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3 avril 2026Pourquoi Emmanuel Grégoire met fin au rôle de Défenseur des enfants en pleine crise du périscolaire à Paris
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Points clés à retenir
ANNA KURTH / AFP
Emmanuel Grégoire, ici à Paris, le 1er avril 2026.
Il s’agit du premier gros dossier sur la table du nouveau maire de Paris. Emmanuel Grégoire dévoile ce vendredi 3 avril son très attendu « plan d’action » pour le périscolaire chiffré à « une vingtaine de millions d’euros », qui garantira selon lui « la transparence totale envers les familles ».
L’édile socialiste intronisé dimanche va aussi mettre fin au poste de défenseure des enfants, quatre mois seulement après sa création en décembre par Anne Hidalgo. Le poste était occupé par Dominique Versini, une ancienne ministre de Jacques Chirac. Il s’agissait alors d’une première en France à l’échelle d’une collectivité locale, notait la mairie de Paris.
« Il y a déjà un défenseur des droits et, en son sein, un défenseur des enfants au niveau national. Je préfère m’appuyer sur leur expertise plutôt que de reproduire un dispositif similaire au sein de la Ville de Paris », a justifié dans une interview au Monde l’ex-premier adjoint à l’Hôtel de ville.
Dans le même temps, le ministre Édouard Geffray a annoncé mercredi la création d’un nouveau poste de défenseur des droits de l’enfant au sein de l’Éducation nationale, confié à Cristelle Gillard, inspectrice générale depuis 2018. Elle devient adjointe de la médiatrice de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur, déléguée à la protection des enfants à l’école.
Des critiques sur un poste doublon
Elle devra « faire en sorte que le scolaire et le périscolaire puissent travailler ensemble », a décrit le ministre, alors que les révélations d’agressions sexuelles sur mineurs se multiplient, notamment à Paris. Elle pourra s’appuyer sur les délégués des médiateurs dans les académies, et « tout dysfonctionnement pourra lui être soumis, scolaire et périscolaire ».
Édouard Geffray avait annoncé en janvier la création de ce poste, que certains avaient critiqué estimant que le Défenseur des droits existait déjà, en la personne de Claire Hédon, à l’extérieur de l’Éducation nationale.
Parmi les autres annonces d’Emmanuel Grégoire à Paris, celui-ci promet de « communiquer chaque trimestre les statistiques et le nombre de suspensions d’animateurs », que les collectifs de parents d’élèves peinent aujourd’hui à obtenir. Un « livret d’accueil » et des réunions de rentrée périscolaire seront mis en place dans « chaque école ».
« Je m’engage à ce que l’intégralité des conclusions des enquêtes administratives, quand il y a eu un signalement, soient restituées aux familles concernées », poursuit le maire qui installera aussi une « commission indépendante pour établir un état des lieux complet et nous rendre des préconisations ».
30 animateurs suspendus l’année dernière
Une « chaîne de signalement simple, accessible et identifiée » sera aussi établie, comme le demande le collectif SOS Périscolaire. #MeTooEcole, à l’initiative d’une pétition qui a recueilli plus de 22 300 signatures, souhaite de son côté une « enquête administrative globale », comme réclamé de longue date par l’opposition de droite.
Les parents pourront aussi « saisir directement » une « cellule d’écoute et de signalement », ajoute-t-il, en précisant que la mairie continuerait à suspendre un animateur « au moindre soupçon ».
Selon le successeur d’Anne Hidalgo, « l’immense majorité des cas » de violences sexuelles « datent de 2024 et surtout de 2025 », principalement dans des écoles maternelles.
En 2025, trente animateurs ont été suspendus à Paris, dont seize pour suspicions de faits à caractère sexuel, selon les chiffres de la mairie. Depuis janvier, neuf animateurs d’une même école maternelle du VIIe arrondissement ont été suspendus pour suspicions de violences physiques et sexuelles.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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