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3 avril 2026Container réfrigéré, dromadaires : le Marathon des Sables s’adapte au réchauffement climatique
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Notre équipe analyse l'article « Container réfrigéré, dromadaires : le Marathon des Sables s’adapte au réchauffement climatique » pour en tirer les points essentiels.
Récapitulatif des informations
C’est un nom qui fait rêver les amateurs de courses extrêmes : le Marathon des Sables, au Maroc. L’épreuve fête cette année ses 40 ans. Pour cette édition anniversaire du 3 au 13 avril, les organisateurs ont vu les choses en grand. Plus de monde au départ avec 1 500 participants, dont un tiers de femmes, et un parcours rallongé : six étapes pour un total de 270 km à avaler dans le désert et le tout en autosuffisance alimentaire.
Cyril Gauthier n’est pas prêt d’oublier son premier Marathon des Sables en tant que patron de la course en 2023. « Cette année-là, on est monté à 57 degrés », se rappelle celui qui a couru l’épreuve en 2009. « Au mois d’octobre, là où on doit avoir 35 degrés, il a fait 11 degrés et il s’est mis à pleuvoir. On a des variations auxquelles on doit s’adapter. »
Des « montées erratiques de températures »
Les organisateurs doivent notamment adapter la prise en charge des participants qui enchaînent six étapes en sept jours, dont une de 100 km, puis un marathon et un semi-marathon pour conclure. « Notre plus gros souci aujourd’hui, ce sont les montées erratiques de températures », détaille Cyril Gauthier. « On doit intervenir sur le parcours, c’est-à-dire avec de la glace à disposition sur tous les check-points et nos véhicules de secours », précise-t-il.
Un gros dispositif médical accompagne les participants du Marathon des Sables : une journalistes spécialisés de 120 médecins et infirmiers et même un container réfrigéré, une sorte d’hôpital de campagne, pour les prises en charge les plus urgentes. Nouveauté également : un troupeau de 40 dromadaires, une « camel squad » pour « être au plus près de chaque concurrent », expliquent les organisateurs.
« Le risque quand il y a ces températures élevées, ce sont les hyperthermies », résume Fabien Doguet, médecin sur la course et chirurgien cardiaque en région parisienne. « Il y a des risques si les coureurs veulent courir à la même vitesse que d’habitude parce que leur température corporelle va augmenter. L’hyperthermie, on peut en mourir, c’est donc important de lutter contre. L’idée, c’est de faire énormément de prévention et d’arroser la tête des coureurs avec de l’eau fraîche à chaque point d’eau étalé tous les 8-10 kilomètres. »
Changer la date et l’itinéraire
Mais à plus long terme, face à l’augmentation des températures, les organisateurs n’auront pas d’autres choix que de changer les règles. « Il faudra sans doute revoir la saisonnalité : du mois d’avril, on passera peut-être à mars, peut-être en février, janvier ou décembre », assume Cyril Gauthier. « Et puis, surtout, on adaptera les itinéraires. Aujourd’hui, on est sur de l’ultra-distance de 270 kilomètres pour cette édition anniversaire. Il faudra peut-être accepter de passer sur du 220, 200 ou même 150 kilomètres. 150 kilomètres à 45 ou 50 degrés, c’est exactement comme faire 250 kilomètres sous 30 ou 35 degrés », ajoute le patron de la course.
Et une question revient face à un changement inéluctable : pourra-t-on encore courir dans le désert si la montée des températures se poursuit ? « Oui ce sera encore possible », plaide Cyril Gauthier. « J’espère simplement que ça ne va pas aller trop vite. Mais ce qui est intéressant pour nous, c’est de montrer aux participants que la planète change : quand ils sont dans le désert, ils s’en rendent compte parfaitement. »
Le prix à payer pour continuer à arpenter les dunes sableuses du Maroc !
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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