevés automatiquement lors du passage du badge, mais vu que je suis rémunéré un dollar par an, je n’ai aucune idée de qui en règle le montant ! », avait-il confié en riant.
Une plaisanterie espiègle et un salaire symbolique, qui signifiait à la fois qu’il n’était pas là pour l’argent, mais par passion, et aussi qu’il croyait suffisamment en son projet pour penser que la valeur de l’entreprise allait continuer de croître grâce à ses décisions et au travail de ses équipes. A sa mort, le cofondateur d’Apple possédait environ 5,5 millions d’actions d’Apple, valorisées à l’époque à un peu plus de deux milliards de dollars.
Mais, et cette anecdote est offerte, la plus grosse partie de sa fortune lui venait de ses actions Disney. Il en était devenu le plus grand actionnaire individuel à l’occasion du rachat de Pixar par le géant du divertissement en 2006.
- Le pouvoir de persuasion de Steve Jobs
Samsung, Google, Xiaomi… De nombreux smartphones sont protégés par du verre de l’entreprise Corning. Mais sans Apple, la société spécialisée ne serait peut-être pas aussi connue aujourd’hui. C’est elle qui a fourni le verre résistant du premier iPhone en 2007, sous la pression de Steve Jobs. Après que le PDG de Corning, Wendell Weeks a tenté de lui vendre une autre innovation – un laser capable de transformer les smartphones en projecteurs – le cofondateur d’Apple a vu le potentiel des capacités techniques de l’entreprise et l’a recontacté pour la création d’un verre résistant pour l’iPhone.
Il souhaitait que ce verre soit produit en masse en l’espace de six mois, à temps pour la commercialisation de son premier smartphone. Un défi qui paraissait impossible à relever pour Wendell Weeks car sa société ne disposait pas des capacités de production nécessaires pour concevoir le verre Gorilla Glass à grande échelle.
Son conseil d’administration lui a même suggéré de proposer un second fournisseur à Steve Jobs. Option que ce dernier a refusé, exigeant que Corning soit le seul à protéger son smartphone. Wendell Weeks, lui, n’était toujours pas convaincu, mais le cofondateur d’Apple n’a pas lâché l’affaire.
« Savez-vous quel est le problème? (…) Vous avez peur que je lance le plus grand produit de l’histoire et que je ne puisse pas y arriver à cause de votre échec, et que je vous réduise en miettes », lui a-t-il dit, lui reprochant de priviléger sa réputation.
« Vous avez peur de faire mauvaise figure et vous empêchez vos collaborateurs d’atteindre l’excellence. Imaginez ce qu’ils vont ressentir: les employés de cette usine d’Harrodsburg, dans le Kentucky, tous vos investisseurs… Vous vous placez au-dessus d’eux et de votre entreprise », a-t-il insisté.
Cela a convaincu Wendell Weeks. Aujourd’hui, Corning protège toujours les iPhone d’Apple. Les deux entreprises ont d’ailleurs élargi leur partenariat en août dernier, avec le groupe de Tim Cook qui s’est engagé à produire en intégralité le verre de protection de ses smartphones et de ses Apple Watch aux États-Unis, dans l’usine de Corning.
- « Pourquoi es-tu encore là? »
Les anecdotes sur Apple gravitent souvent autour de Steve Jobs, et comment autrement. Mais Tim Cook n’est pas en reste. En 2008, dans un portrait de l’actuel patron d’Apple, publié sur Fortune, Adam Lashinsky rappelait une anecdote qui en dit long sur le niveau d’exigence et la poigne de fer avec laquelle Tim Cook dirige Apple depuis 2011.
L’ancien cadre de Compaq et IBM a été recruté pour remettre d’aplomb la chaîne d’approvisionnement et de production d’Apple. C’est lui qui a fait la puissance de la société de Cupertino en optimisant les relations avec les acteurs taïwanais et chinois du marché.
L’anecdote commence au cours d’une réunion convoquée par Tim Cook afin de résoudre au plus vite un problème dans une usine chinoise. « C’est vraiment grave! ». « Quelqu’un devrait être en Chine pour gérer ça », aurait-il lâché.
La réunion continua, enchaînant sur d’autres points, jusqu’à ce qu’au bout de trente minutes, Tim Cook se tourne vers Sabih Khan, un cadre clé des opérations, et lui demande sans prendre davantage de pincettes: « Pourquoi es-tu encore là ? »
Sabih Khan, qui est resté longtemps un des principaux subalternes de Tim Cook, se serait alors levé précipitamment et, sans changer de vêtements, aurait pris un vol pour la Chine sans date de retour. Et Adam Lashinsky de conclure: « L’histoire est typique de Cook: exigeant et dépourvu d’émotion. » Steve Jobs était un visionnaire. Tim Cook a lui aussi une vision de ce qui doit être fait pour atteindre ses objectifs…
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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