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5 avril 2026CARTE. La France dans le flop 5, la Finlande nouveau cancre, la Pologne au plein-emploi… Les bons et mauvais élèves européens dans la lutte contre le chômage
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Voici notre analyse rapide sur « CARTE. La France dans le flop 5, la Finlande nouveau cancre, la Pologne au plein-emploi… Les bons et mauvais élèves européens dans la lutte contre le chômage ».
Les faits essentiels
Le taux de chômage de l’Union européenne a atteint 5,9% en février, l’un des plus bas niveaux observés historiquement. Certains pays dont la France semblent malgré tout encore loin du plein-emploi.
Une réduction de moitié en 13 ans. À 11,7% début 2013, le taux de chômage au sein de l’Union européenne a connu une nette décrue ces dernières années pour s’établir à 5,9% en février, soit un niveau proche de son plus bas historique de fin 2024 (5,8%), selon les données publiées cette semaine par Eurostat.
Cette tendance est globalement observée dans l’ensemble des pays de l’UE même si l’on peut distinguer les bons élèves qui ont déjà atteint le plein-emploi et ceux qui luttent encore contre un chômage structurel élevé, malgré l’embellie commune dont ils ont bénéficié au cours de la dernière décennie.
La France entre dans la seconde catégorie avec un taux de chômage qui a certes baissé de 2,5 points depuis 2016 mais qui reste le cinquième le plus élevé de l’Union européenne. À 7,8%, il a même plutôt eu tendance à repartir à la hausse ces derniers mois (il était de 7,2% fin 2024), les entreprises se montrant plus frileuses à l’idée d’embaucher, tandis que la population active continue de croître.
Et le conflit au Moyen-Orient ne devrait rien arranger alors que l’Insee table déjà sur un taux de chômage au-dessus de 8% mi-2026. Mais « tout dépendra de la durée de la crise et de son ampleur », a rappelé cette semaine Jean-Pierre Farandou sur TF1.
Le ministre du Travail a par ailleurs assuré qu’avant la guerre en Iran le gouvernement « était plutôt confiant ».
« On savait qu’il y avait une petite poussée du chômage à la fin de l’année dernière mais à des niveaux qui restent très raisonnables puisqu’on est autour de 8%. 8% en France c’est bien: on était plutôt à 10% en chômage structurel », a-t-il souligné.
La promesse d’Emmanuel Macron d’atteindre le plein-emploi semble en revanche définitivement abandonnée. La faute au contexte international, selon Jean-Pierre Farandou: « Le plein-emploi avec d’un côté les Américains qui ne veulent pas qu’on exporte chez eux et de l’autre les Chinois qui veulent nous amener plein de produits c’est difficile ».
Un chômage au plus bas en Pologne (mais pas que pour de bonnes raisons)
Pour observer les meilleures performances, il faut tourner le regard vers les pays de l’est où le chômage n’est pas vraiment un sujet. La République tchèque, la Bulgarie ainsi que la Pologne affichent tous les trois le taux de chômage le plus faible d’Europe à 3,2%, soit ce que l’on peut considérer comme un taux de chômage incompressible, synoyme de plein-emploi.
Le cas de la Pologne est particulièrement intéressant. Le pays s’illustre depuis plusieurs années par son dynamisme économique, au point d’être désormais considéré comme l’un des moteurs de la croissance européenne. La main-d’oeuvre polonaise est en effet à la fois qualifiée et compétitive, ce qui a permis d’attirer les investissements étrangers et de faire de l’industrie polonaise l’une des plus performantes du Vieux continent dans de nombreux domaines (batteries électriques, électroménager…). Les différents instituts de prévision s’attendent même désormais à voir le PIB par habitant polonais a dépassé cette année celui du Japon.
Pourtant, le faible taux de chômage polonais masque une autre réalité beaucoup plus sombre: le déclin démographique. Considéré comme le pays le moins fécond d’Europe, la Pologne voit sa population active se réduire, ce qui fait mécaniquement baisser le taux de chômage. Le taux de natalité y est tombé au-dessous de 1,1 enfant par femme et la population, actuellement inférieure à 38 millions d’habitants, pourrait chuter à 30 millions d’ici 2060 d’après l’Office polonais des Statistiques GUS. Le nombre de personnes en âge de travailler devrait lui diminuer d’environ deux millions d’ici à 2040. À ce stade, les pénuries de main d’oeuvre déjà préoccupantes deviendront un véritable boulet pour l’économie polonaise.
La Finlande nouveau cancre
Plus au sud, les anciens « pays du Club Med » prennent leur revanche. L’Italie est parvenue depuis 2016 à réduire son taux de chômage de 11,6 à 5,3%, même si le pays est aussi confronté à une crise démographique inquiétante. La performance grecque est tout aussi remarquable avec un taux de chômage de 8,5% à ce jour, soit 15 points de moins qu’il y a dix ans (24,1%)
Enfin, l’Espagne qui a longtemps affiché le taux de chômage le plus élevé d’Europe avec un pic à 27% en 2013 vient tout juste de céder son bonnet d’âne en passant sous la barre des 10% début 2026 (9,8% en février). Le pays a en effet réussi à inverser progressivement la tendance à partir de 2014 en lien avec la reprise économique et les réformes du marché du travail.
C’est désormais la Finlande qui occupe la place de dernier de la classe (10,4%). Un chiffre qui reflète « la situation économique actuelle en Finlande, où la croissance économique est très fragile », relevait Henna Busk, économiste à l’institut de recherche économique Pellervo.
L’économie finlandaise peine effectivement à se redresser complètement depuis la crise financière de 2008. Le ralentissement des exportations, la faiblesse de la demande des consommateurs et l’incertitude géopolitique, dans un contexte de vieillissement de la population, ont entravé la croissance. Sans compter le déclin brutal du secteur de la construction et l’interruption des relations commerciales avec la Russie voisine, avec laquelle elle partage une frontière de 1.340 kilomètres, à la suite de l’invasion russe en Ukraine.
La Finlande souffre également d’un manque de main-d’oeuvre qualfiiée et cherche ainsi à attirer les travailleurs étrangers. Il n’empêche, les inégalités y sont faibles, l’espérance de vie élevée, et le modèle social très protecteur. Si bien que la Finlande truste malgré tout depuis plusieurs années la première place du classement des pays les plus heureux au monde.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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