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la Capeb demande au gouvernement une baisse de la TVA pour les artisans du bâtiment sur les travaux de rénovation – franceinfo
3 avril 2026Analyse : Nous mettons en lumière certains aspects de cette actualité.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Donald Trump a tué l’OTAN, aux Européens de la réinventer ».
À retenir absolument
La crédibilité d’une alliance militaire comme l’OTAN repose sur un communication de son traité fondateur, signé en 1949 : l’article 5, qui stipule qu’une attaque armée contre un État-membre « sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties ». C’est la confiance en cette solidarité entre les 32 États-membres -deux en Amérique du Nord, les États-Unis et le Canada, et les autres en Europe-, qui a fait sa force. Elle explique que tous les anciens pays communistes d’Europe centrale et orientale aient voulu adhérer à la fin de la guerre froide.
Donald Trump a sérieusement affaibli cette crédibilité en quelques phrases assassines improvisées ces derniers jours, dans sa colère face au refus des Européens de s’engager militairement dans le détroit d’Ormuz, face à l’Iran. Mercredi, au cours d’un déjeuner de Pâques entouré de fidèles, le président a largement improvisé un discours tellement accablant que la Maison Blanche a préféré en retirer la vidéo.
Dans ses remarques, outre l’attaque personnelle contre Emmanuel Macron et sa femme, Trump a fustigé la « lâcheté » de ses alliés européens. Il a évoqué une nouvelle fois la tentation de quitter l’OTAN, qualifiée de « tigre de papier » qui coûte des « dizaines de milliards de dollars » aux États-Unis.
Ce n’est pas la première fois qu’il agite la menace de quitter l’OTAN. Il l’avait déjà fait pendant son premier mandat, estimant que les Européens ne payaient pas assez pour leur sécurité. Il semblait d’ailleurs penser que cet argent était dû à l’OTAN ou aux États-Unis, alors que l’on parle des budgets nationaux de défense.
Pour calmer Trump numéro 2, mais aussi dans un contexte de menaces bien plus périlleux, les pays de l’OTAN ont décidé l’an dernier de monter leurs dépenses de défense à 5% du PIB, un chiffre artificiellement gonflé avec des dépenses d’infrastructure pouvant être considérée comme liée à la sécurité : il fallait satisfaire le président des États-Unis. Ce fut le moment de gloire de Mark Rutte, le Secrétaire Général de l’OTAN, qui s’est senti obligé d’appeler Donald Trump « Daddy », papa… On en est loin aujourd’hui, la guerre israélo-américaine en Iran a changé la donne.
Donald Trump ne comprend pas, ou feint de ne pas comprendre, que les Européens n’aient aucune envie de participer à une guerre pour laquelle ils n’ont été ni consultés, ni prévenus, ni sollicités ; et qu’on les appelle quand ça tourne mal. Une guerre hors des clous du droit international, dont les buts diffèrent selon qu’on écoute Israël ou les États-Unis, et qui changent tous les jours.
Le problème est plus vaste. Dans le même discours, Trump s’en prend une nouvelle fois à l’Ukraine, et regrette les armes et munitions qui lui ont été livrées et qui seraient bien utiles contre l’Iran. C’est une partie du problème : l’Ukraine, c’est l’héritage de Joe Biden, un obstacle à son rapprochement avec Vladimir Poutine ; l’Iran c’est SA guerre.
Les Européens ne sont pas prêts à voir disparaître l’OTAN, et feront tout pour garder les États-Unis à bord. Mais ils savent que l’OTAN est, de fait, morte dans sa conception historique : Donald Trump l’a tuée. Ils n’ont pas d’autre choix que d’imaginer une OTAN dans laquelle le pilier européen prendrait l’ascendant. C’est une révolution culturelle à opérer, vitale et urgente.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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