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3 avril 2026Emmanuel Macron en Corée du Sud: une «coalition des indépendants» face aux Américains et aux Chinois
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Emmanuel Macron en Corée du Sud: une «coalition des indépendants» face aux Américains et aux Chinois ».
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Le chef de l’État français Emmanuel Macron a essayé de faire passer un message en Corée du Sud : la France et l’Europe ont des atouts à faire valoir par rapport aux États-Unis de Donald Trump et à la Chine. Il a appelé à la formation d’une « coalition des indépendants » entre démocraties qui, dans son esprit, réunirait les pays européens, le Japon, la Corée du Sud, le Canada et quelques grands pays émergents comme l’Inde et le Brésil.
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Le voyage du président français en Asie était destiné à renforcer de nouveaux partenariats au moment où l’ordre international est bouleversé par des crises et des guerres. « Je suis convaincu qu’en ce moment même, des démocraties comme la Corée du Sud et la France, nos Républiques, ont beaucoup à accomplir ensemble », a défendu Emmanuel Macron ce vendredi 3 avril devant un parterre d’étudiants de la prestigieuse Université Yonsei de Séoul. C’est une habitude pour Emmanuel Macron lorsqu’il se rend à l’étranger, d’échanger avec des étudiants, raconte l’envoyée spéciale de RFI à Séoul, Valérie Gas. Dans un amphithéâtre rempli, le chef de l’État a pris la parole et a déroulé son discours sur la nécessaire coopération.
Ni vassaux de Washington, ni dépendants de Pékin
Ce faisant, il a étrillé son homologue américain, Donald Trump, et sa diplomatie. « Nos amis américains m’ont donné un argument de vente inédit : Nous sommes prévisibles. Mais alors, il y a une chose qui est sûre : on respecte l’État de droit », vantant l’intérêt d’une coopération avec les Européens et les Français. « Vous avez dans les Européens et les Français des gens que vous connaissez depuis 140 ans, avec lesquels vous avez bâti beaucoup de choses et qui ne vont pas changer. Parce qu’en fait, on ne croit pas à la loi du plus fort. Alors ça tombe bien parce que, comme vous, on n’est pas les plus forts, mais on pense que celui qui est le plus fort commet une énorme erreur le jour où il applique la loi du plus fort, et il abandonne le cadre commun. Parce qu’il crée le doute chez les autres. Donc, pour nous, la confiance qu’on a bâtie avec vous est très importante ».
Nos amis américains m’ont donné un argument de vente inédit Nous sommes prévisibles. Alors parfois je comprends. On dit c’est très lent ce Conseil européen. Ils sont 27, ils doivent se mettre d’accord. C’est vrai. Mais alors, il y a une chose qui est sûre : on respecte l’État de droit. On respecte le droit international. On n’est pas pour les tarifs commerciaux, on respecte toujours la règle du jeu. D’ailleurs, s’il y en avait un dernier dans la pièce pour les respecter, ce serait nous. On tient à ça…
POL _Son E. Macron : la France et l’Europe ont des atouts à faire valoir par rapport aux Etats-Unis de Donald Trump.
« Notre objectif est de ne pas être les vassaux de deux pouvoirs hégémoniques », a insisté le président français, promoteur de longue date d’une troisième voie. « Et nous ne voulons pas dépendre de la domination, disons, de la Chine, ni être trop exposés à l’imprévisibilité des États-Unis. Cela dit, c’est justement pour cela qu’il y a une marge de manœuvre, un espace ».
Le détroit d’Ormuz, terrain d’entente avec Séoul
Alors quand un étudiant évoque la guerre au Moyen-Orient et lui demande quel type de coopération il peut mettre en place avec le président coréen, Lee Jae-myung, Emmanuel Macron évoque le sujet de préoccupation partagée : le détroit d’Ormuz et l’initiative qu’il tente de mettre en place pour y sécuriser la reprise de la circulation maritime. « Nous voulons rouvrir le détroit d’Ormuz », martèle-t-il. « Nous avons établi une coopération claire avec votre président », affirme-t-il. Un exemple de partenariat au service d’une 3e voie diplomatique, le cheval de bataille d’Emmanuel Macron.
Le président français avait préalablement esquissé lors d’une conférence à Singapour en mai 2025, l’idée de « bâtir de nouvelles alliances » basées sur le droit international face « au défi de pays révisionnistes qui veulent imposer, au nom de sphères d’influence, des sphères de coercition ». Mais c’est au cours de ce voyage en Asie qu’il a commencé à employer le nom de « coalition des indépendants ».
Avec mes amis, on aime beaucoup la France, on va aux restaurants français ici à Séoul. Un jour j’aimerais vraiment aller en Europe et évidemment passer par la France et visiter Paris…
Reportage à Séoul, à l’université Yonsei
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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