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2 avril 2026Flambée du carburant, un surplus fiscal? Pourquoi l’Etat risque plutôt de… perdre de l’argent
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Flambée du carburant, un surplus fiscal? Pourquoi l’Etat risque plutôt de… perdre de l’argent ».
Les faits essentiels
Des recettes fiscales supplémentaires pour l’Etat en raison de la flambée du prix du carburant, certes, mais à court-terme. Si la hausse devait se maintenir dans le temps, ce serait finalement un manque à gagner, avertit auprès de RMC Xavier Tambeau, de l’Observatoire français des conjonctures économiques.
Avant une réunion gouvernementale à Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu a suggéré, mercredi, de financer des mesures d’électrification grâce aux « surplus » des recettes fiscales engendrée par la hausse des prix du carburant, alors que le prix du SP95-E10 vient d’atteindre la barre symbolique des 2 euros le litre dans l’Hexagone, selon une moyenne calculée par l’AFP.
Le gouvernemet réfute des surplus en « milliards d’euros »
Depuis le début de la hausse des prix à la pompe, le RN accuse l’État de récupérer de l’argent de la TVA sur le dos des automobilistes. Indexée sur le prix des carburants, cette taxe augmente mécaniquement avec la hausse des prix. Ces surplus fiscaux, perçus par l’État dans le cadre de la hausse des prix des carburants, « ne se comptent pas en milliards » d’euros, a affirmé mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Brégeon, assurant qu' »il n’y a pas de cagnotte ».
Le gouvernement s’est engagé à faire toute la transparence sur ce sujet lors du comité sur les finances publiques le 21 avril. L’augmentation des recettes issues de la TVA induite par l’augmentation du prix à la pompe est compensée négativement, donc à la baisse, par la baisse de consommation, par la baisse de croissance et par l’augmentation des taux d’intérêt, a-t-elle précisé, tout en refusant de donner des chiffres précis.
Au début du conflit, la hausse des prix à la pompe a généré un surplus fiscal de TVA sur les carburants puisque les Français ont plus consommé de carburant que d’habitude, notamment pour faire des stocks, selon l’entourage de la ministre de l’Énergie Maud Brégeon. Mais ce surplus devrait être contrebalancé à terme parce que, quand les prix montent, les ménages s’adaptent et roulent moins. C’est l’hypothèse de Xavier Timbeau, de l’Observatoire français des conjonctures économiques.
« L’effet de baisse des volumes l’emporte sur l’effet de plus de TVA », explique Xavier Timbeau
« Si vous voulez, il y a une petite hausse de la TVA sur tous les litres vendus et il y a une grosse baisse des taxes sur les litres d’essence qui n’ont pas été vendus. On se trouve dans la situation où l’effet de baisse des volumes l’emporte sur l’effet de plus de TVA », explique-t-il au micro de RMC. Cette flambée des prix se traduira donc, au contraire, par un manque à gagner pour l’État, selon cet économiste. « Ça peut aller jusqu’à 1 milliard par an si on restait avec une hausse permanente du prix de l’essence de 10 %. C’est quand même quelque chose d’important. »
L’Insee a d’ailleurs revu fin mars à la baisse la croissance française pour le premier semestre, dans une note de conjoncture intitulée « Inflation ravivée, croissance fragilisée ».
« Phénomène d’éviction »
Nicolas Goldberg, expert énergie au sein du cabinet Colombus Consulting, affirme lui aussi à l’AFP qu’il « n’y aura pas de surplus », car « il y a un phénomène d’éviction de la demande »: moins de personnes se rendent dans les stations-service et ce plus faible volume de carburant acheté pèse davantage dans les recettes de l’État que la hausse du prix du carburant.
L’existence ou non de ce surplus fiscal fait encore débat chez les économistes. En tout cas, personne ne l’estime à plus de 100 ou 200 millions d’euros par mois. Bercy est en train de consolider les chiffres et a promis de les publier dans trois semaines.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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