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Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « L’escalade diplomatique de Javier Milei vis-à-vis de l’Iran inquiète les Argentins ».
Points essentiels de l’article
Deux jours après avoir classé les gardiens de la révolution comme organisation terroriste, le pays sud-américain a expulsé jeudi 2 avril le chargé d’affaires iranien, Mohsen Soltani Tehrani. Entre temps, le régime iranien avait accusé le président argentin, Javier Milei, d’être complice des « crimes » commis par les États-Unis et Israël en Iran.
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De notre correspondant à Buenos Aires,
L’escalade diplomatique vient principalement de l’alignement inconditionnel de l’Argentine de Javier Milei sur les États-Unis de Donald Trump et Israël.
Un alignement diplomatique qui s’est encore vu la semaine dernière à l’Assemblée générale de l’ONU, quand les trois pays ont été les seuls à voter contre la résolution qui a reconnu la traite des esclaves africains comme le plus grave des crimes contre l’humanité.
Javier Milei, qui s’est autoproclamé « président le plus sioniste au monde », a par ailleurs promis de déménager l’ambassade argentine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.
L’Iran désigné comme ennemi
L’Argentine est le premier pays d’Amérique du sud à avoir soutenu les frappes américaines et israéliennes en Iran, et depuis quelques semaines, Javier Milei multiplie les déclarations va-t’en-guerre, comme « l’Iran est notre ennemi » ou « nous allons gagner la guerre ».
Et si l’Argentine n’a pas vraiment les moyens pour apporter une aide militaire à ses alliés, elle a répété à plusieurs reprises qu’elle était à leur disposition, et elle a donc expulsé le diplomate iranien de plus haut rang en Argentine. Dans le cas de la guerre au Moyen-Orient, un récent sondage indique que deux tiers des Argentins ne se sentent pas représentés par la position de leur président.
Et depuis quelques semaines, une partie de l’opinion publique craint même que l’agressivité verbale de Javier Milei ne finisse par faire de l’Argentine une cible dans ce conflit, au travers d’attentats par exemple, et représentent donc un danger pour la sécurité nationale.
L’ombre des attentats des années 1990
Il y a un précédent, et même un traumatisme pour les Argentins : dans les années 1990, la communauté juive argentine a été la cible de deux attentats qui ont fait plus de 100 morts.
Personne n’a été arrêté ou condamné pour ces attaques, mais en 2024, la Cour de cassation argentine a estimé qu’elles avaient été commanditées par le régime iranien, en représailles à un revirement dans la politique étrangère du président argentin de l’époque Carlos Menem, qui s’était aligné sur les Etats-Unis pour participer à la guerre du Golfe.
Un scénario qui résonne avec ce qui se passe aujourd’hui, au point d’alimenter les inquiétudes d’une partie de la population.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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