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3 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
L'équipe éditoriale a étudié « Sur quoi le réalisateur va être jugé, après ce revers du juge » et partage son avis.
Résumé rapide
Montage Le HuffPost avec AFP
Blake Lively et Justin Baldoni, ici chacun de leur côté, lors de la promo du film « Jamais plus ».
L’heure du procès entre Blake Lively et Justin Baldoni approche à grands pas. Mais alors que celui-ci doit s’ouvrir à la mi-mai à New York, un juge vient d’annuler, ce jeudi 2 avril, 10 des 13 chefs d’accusation portés par l’actrice américaine contre le cinéaste. Parmi eux, ceux notamment relatifs aux faits de harcèlement sexuel.
Dans sa décision de 152 pages, que plusieurs médias (dont USA Today) ont pu consulter, Lewis Liman estime que la star du film Jamais plus ne pouvait pas intenter d’action de ce type contre le réalisateur « en vertu de la législation fédérale », note Variety, car elle a officié en tant que « prestataire indépendante » sur le long-métrage.
Il précise aussi qu’en vertu de la législation californienne, de telles accusations ne peuvent être maintenues compte tenu du lieu de tournage, qui s’est déroulé dans l’État du New Jersey. Pour rappel, l’affaire a démarré en décembre 2024, quand Blake Lively a déposé une plainte en Californie pour harcèlement sexuel, laquelle a été suivie d’une autre action en justice de sa part devant le tribunal fédéral de New York.
« Il s’agissait d’allégations très graves, et nous sommes reconnaissants à la Cour d’avoir examiné avec soin les faits, s’est enthousiasmée la défense de Justin Baldoni. Il ne reste plus qu’une affaire considérablement réduite, et nous sommes impatients de présenter notre défense devant la Cour concernant les plaintes restantes. »
Seuls trois chefs d’accusation ont été retenus, à savoir ceux pour rupture de contrat, représailles et complicité de représailles. Blake Lively accuse en effet Justin Baldoni d’avoir orchestré une campagne visant à nuire à sa réputation.
La défense de Blake Lively réagit
Pour cette dernière, « la plus grande forme de justice réside dans le observation que les personnes et les stratagèmes à l’origine de ces attaques numériques coordonnées ont été dévoilés et que leurs auteurs sont déjà appelés à rendre des comptes par les autres femmes qu’ils ont prises pour cible », peut-on lire dans un communiqué des équipes de l’actrice, transmis à People.
Celui-ci précise : « Elle a hâte de témoigner au procès et de continuer à mettre en lumière cette forme pernicieuse de représailles en ligne afin qu’elle soit plus facile à détecter et à combattre. »
Pour mieux comprendre ces dires, il nous faut revenir en arrière, au mois d’août 2024. La promo de la comédie romantique bat son plein. Mais bizarre, quelque chose ne tourne pas rond, d’après les fans. Sur TikTok, nombre d’entre eux s’étonnent de ne jamais voir ensemble Blake Lively et Justin Baldoni. Ni sur le tapis rouge, ni en interview.
Plus étrange encore, Blake Lively ne suit pas son partenaire de jeu sur Instagram. Pendant ce temps, on lui reproche des propos maladroits sur les victimes de violences sexuelles, de profiter des caméras pour parler de ses marques de boissons et de mettre sous le tapis le vrai propos du film : les violences conjugales. On apprendra plus tard que Sony avait demandé aux journalistes de ne poser que des questions « amusantes et légères », d’après la BBC.
La campagne de dénigrement
Dans la presse comme sur les réseaux sociaux, le backlash est à son paroxysme, alors même que le film n’est pas encore sorti. Pour Ashley Paige, visage de la lutte contre les violences conjugales sur TikTok, cette tournée promotionnelle a tout de celle d’un potentiel second volet de Barbie, ironise-t-elle dans une vidéo vue plus de 4,5 millions de fois à ce jour.
La redécouverte d’une interview de Blake Lively vieille de 2016 en rajoute une couche. Elle s’y montrait irritée tout du long après une question sur son « baby bump ». Pire, elle aurait « donné envie » à la reporter norvégienne Kjersti Flaa, qui l’a remise en ligne à ce moment, « de quitter [son] travail ». Le monde a-t-il découvert le « vrai » visage de la superstar ?
Plusieurs mois ont passé. Le film a été un succès. Blake Lively, elle, n’est pas restée les bras croisés. Dans la foulée de sa plainte en Californie, elle intente une nouvelle action à New York pour dénoncer, entre autres, ce qu’elle estime avoir été une campagne de dénigrement contre elle menée de toutes pièces par Justin Baldoni.
Le procès approche
Dans un dossier fourni par sa défense, plusieurs captures d’écran d’échanges de textos attribués au réalisateur et ses équipes y sont fournies. Parmi eux, des conversations avec une certaine Melissa Nathan, experte en relations publiques de crise connue pour avoir travaillé avec Johnny Depp lors de son procès contre Amber Heard.
Dans ces échanges, on peut notamment voir le cinéaste demander aux équipes de la communicante, engagée aux balbutiements du tourbillon médiatique entourant la promo, de « renverser le récit ». On y lit aussi une employée de Melissa Nathan alerter sur le cas d’une tiktokeuse, qu’elle accuse de « mener une croisade très dangereuse » contre son client, alors qu’elle soulevait des interrogations brûlantes à son sujet.
Qui dit vrai ? Depuis le début de l’affaire, les deux camps s’opposent et se sont livrés à des telles offensives en ligne et dans la presse que Lewis Liman a pendant un temps menacé d’avancer la date du procès. Il ne l’a pas fait. D’abord annoncée au 9 mars, son ouverture a finalement été reportée au 18 mai prochain.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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