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3 avril 2026Cameroun: le projet de créer un poste de vice-président désigné par le chef de l’État suscite des critiques
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Cameroun: le projet de créer un poste de vice-président désigné par le chef de l’État suscite des critiques ».
Ce qu’il faut observer
Au Cameroun, ce 3 avril 2026, c’est le deuxième jour de la session du Parlement réuni en Congrès pour l’examen de la création d’un poste de vice-président du pays. Le texte à l’étude prévoit la possibilité d’avoir un vice-président directement nommé par le chef de l’État dont il serait le successeur constitutionnel, pour terminer son mandat, en cas de décès, démission ou empêchement définitif. Un projet qui fait beaucoup réagir.
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Selon le projet en cours d’examen, ce vice-président, en cas de vacance du pouvoir, prêterait aussitôt serment pour endosser le rôle de chef de l’État du Cameroun jusqu’à la fin du mandat en cours, sans obligation d’organiser un scrutin présidentiel dans un délai restreint.
Selon la Constitution actuellement en vigueur, le président du Sénat – en tant que président par intérim, en cas de vacance du pouvoir – doit organiser une présidentielle dans un délai imparti.
« Un pouvoir qui se nomme lui-même n’est pas une démocratie »
Pour Philippe Nanga, figure de la société civile, coordonnateur de l’ONG Un monde Avenir, le projet examiné au Parlement est un déni total de la souveraineté des citoyens dans le choix de leurs dirigeants. « Ce vice-président prendrait immédiatement le pouvoir et n’aurait de comptes à rendre à personne parce qu’il aurait été choisi par la seule personne du président, fustige-t-il au micro d’Amélie Tulet. Donc, il peut nommer son fils, sa femme, sa tante, on n’a pas défini le profil ». Il poursuit : « C’est un gré à gré qui est en train de se légaliser dans notre pays. C’est inacceptable, tout simplement. À partir du moment où il y a la possibilité d’avoir à la tête du pays une personne choisie par le président de la République, cela ne me semble pas être en cohérence avec les principes démocratiques. »
« Un pouvoir qui se nomme lui-même n’est pas une démocratie, c’est un cercle fermé », déclarait jeudi le député Cabral Libii (Parti camerounais pour la réconciliation nationale). « Où sont les contre-pouvoirs ? Où est le Parlement dans cette réforme », interroge celui qui a été déclaré troisième de la présidentielle.
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Un poste qui respectera les critères de la « légitimité légale et rationnelle »
Du côté du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d’Issa Tchiroma Bakary, déclaré deuxième en octobre, pas encore de réaction. Quant à Maurice Kamto, une déclaration est en préparation du côté de l’opposant.
Dans le camp présidentiel, le ministre chargé de mission à la Présidence de la République, Benoit Ndong Soumeth, membre du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), répond aux critiques en déclarant que les actes politiques du président Paul Biya ont « toujours été conformes à la loi », ces 43 dernières années, et que, puisque le poste de vice-président respectera les critères de la « légitimité légale et rationnelle », selon lui, il ne peut y avoir d’accusation de déni de démocratie.
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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