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2 avril 2026TEMOIGNAGE. « 20 centimes d’aide, c’est ridicule »… Les petits pêcheurs du littoral catalan se mettent en grève pour protester contre la hausse du prix du carburant
Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Un résumé concis de « TEMOIGNAGE. « 20 centimes d’aide, c’est ridicule »… Les petits pêcheurs du littoral catalan se mettent en grève pour protester contre la hausse du prix du carburant » selon notre équipe.
À savoir
Dès vendredi 3 avril pour certains et à partir du 7 pour d’autres, les petits pêcheurs des Pyrénées-Orientales cesseront leur activité pour dénoncer la flambée des prix du carburant et des aides jugées dérisoires.
Ça n’en finit pas. La flambée des prix des carburants pèse toujours autant sur les professionnels. Depuis plusieurs semaines et le début du conflit avec l’Iran au Proche-Orient, les marins dénoncent des sorties en mer devenues non rentables. Dans les Pyrénées-Orientales, les petits pêcheurs sont en première ligne.
Fermeture des criées et pas de sortie en mer
Malgré l’annonce par le gouvernement d’une aide de 20 centimes par litre en avril, la colère ne retombe pas. Ainsi, la profession a pris une décision radicale. À partir du 7 avril, une grève illimitée est lancée sur toute la façade méditerranéenne. En Pays catalan, dès ce vendredi 3 avril, les criées fermeront après la vente du matin. Les bateaux, eux, resteront à quai à partir de mardi.
Pour Manu Martinez, patron pêcheur et représentant des petits métiers, la mesure est loin du compte « 20 centimes ? C’est ridicule. Franchement, ça ne représente rien. Le prix du gasoil a quasiment doublé. C’est limite se moquer de nous. Le carburant, c’est 40 à 50 % de notre chiffre d’affaires. Aujourd’hui, on sort en mer et on travaille à perte. On le sait en partant. »
Face à cela, il attend des mesures fortes. « Il faudrait au minimum 40 centimes de baisse pour qu’on puisse reprendre. En dessous, ça ne changera rien. Les bateaux resteront à quai. »
On a perdu jusqu’à 50 % de chiffre d’affaires
Le pêcheur insiste aussi sur la fragilité des petits métiers : « Nous, on dépend de la météo. Ces derniers mois, on est restés à quai. On n’avait vraiment pas besoin de ça en plus. Là, c’est la double peine ».
Sur le port du Barcarès, Emmanuelle Goncalves constate directement les conséquences de cette crise. Derrière son étal, elle voit la fréquentation chuter. « L’essence est chère, les gens ne viennent plus comme avant. Dès que ça augmente, on le sent tout de suite. On a perdu jusqu’à 50 % de chiffre d’affaires. C’est énorme. On vend beaucoup moins. »
C’est pourquoi elle se joint à la mobilisation et cessera son activité dès ce vendredi. « À partir de demain, il n’y aura plus de criée. On va s’arrêter et se mobiliser pour que le gouvernement réagisse. On ne sait pas combien de temps ça va durer. Mais comme ça, on ne peut pas continuer. »
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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