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3 avril 2026Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Voici notre analyse rapide sur « Lettre à la jeunesse italienne ».
Les points essentiels à retenir
Une humiliation aussi et celle là, ils ne l’ont pas volée !
Je dis ça parce que je suis un peu en colère. Mais c’est surtout parce que mon boulot, c’est de comprendre ce qui dysfonctionne pour qu’un pays où le foot était une religion souffre à ce point d’une crise de foi. Ce sport est toujours le miroir de la société. Le calcio ressemble donc comme deux gouttes d’eau à son pays : écrasé par la bureaucratie, incapable de se moderniser (les stades sont tellement miteux que le président de l’UEFA a menacé hier de retirer l’Euro attribué à l’Italie en 2032 si les rénovations ne font pas !) , miné par l’argent souterrain, la corruption et surtout : vieux. Tellement vieux.
On le sait, l’Italie ne fait plus d’enfants. Elle ne sait donc plus s’en occuper. En série A, 65 % des joueurs sont des étrangers. Le made in Italy, c’est bien connu, coûte plus cher que l’achat et la revente de joueurs étrangers. C’est la jeunesse qui fait le foot. Mais encore faut-il qu’elle joue et ait sa place pour s’aguerrir dans le championnat. Or, où sont les jeunes talents italiens ? qui est le dernier joueur « fuoriclasse » comme on disait, hors norme, dans les années 1990 formé en Italie ? le nouveau Baggio, Del Piero ? Totti ? Maldini ? Pirlo ? Ils ne sont nulle part. Parce que la formation est défaillante : elle n’enseigne plus le jeu à des gamins de sept ou huit ans, Plus le dribble, plus la création. Elle les met dans des schémas tactiques au lieu de leur enseigner la technique. Plus de feu follet, plus d’artistes. Trop long, trop cher. On leur demande de gagner tôt sans leur laisser le temps de grandir, d’échouer, de tenter. Alors oui. Ils sont champions d’Europe des U17 et des U19 (moins de 17 ans Et puis ils disparaissent. Parce qu’aucune équipe A ne les réalités jouer pour parfaire leur culture. Le foot italien est devenu un EHPAD pour quelques milliardaires vieillissants. L’insolence et l’audace d’un Yamal, d’un Musiala, d’un Doué : étouffées. Sacrifiées.
Il y a 15 ans, Roberto Baggio, immense star des années 1990, a produit un compte-rendu de plusieurs centaines de pages pour proposer de refonder la formation italienne. Basées sur des académies modernes partout sur la péninsule, d’exercices techniques, balle au pied, de préparateurs physiques et mentaux. C’était en 2011. Sans cela, prédisait-il, le foot italien va s’éteindre et mourir. Eh bien depuis mardi, tout le monde est à l’enterrement.
Mais où est-il ce rapport ?
Enseveli sous la poussière d’un système en état de putréfaction qui s’est gavé sur le dos des amoureux fous du ballon, le tout avec la complicité des politiques qui ont sacrifié des générations.
Des jeunes issus d’une formation raisonnée, en tennis, en F1, en ski, en patinage de vitesse. Ces stars s’appellent Jannick Sinner, Jasmine Paolini, Kimi Antonelli, Federica Brigogne. Ils n’ont peut-être jamais vu l’Italie au Mondial, mais l’italien Marcel Jacobs gagner le 100 mètres aux jeux, ils ne voient plus la nazionale de foot gagner, mais celle de rugby battre l’Angleterre et même celle de baseball taper les Américains Parce que tous ces sports, eux, ont travaillé, investi dans des centres de formation modernes et performants, et forgé une identité sportive.
En fait ce ne sont pas les Italiens qui n’aiment plus le foot. Mais le foot qui a cessé d’aimer l’Italie. Parce qu’elle a oublié de chérir ce qu’il y a de plus précieux : sa jeunesse.
Il n’y aura pas de nuits magiques cet été non plus.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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