
Macron dit que les propos de Trump sur son couple ne sont “ni élégants ni à la hauteur”
2 avril 2026
À Paris, un mois de grève pour les coiffeuses d’un salon afro
2 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Voici notre analyse rapide sur « La Chine est-elle la grande gagnante de la guerre au Moyen-Orient ? ».
Points essentiels de l’article
Les deux leaders mondiaux qui apparaissent sur l’image ne disent rien, mais les expressions qui se dessinent sur leurs visages semblent parler d’elles-mêmes. Au premier plan, un Donald Trump flou semble crier sa frustration, tandis que, derrière lui, Xi Jinping l’observe en affichant un air serein et satisfait. La phrase qui accompagne l’image de une choisie par The Economist rend tout le message plus explicite : “N’interrompez jamais votre adversaire qui est en train de faire une erreur”.
Ces mots, attribués à Napoléon Bonaparte, décrivent l’état d’esprit du moment en Chine face à la guerre lancée par Trump au Moyen-Orient. Dans l’article accompagnant cette une du 4 avril, l’hebdomadaire britannique suggère que, dans l’esprit du locataire de la Maison-Blanche, ce conflit “était censé remettre à sa place une Chine trop confiante”. “Il devait montrer la vulnérabilité de Pékin face à la mainmise de Washington sur le pétrole, et renforcer la dissuasion en opposant la suprématie militaire américaine à la réticence, ou à l’incapacité, de la Chine à secourir ses alliés.”
“Mais après un mois de conflit, ce raisonnement paraît douteux et présomptueux.”
En effet, à en croire le média londonien, qui a parlé avec de nombreux sinologues, Pékin serait de plus en plus convaincu que la guerre lancée par les États-Unis sert ses intérêts. Et ce de plusieurs points de vue. Globalement, “la Chine considère l’agression américaine comme une validation de l’idée du président Xi Jinping de faire primer la sécurité sur la croissance économique”. En ce sens, “le renforcement de l’autonomie en matière de matières premières, même au détriment de la croissance économique voulue par Pékin, semble logique”.
“La guerre est toujours imprévisible”
Outre cette approche prudente, nombreux sont les experts qui considèrent que la guerre de Trump finira par générer des débouchés économiques pour la Chine, relate le journal britannique. “Les pays du Golfe et l’Iran vont offrir à la Chine des marchés de reconstruction juteux. De nombreux pays, rendus prudents par le blocage du détroit d’Ormuz, vont se tourner vers les technologies vertes chinoises (solaire, éolien, batteries), d’autant que les usines chinoises tournent à plein régime. Alors que l’Amérique se montre imprévisible, le pragmatisme cynique de la Chine a au moins le mérite d’être constant.”
Tous les voyants seraient-ils donc au vert pour Pékin ? En fin d’article, The Economist apporte tout de même d’importantes nuances. Tout d’abord, un éventuel projet d’invasion de Taïwan par la Chine apparaît désormais encore plus improbable, “puisque le cas iranien a montré que la guerre est toujours imprévisible”. Enfin, une économie mondiale en crise à cause de la guerre lancée par les États-Unis serait une mauvaise nouvelle pour l’économie chinoise, qui repose sur son pouvoir d’exportation. Finalement, un peu comme pour tous les autres pays, conclut le média londonien, “une planète instable serait source de difficultés pour la Chine”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

9999999
