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2 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Voici les éléments principaux de « Xavier Niel tacle la commission d’enquête, une « émission de télé » bien trop chère » pour nos lecteurs.
Ce qu’il faut garder en tête
• Il a chiffré le coût des députés et affirme que les auditions font perdre « des dizaines de millions d’euros » aux Français.
• Xavier Niel et Matthieu Pigasse étaient venus expliquer les liens de la société de production Mediawan avec France TV.
« Votre temps à vous, il coûte cher aux Français. Il nous coûte cher à nous tous. » Ce jeudi 2 avril, c’était au tour de Xavier Niel (actionnaire individuel du Groupe Le Monde, dont fait partie Le HuffPost, ndlr) d’être auditionné à l’Assemblée nationale, où il n’a pas manqué d’étriller la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.
« Monsieur le rapporteur, vous coûtez 11 000 euros par mois aux Français. Vos collaborateurs coûtent 17 000 euros par mois aux Français. Votre dotation parlementaire coûte 7 000 euros par mois », liste l’entrepreneur à destination du député ciottiste Charles-Henri Alloncle, avant d’être interrompu par le président, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus.
« Je pense qu’on sort un peu du périmètre, le coupe ce dernier. […] On m’a demandé si les commissions d’enquête coûtaient cher. J’ai répondu qu’elles faisaient leur travail. Mais, quand vous ne vous êtes pas présenté le jeudi 26 février devant notre commission d’enquête, nous avons effectivement perdu notre après-midi. »
Xavier Niel, qui s’est expliqué un peu plus tôt sur la raison « impérieuse » de son désistement ce jour-là, se reprend, citant la longue liste de professionnels auditionnés depuis le début, en novembre. « Pour tous ces gens, préparer des auditions et venir devant vous, passer du temps, ça a coûté des fortunes aux Français », estime-t-il.
Avant d’ajouter plus loin : « Ce coût, ce sont des dizaines de millions d’euros que les Français vont avoir à débourser pour cette commission d’enquête. […] Puisqu’on parle d’argent, parlons d’argent. Au total, ça fait des dizaines de millions d’euros. […] Ça fait cher l’émission télé. Mediawan aurait pu la produire pour beaucoup moins. »
Mediawan dans le viseur
Ce jeudi, le patron des télécoms était invité en ses qualités de cofondateur de Mediawan aux côtés de Matthieu Pigasse (membre du conseil de surveillance du Groupe Le Monde, auquel appartient Le HuffPost, ndlr) et Jérôme Nommé, président de KKR France, principal investisseur financier dans le géant mondial de la production.
La société, à qui l’on doit notamment plusieurs des derniers grands cartons dans le monde, comme les séries Adolescence et Dix pour cent ou le film Le Comte de Monte-Cristo, est aujourd’hui l’un des principaux prestataires de France TV, le montant annuel étant d’environ 100 millions d’euros de contrats.
Au-delà de cette somme, Mediawan s’est retrouvé à plusieurs reprises dans le viseur du rapporteur de la commission d’enquête, l’entreprise étant, selon lui, « majoritairement détenue » par un fonds d’investissement américain, le groupe KKR. Une manière pour lui de dénoncer que des fonds publics financeraient des intérêts étrangers.
« Notre siège est à Paris, nos équipes sont en France, nos décisions stratégiques sont prises en France, le groupe dans son ensemble est soumis au droit français, à la fiscalité française et aux obligations sociales françaises », a martelé son fondateur Pierre-Antoine Capton, lors de son audition devant ces mêmes députés au mois de février.
« KKR n’a pas le contrôle de Mediawan »
un aspect clé de vue que ses deux associés – avec qui il a créé la société en 2015 – ont appuyé, ce jeudi. « On peut tourner autour du pot longtemps », a ironisé Xavier Niel, tandis que Matthieu Pigasse a rappelé que les trois fondateurs ne détenaient pas l’entreprise, mais la contrôlaient en raison de leur majorité des droits de vote.
« KKR n’a pas le contrôle de Mediawan, contrairement à ce qui est sous-entendu », a pour sa part réagi Jérôme Nommé, selon qui « les contrats de France TV représentent un pourcentage de moins de 5 % du chiffre d’affaires global ».
La montée de KKR dans le capital de Mediawan en 2020 avait accéléré sa dimension internationale. Le groupe, qui a racheté en 2017 AB Productions, emblématique en France pour ses émissions de jeunesse, rassemble 80 maisons de productions dans le monde, dont les sociétés américaines Plan B, présidée par Brad Pitt, ou The North Road Company.
Depuis le début des travaux de la commission, Charles-Henri Alloncle dénonce, lui, les « conflits d’intérêts » et l’opacité qui régnerait selon lui dans l’audiovisuel public, qu’il accuse aussi de pencher idéologiquement à gauche. Clap de fin pour bientôt ? Pas sûr. Déjà auditionnée en décembre, Delphine Ernotte revient le 7 avril à l’Assemblée.
Source : www.huffingtonpost.fr
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