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3 avril 2026« Faire de chaque catastrophe une opportunité pour améliorer les choses » : après les crues et les tempêtes, les accrobranches du Pays catalan restent optimistes
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « « Faire de chaque catastrophe une opportunité pour améliorer les choses » : après les crues et les tempêtes, les accrobranches du Pays catalan restent optimistes ».
À retenir absolument
Plusieurs tempêtes, dont la terrible Nils, ont frappé les Pyrénées-Orientales cet hiver. Touchés, ces professionnels du loisir de plein air sont loin d’être coulés.
« En plus des tempêtes, on a eu trois crues, c’était la totale »… Le moral de Victor Lévêque aurait pu être touché. Son centre de loisirs, Extérieur Nature à Marquixanes, est bordé par la Têt et n’a pas échappé aux conséquences des intempéries d’un hiver mouvementé par les tempêtes Nils et Pedro et par d’exceptionnels épisodes pluvieux.
« Au final, on n’a pas eu de gros dégâts. Un arbre est tombé, emportant une plateforme. Il a fallu couper certains arbres et consolider des plateformes. Heureusement, la tempête est arrivée tôt dans l’année et on a pu se préparer pour ouvrir dans les temps ». Ce sera chose faite dès le 18 avril.
Avec ses « arbres centenaires, bien ancrés, et des essences solides de peupliers, de chênes et de micocouliers », le parc avait les armes pour laisser passer l’orage. « Ces tempêtes ont été fortes mais elles n’avaient rien à voir en puissance avec Gloria où cinq arbres avaient été emportés dans la rivière », rappelait Victor Lévêque.
Des dégâts, d’autres professionnels du secteur des accrobranches en ont connu durant la saison hivernale. Mais, là aussi, pas de quoi empêcher l’ouverture.
« Face à des choses qui nous dépassent »
Au parc aventure du Soler, Alain Domenech et son équipe étaient prêts pour l’ouverture ce samedi 4 avril malgré de grosses inquiétudes durant l’hiver. « Avec des vents à 150 km/h, on est face à des choses qui nous dépassent… » Le parc, situé au lac du Soler, a surtout été impacté par « les fortes pluies et le vent a compliqué les choses ». Mais hormis « une grosse branche arrachée sur un arbre qui a obligé à modifier un peu le parcours », « on n’a pas plus souffert que ça ». « On s’attendait à pire », expliquait encore Alain Domenech, qui gère le parc depuis son ouverture en 2019.
Des toits envolés
Des secousses plus ou moins sérieuses, l’accrobranche des Angles Aventures en a connu également, mais sans mettre en péril l’ouverture de la saison effectuée en cette semaine de Pâques. « Malgré une forte exposition aux vents, on n’a pas eu de parcours à terre », racontait Émilie Urrutia, la gérante, aidée en cela par la nature même de l’activité. « Les câbles tendus entre les arbres solidifient finalement l’ensemble ».
Seul « le toit de la terrasse du snack s’est envolé » et « des panneaux placés sur le parc ». « Il a fallu partir à leur recherche dans la forêt de la Matte », indiquait encore la gérante du parc.
Des dégâts annexes, « l’accrofilet » de Clairfont Aventure, à Toulouges, en a également connu puisque la tempête Nils a arraché le toit du chalet d’accueil. « La mairie nous a mis à disposition un chalet en bois de Noël pour éviter la fermeture, mais pour le reste, nous n’avons pas eu de dégâts, ni sur les arbres, ni sur les filets », expliquait Alix Mascle, gérante du lieu avec son mari Cédric. L’attraction réservée aux enfants a d’ailleurs pu ouvrir en février avec une nouvelle zone de trampolines ouverte aux plus petits dès deux ans.
Des vents du sud plus craints en montagne
La succession de tempêtes n’a également pas empêché l’ouverture hivernale du parc « Chacun sa trace » à Font-Romeu, où Christophe Bonhomme et Jean-Yves Iglésis ont accueilli les vacanciers de février « lors d’une courte période de redoux ». À Font-Romeu, c’est la neige qui a surtout contrarié les ouvertures hivernales devenues habituelles ces dernières années. Le parc a bien connu, comme les autres, « des arbres cassés ou arrachés » mais « pas sur le parcours ». « Ce sont surtout les coups de vent du sud qui font le plus mal en montagne, avec des arbres moins habitués ».
Si les tempêtes ont mis des milliers d’arbres à terre dans la plaine du Roussillon, ça n’a pas été le cas à Argelès et ni à Saint-Jean-Pla-de-Corts. Ainsi, du côté d’Argelès Aventure, « on n’a pas eu de vent » et l’ouverture a pu se faire tout à fait normalement à la mi-février. En ce week-end pascal, le parc tourne à plein jusqu’à lundi avant de monter en puissance pour les vacances de printemps et le début de la saison estivale.
Au lac de Saint-Pla-de-Corts, l’ouverture de l’accrobranche et de la tyrolienne était au menu de ce samedi 4 avril à 14 h dans des conditions normales. « On a essentiellement des platanes et pour faire bouger un platane, il en faut », notait Margaux Dizern, qui a repris avec sa sœur, Mathilde Bernard, l’activité créée par leur papa en 2003. « On n’a pas eu de dégâts répertoriés, mais c’est vrai que les grosses journées de vent empêchent de travailler sur les structures ». Un peu de temps perdu donc pour « Les aventuriers de Saint-Jean », occupés à l’installation de lignes de vie continues sur l’ensemble du parc, la principale nouveauté de la saison.
Au final, malgré le stress et la découragement passager, il n’y aura pas de retard à l’allumage dans les parcs d’accrobranches du département. « La chute d’une plateforme peut permettre de revoir son parcours et d’améliorer des choses plus vite qu’on n’aurait pensé le faire », résumait Victor Lévêque de Marquixanes. « Il faut faire de chaque catastrophe une opportunité ».
Un triple contrôle avant l’ouverture
Si aucun dégât majeur n’a été enregistré dans les parcs d’accrobranches du département des Pyrénées-Orientales au cours des différentes tempêtes de l’hiver, les secousses ont pu faire travailler les arbres et diminuer la tension des câbles qui maintiennent les parcours en activité.
Mais les usagers peuvent se rassurer, les contrôles sont permanents sur ces structures qui accueillent du public et particulièrement des enfants. « Il y a un contrôle d’exploitation tous les ans », expliquait ainsi Victor Lévêque d’Extérieur Nature à Marquixanes. « On contrôle tous les câbles avant l’ouverture et ce, chaque année. Il y a aussi un contrôle phytosanitaire annuel sur les arbres pour s’assurer qu’ils sont tous sains. Enfin, il y a aussi un contrôle interne permanent puisqu’on est responsable en cas d’incident ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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