La revue de presse internationale, émission du jeudi 02 avril 2026
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2 avril 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « L’État est-il vraiment gagnant avec la hausse des prix des carburants ? – franceinfo ».
À ne pas oublier
Si la flambée des prix à la pompe génère un surplus de TVA, celui-ci reste limité et pourrait rapidement s’effacer avec la baisse de la consommation. À terme, la crise énergétique risque même de peser sur les finances publiques, entre moindres recettes et dépenses en hausse.
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Avec la flambée des prix à la pompe, le gouvernement se fait-il de l’argent sur le dos des automobilistes ? Si des surplus fiscaux existent fiscaux, ils proviennent des fameuses taxes sur les carburants qui représentent 50% du prix au litre. Il existe deux sortes de taxes. Celle sur les produits pétroliers, elle est fixe, donc ne change pas quel que soit le cours du baril de pétrole. La TVA, en revanche, est indexée sur le prix et, pour le coup, augmente quand les prix à la pompe s’envolent. Depuis le début de la crise, nous parlons d’un gain de huit à neuf centimes par litre de TVA supplémentaire pour l’État.
Jeudi 2 avril encore, il y a du monde dans les stations-service. Ce phénomène est assez classique. Par crainte des pénuries, quand il y a une crise, on a tendance à faire des achats de précaution. En mars, les automobilistes se sont donc rués dans les stations, ce qui a pu effectivement occasionner un surplus fiscal. Mais si le prix au litre reste très élevé, nous observons ensuite plutôt un mouvement inverse. Pour prendre l’exemple des pêcheurs, s’ils ne gagnent rien à sortir leur bateau pour aller pêcher, les navires restent à quai. Dans le même ordre d’idée, certains professionnels risquent de laisser leur voiture au garage pour ne pas travailler à perte.
Les données chiffrées sont attendues, mais, selon les experts, nous allons commencer, en France, à entrer dans cette phase décroissante, ce qui va avoir pour conséquence des rentrées d’argent en moins pour l’État. Pour résumer, entre la hausse de la TVA d’un côté et la baisse des volumes de l’autre, si un surplus existe, il promet d’être limité, de se compter en millions d’euros plutôt qu’en milliards. Surtout, si la crise dure. L’envolée des prix des carburants va vite peser sur notre économie. Il y aura moins d’activité, donc moins de cotisations et de rentrées fiscales, moins d’argent à dépenser aussi, avec une menace sur la consommation, et donc de la TVA en moins. Au final, cela pourrait entraîner des pertes de recettes fiscales.
L’État serait donc perdant, car dans le même temps, ses charges s’alourdissent, ne serait-ce que parce qu’avec cette crise, les taux d’intérêt augmentent. Pour notre dette, ce sont des milliards d’euros en plus à rembourser. Sans compter que le gouvernement est sous pression pour distribuer des aides, des chèques, bien plus qu’il ne le action aujourd’hui. Plutôt que des surplus, cette crise risque surtout de plomber encore un peu plus les finances publiques.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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