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Voici quelques observations de notre rédaction sur « Les primaires, un tour de piste de ceux qui n’ont aucune chance d’être président ».
À ne pas oublier
Les primaires, à gauche comme à droite, continuent de diviser sur leur pertinence, à un an du scrutin. Les favoris des sondages ont pour l’instant exclu de s’y soumettre. « C’est une mascarade, une hypocrisie », tranche ce vendredi sur RMC Olivier Truchot, qui pointe le situation que certains candidats seraient obligés de soutenir un vainqueur ne partageant pas du tout ses idées.
À gauche, la primaire prévue le 11 octobre a plus que jamais du plomb dans l’aile, depuis le second tour des municipales. En cause? La potentielle absence du Parti socialiste, alors que son Premier secrétaire Olivier Faure avait pourtant préalablement souscrit à l’idée. Sauf que certains barons du parti à la rose (dont un certain François Hollande mais aussi Jérôme Guedj) n’en veulent absolument pas.
D’autant que – pour l’instant – le casting ne comporterait même pas Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, tous deux farouchement opposés à une participation. Même du côté du PCF, l’hypothèse d’une candidature unique – à l’instar de celle de Fabien Roussel en 2022 – semble être bien partie. Ne reste plus que les Ecologistes et quelques anciens « insoumis » (Clémentine Autain, François Ruffin…) à militer pour un tel scrutin et l’ancienne candidate à Matigon du NFP, Lucie Castet, vestige passé d’une éphèmère union de la gauche lors du NFP en 2024.
Une primaire de la droite… jusqu’à l’extrême droite?
A droite, l’idée d’une primaire est encore plus chimérique, bien que réclamée par certains figures médiatiques, comme Laurent Wauquiez, patron des députés LR. Celui-ci prône pour un rassemblement de la droite, jusqu’à… Sarah Knafo, candidate d’extrême droite malheureuse à la mairie de Paris.
Ce serait sans compter les candidatures déjà annoncées Bruno Retailleau, patron de LR et qui va soumettre prochainement au vote, auprès de ses adhérents, le choix entre une primaire ou sa désignation automatique; mais aussi celles de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe et Xavier Bertrand (qui avait échoué dès le premier tour face à Eric Ciotti et Valérie Pécresse). A noter cependant que le maire de Cannes, David Lisnard, est lui aussi candidat mais favorable à la primaire, tout en ayant claqué la porte des Républicains.
Il s’avère qu’au regard des sondages (il reste toutefois encore 1 an avant le scrutin), les « favoris » sont ceux qui refusent de passer par la case primaire, à l’instar de Marine Le Pen ou Jordan Bardella, Raphaël Glucksmann, Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon.
« C’est une mascarade, une hypocrisie »
« La primaire, c’est le tour de piste des gens qui n’ont aucune chance d’être président. C’est une mascarade, une hypocrisie », assène ce vendredi sur RMC Olivier Truchot. « Tu fais une primaire à droite, imaginons que Xavier Bertrand gagne, David Lisnard serait obligé de renier ses convictions? Le contrat est de soutenir le gagnant, c’est qui brouille la politique. En 2017, Manuel Valls a eu raison de ne pas soutenir Benoît Hamon », rappelle le observateur et animateur des Grandes Gueules.
« Je vous rappelle que le pouvoir est quand même contrôlé avec l’histoire des 500 signatures. Il faut déjà faire partie du clan pour pouvoir te présenter. Si tu ne fais pas partie de la bande, tu n’as aucune chance. Même si tu as des idées novatrices et tout, tu seras recalé », commente de son côté Mourad Boudjellal. « De toute façon, on est sous directives européennes, donc le président de la République, il ne peut rien faire. Il faut dire la vérité, il ne peut rien faire. Il est obligé d’appliquer les directives européennes », affirme-t-il, désabusé.
« Des moments de vérité sur ce que les uns et les autres pensent vraiment »
La primaire, une machine où les « grandes gueules » ont leur chance? « L’électeur, un peu comme toi, Mourad, désabusé en se disant de toutes les manières ‘à quoi ça sert que je vote, parce que c’est Bruxelles qui prend la décision’, si t’as une primaire, si t’as un débat à 5 ou à 6, tu peux avoir un petit moment de vérité, lui il a de niaque, lui il a pas hésité à y aller », théorise Alain Marshall. « L’intérêt des primaires, c’est que ça peut être des moments de vérité sur les caractères des gens. Ça peut être des moments de vérité sur ce que les uns et les autres pensent vraiment », abonde Joëlle Dago-Serry.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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