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3 avril 2026entre « chaîne de signalement simple » et « transparence totale », Emmanuel Grégoire dévoile son plan pour Paris – franceinfo
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « entre « chaîne de signalement simple » et « transparence totale », Emmanuel Grégoire dévoile son plan pour Paris – franceinfo ».
Points essentiels de l’article
En pleine tempête dans les écoles de la capitale où les révélations d’agressions sexuelles se multiplient, le nouveau maire de la capitale dévoile ses premières décisions dans les colonnes du « Monde ».
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Tout juste intronisé à l’hôtel de ville de Paris, Emmanuel Grégoire s’est engagé à faire de la lutte contre les violences sexuelles dans le périscolaire la « priorité absolue » de son début de mandat. Dans un entretien au Monde paru vendredi 3 avril, l’élu socialiste donne les premiers détails de ses mesures pour les écoles parisiennes. Coût estimé de l’ensemble du plan : environ 20 millions d’euros.
« Nous allons mettre en place une chaîne de signalement simple, accessible et identifiée par les agents, par les parents et par les enfants eux-mêmes pour chaque école », dévoile le nouveau maire de la capitale. « Jusqu’ici, ce n’était pas toujours très clair de savoir s’il fallait informer le directeur d’école, le directeur du périscolaire ou bien saisir les élus… On va mettre tout ça au propre. »
« Nous continuerons d’appliquer, évidemment, la doctrine qui est désormais celle de la ville, et qui consiste à suspendre un animateur au moindre soupçon. »
Emmanuel Grégoire, maire de Parisdans « Le Monde »
Autre mesure annoncée : « Nous allons aussi créer une cellule d’écoute et de signalement des violences éducatives dans le périscolaire que les parents pourront saisir directement », explique l’ancien adjoint d’Anne Hidalgo. Il compte ainsi « mettre fin » à la fonction de Dominique Versini, défenseure des enfants de la Ville de Paris, dont le poste a été créé en décembre dernier. « Il y a déjà un défenseur des droits et, en son sein, un défenseur des enfants au niveau national. Je préfère m’appuyer sur leur expertise. »
Emmanuel Grégoire promet surtout qu’il garantira une « transparence totale envers les familles ». « Chaque trimestre, je communiquerai les statistiques et le nombre de suspensions. Nous allons informer les familles avec la mise en place d’un livret d’accueil et l’organisation de réunions de rentrée périscolaire dans chaque école. » Comme demandé par les collectifs et associations de parents, l’édile va aussi mettre en place « une commission indépendante » pour établir un état des lieux et rendre in fine des « préconisations ».
Sur le volet de la formation, l’élu de gauche prévoit d’ouvrir, à la rentrée prochaine, une « école parisienne du périscolaire », dans laquelle seront dispensées 48 heures de formation initiale obligatoires. A terme, dans ce même lieu, il envisage de former au BAFA, le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur.
Promesse de sa campagne municipale, il souhaite organiser une convention citoyenne sur les temps de l’enfant dans la capitale. L’objectif ? Discuter du rythme scolaire (et périscolaire) actuel. Le maire affirme qu’il n’exclut aucune option concernant l’actuelle semaine de 4,5 jours, en place à Paris depuis 2013. Emmanuel Grégoire « prend acte » que la convention nationale sur les temps de l’enfant a recommandé à l’automne de maintenir cette organisation. Mais il se dit également attentif aux arguments en faveur du retour à la semaine de 4 jours. Cette mesure était défendue par Rachida Dati, son adversaire de droite durant les élections.
Durant sa campagne, le candidat de la gauche unie (hors LFI) avait promis une « refonte » du secteur et un « big bang de la transparence ». Il était attendu au tournant par les associations et collectifs de parents d’élèves, alors que les révélations d’agressions sexuelles se multiplient. En 2025, trente animateurs ont été suspendus à Paris, dont seize pour suspicions de faits à caractère sexuel, selon les chiffres de la mairie. Depuis début 2026, 78 animateurs ont été écartés, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, a rapporté vendredi Emmanuel Grégoire, lors d’une conférence de presse.
« On attend des actes concrets rapidement, il y a un choc de confiance à redonner aux parents », a prévenu auprès de l’AFP Martin Raffet, président de la FCPE Paris, reçu lundi par le nouveau maire aux côtés d’autres collectifs. « Seules des mesures fortes sont à même de regagner un peu la confiance des parents, parce qu’on reçoit des signalements presque tous les jours », a aussi déclaré Barka Zerouali, cofondatrice du collectif #MeTooEcole, aussi interrogée par l’AFP.
« Ces mesures me semblent de base, elles me semblent plutôt bien », a réagi sur ICI Paris Ile-de-France l’avocate Kathleen Taieb, membre de l’antenne mineurs du barreau de Paris, représentant une trentaine de familles concernées par des abus sexuels. Dans un communiqué transmis à franceinfo, des représentants de parents de 24 écoles publiques maternelles et élémentaires du 11e arrondissement ont, eux, dénoncé des annonces « insuffisantes face à une situation alarmante » et l’absence de « mesures opérationnelles immédiates ».
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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