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2 avril 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « est-on vraiment face à un « choc sans précédent » pour l’économie mondiale? ».
À savoir
L’explosion des prix du pétrole en marge de la guerre au Moyen-Orient est-elle le début « d’un choc sans précédent pour l’économie mondiale » comme l’assure Fatih Birol, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE)? Pas du tout selon l’économiste de RMC Emmanuel Lechypre.
« Un choc sans précédent » pour l’économie du monde entier, vraiment? Fatih Birol, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz est « un choc sans précédent pour l’économie mondiale ».
« Aujourd’hui, nous perdons 12 millions de barils de pétrole par jour, soit plus que lors des deux crises pétrolières de 1973 et 1979 réunies. Des pertes pires aussi qu’en 2022 lors de l’interruption des flux de gaz russe. Ces crises avaient entraîné une récession mondiale », assure-t-il.
Or, ce diagnostic est beaucoup trop alarmiste pour plusieurs raisons. D’abord, nous sommes beaucoup moins dépendant du pétrole. Aujourd’hui dans 1 euro de PIB en France, il y a 3 à 4 fois moins de pétrole aujourd’hui qu’en 1972. C’est pareil en Chine et aux Etats-Unis grâce aux économies d’énergie, au progrès technologique et à la diversification des sources d’énergie.
Les banques centrales veillent?
Les effets des chocs pétroliers de 1973 et 1979 avaient été largement amplifiés par des erreurs de politique économique qui ne se reproduiront pas. A l’époque, gouvernements et banques centrales avaient laissé filer l’inflation et les salaires et on avait créé du chômage massivement. Rien de tel ne se produira aujourd’hui, les banques centrales veillent.
Et si la croissance française pourrait être amputée de 0,3 point cette année la France ne dépend pas tant que ça du Moyen-Orient pour son pétrole et son gaz. Notre pétrole vient à 38% d’Afrique (Algérie, Lybie, Nigéria), 22% des Etats-Unis, 12% du Kazakhstan, 12% de la Mer du Nord, et finalement moins de 10% vient du Moyen-Orient.
une étude valable pour l’Asie?
C’est encore pire sur le gaz. 40% vient Norvège, 21% États-Unis, 18% Russie, 11% Algérie, et 3% du Qatar.
L’AIE s’adresse en fait au reste du monde et notamment à l’Asie (80% de son pétrole vient du Golfe) et dans les années 70, l’Asie n’était pas très industrialisée et avait peu souffert des chocs pétroliers. Pour elle qui consomme la moitié du pétrole mondial et assure la moitié de la production industrielle mondiale, c’est le premier choc énergétique.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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