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3 avril 2026De plus en plus de laboratoires de production de drogues de synthèse et de transformation de cocaïne en Europe
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « De plus en plus de laboratoires de production de drogues de synthèse et de transformation de cocaïne en Europe ».
Ce qu’il faut garder en tête
L’Europe est de plus en plus concernée par le tendance de laboratoires de production de drogues de synthèse et de transformation de cocaïne , alerte, vendredi 3 avril, l’Office anti-stupéfiants de la police (Ofast) dans une note consultée par France Inter. Depuis 2015, le tendance des laboratoires de stupéfiants a couvert une large partie du continent européen (Portugal, Pologne, Croatie, Allemagne, ou encore France). En 2023, 472 laboratoires ont été démantelés dans l’UE, avec une prépondérance des laboratoires de drogues de synthèse (80%).
À noter que les laboratoires de stupéfiants peuvent être classés en deux catégories : les laboratoires de production de drogues de synthèse et les laboratoires de transformation d’héroïne et de cocaïne. Ils présentent des dimensions variables allant des micro-laboratoires – ou « kitchen labs », installés dans des petits espaces (cave, appartement…), souvent par des particuliers – aux laboratoires semi-industriels implantés dans des zones rurales ou industrielles, par des narcotrafiquants du haut spectre.
En France, « une recrudescence de ces laboratoires artisanaux »
En France, l’essor des nouveaux produits de synthèse « pousse certains trafiquants à s’initier à la fabrication de ces produits, en faisant fi des dangers mortels avérés qu’ils peuvent représenter », s’inquiète l’Ofast.
Ces dernières années, la France est principalement concernée par l’existence de laboratoires sous la forme de « kitchen labs » visant à la production artisanale de faibles quantités de drogues de synthèse ou de crack par des trafiquants locaux. « L’émergence des nouveaux produits de synthèse conduit à une recrudescence de ces laboratoires artisanaux par des trafiquants du bas du spectre cherchant à générer des trafics avec de nouveaux produits », explique l’Ofast. L’implantation de ces « kitchen labs » est désormais souvent associée aux locations temporaires de courte durée (Airbnb, Booking.com, etc.). Pour les trafiquants, « ces hébergements constituent des lieux discrets réduisant le risque de localisation et de surveillance ».
Des techniques de dissimulation de plus en plus avancées
Concernant les narcotrafiquants, qui cherchent également à investir le territoire, l’Ofast note que pour diversifier leurs modes opératoires et contourner les dispositifs de détection et l’interception, ils adoptent des techniques de dissimulation de plus en plus avancées, « soit par des mélanges chimiques, soit physiques ». L’Office anti-stupéfiants explique que « la cocaïne peut être expédiée sous forme de pâte de coca, de cocaïne liquide et de cocaïne chimiquement camouflée, la rendant indétectable par les différents dispositifs (scanners, unités canines anti-stups, etc.) ». Elle peut aussi être mélangée à d’autres matériaux.
Si en Europe, le nombre de laboratoires clandestins de transformation de cocaïne démantelés est en hausse constante (25 en 2020, 39 en 2022), à ce jour, seuls deux laboratoires de transformation de cocaïne ont été découverts en France, en 2023 et en 2025 . Pour autant, la France, « avec ses hubs logistiques et infrastructures de transports fait partie intégrante du schéma d’organisation des narcotrafiquants qui importent la cocaïne dissimulée via les flux de marchandises légaux avant de la faire transiter vers les lieux de transformation dans les pays frontaliers ».
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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