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3 avril 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Milad Nabizadeh, un artiste iranien qui rend hommage aux défunts depuis la France ».
Résumé synthétique
Au beau milieu de l’après-midi, place de la République, à Paris, plusieurs dizaines de passants s’arrêtent, interpellés par des bruits d’explosion. Diffusé sur une enceinte à même le sol, une alarme retentit en continu, sur fond d’éclats de verre et de détonations. Deux hommes se font face, lançant chacun leur tour des avions en papier, sans pause, pendant près de 40 minutes.
« Pour cette mise en scène, on a essayé de se déguiser en politiciens« , glisse Milad Nabizadeh, l’un des deux artistes iraniens se tenant debout au milieu de la place. Vêtu d’un costume noir et de lunettes de soleil teintées, il explique que les avions représentent des missiles tirés à la chaîne. « On ne sait pas vraiment qui, de lui ou moi, en a le plus« , développe-t-il.
À 38 ans, le sculpteur et peintre Milad Nabizadeh a quitté l’Iran à contre-coeur, une dizaine de jours après les manifestations réprimées dans le sang par le régime iranien. Il est parti en hâte de Téhéran le 20 janvier 2026, avant même que les Etats-Unis et Israël ne frappent son pays .
“On consulte les occurrences diversss iraniennes dès le réveil »
Son voyage vers la France était planifié depuis des mois dans le cadre de différents projets artistiques. Milad a dû partir de Téhéran contre sa volonté, pour éviter des problèmes de visa. Rejoint par son acolyte, l’artiste polyvalent iranien Saeed Mirzaei, il vit encore au rythme des nouvelles venues d’Iran.
« On consulte les situations diversss iraniennes dès le réveil, c’est devenu une habitude« , confie Saeed Mirzaei. Avec Milad, il tente tant bien que mal d’avoir des nouvelles de leurs proches restés en zone de guerre : « Si j’ai l’occasion d’appeler en Iran, je demande à mon interlocuteur de contacter la mère de Milad pour prendre de ses nouvelles. Si lui est au téléphone avec sa mère, il essaie de se renseigner sur les personnes à qui on a donné mon numéro.” Le coeur lourd, Milad explique ne pas pouvoir parler à sa mère plus de 30 secondes par semaine.
La perte de proches décédés en Iran
Le visage fermé, Milad raconte la perte d’un de ses proches, le sculpteur de pierre Mehdi Salahshour, tué par balle à Téhéran par le régime iranien, durant les mobilisations du 9 janvier . » Je suis encore sous le choc. On n’arrive toujours pas à y croire, reconnait-il d’un ton glacial. Parfois, j’ai encore l’impression que je pourrais [lui] parler.«
Le soir du 9 janvier, Mehdi était en tête de cortège, accompagné de son frère. Ce dernier l’a vu tomber au sol, après avoir été touché par des tirs. Les gardiens de la paix ont ensuite emporté son corps. Sa famille a finalement dû payer pour le récupérer. Milad a appris la nouvelle cinq jours plus tard, du frère de Mehdi, présent le soir-même.
« Je connais Mehdi depuis quinze ans et, ces dernières années, on était constamment ensemble, se rappelle Milad le coeur lourd. On a créé énormément souvenirs ensemble. » Rencontré au 4e symposium de scultpure de pierre de Téhéran à l’âge de 20 ans, les deux hommes ont ensuite travaillé dans le même atelier et collaboré sur de nombreux projets. » C’était un artiste très professionnel et expert. Tout le monde se tournait vers lui pour apprendre des techniques. C’était comme une ressource pour les autres artistes« , ajoute le trentenaire avec fierté.
« Eriger un monument à la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’Iran »
Milad et Mehdi étaient tellement proches que le sculpteur, à présent basé à Paris, connaît même certaines des maquettes de son ami défunt. En partant de Téhéran, il n’avait qu’une idée en tête : « Eriger un mémorial ou un monument, à la mémoire de Mehdi Salahshour et de tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’Iran. » Il souhaite honorer le rêve de son ami d’exposer en Europe, en reproduisant l’une de ses créations de toute pièce.
« En tant qu’artiste, je me sens responsable face à cette situation, estime Milad d’un air grave. Comme on cherche la démocratie, j’essaye vraiment d’être plus utile pour mon pays, et de changer les choses à travers l’art. » Après l’annulation de bon nombre de ses projets, en raison des répressions du régime et de la guerre, l’artiste iranien cherche de nouvelles idées créations en lien avec la situation de son pays, tout en apprenant le français.
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Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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