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5 avril 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « DOSSIER / Fabophile experte, Carole est la nouvelle reine des fèves ».
Résumé à retenir
La convoitise, ce désir extrème de posséder, s’est révélée un jour à Carole par pur hasard, sous la forme d’une fève en petit chat de porcelaine. Depuis, la restauratrice narbonnaise collectionne des milliers de fèves et des centaines de minous en figurine.
Chef de cuisine à Narbonne dans l’Aude, autrefois propriétaire d’un restaurant à son compte, Carole a deux amours. « Les fèves et les chats en porcelaine. » A la tête d’une collection de plus de 15 000 pièces sorties de galette des rois, la reine des objets miniatures possède également « une vitrine pleine de 500 à 600 minis félins ». Frénétique à l’idée de penser à ses si nombreux sujets nichés sur des étagères ou présentés dans des coffrets de luxe, la quinquagénaire s’agite derrière les fourneaux. Ses deux « dadas » ne datent pas d’hier.
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Des fèves déposées dans ma boîte aux lettres par des inconnus
Si elle a toujours gardé ces petites oeuvres d’art que les pâtissiers glissent dans la frangipane ou la brioche des couronnes, « c’est bête de les jeter à la poubelle », elle a sérieusement commencé à conserver toutes les pièces récoltées depuis une bonne dizaine d’années. « Aujourd’hui, des inconnus ont même la gentillesse de m’en déposer dans la boîte aux lettres, de belles surprises à chaque fois. A Narbonne, tout le monde connaît ma passion. Et, les gens ont le coeur sur la main. »
Jamais oisive, Carole consacre des heures à trier, repertorier, ranger et séparer ses fèves et nombreux doublons inéluctables. « Je suis sur des forums, j’échange beaucoup avec des particuliers, des associations, j’achète sur Vinted et des plateformes du genre. Je me sers aussi des réseaux sociaux pour dégôter la perle rare. Et, au moment des rois, je demande à tout mon entourage de me mettre les fèves de côté. » Carole profite des fêtes de fin d’année pour se procurer des coffrets complets. « La fève est aujourd’hui au centre d’un véritable marché. Dans les grandes surfaces, de fin décembre à fin janvier, on trouve de plus en plus des présentoirs avec des coffrets garnis, les consommateurs se ruent pour les acheter. »
La fève au coeur d’un marché juteux est devenue un filon
De leur côté, les boulangers et pâtissiers sous enseigne d’artisans rivalisent d’ingéniosité pour combler leur clientèle. De la pièce d’or aux figurines et aux exemplaires publicitaires hauts de gamme, ils savent que leurs couronnes s’arracheront comme des petits pains en fonction de l’objet dissimulé dans la pâte. « Certains organisent même des concours. On doit remporter une série pour gagner un an de baguettes offertes. » L’effet tendance fonctionne tous azimuts, pour toutes les bourses. « Tout le monde a compris le filon, il existe des fèves magnifiques, ornées de fils d’or ou d’émaux, et d’autres plus classiques comme les santons, par exemple. »
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Face à cette passion dévorante, la fabophile a vite été obligée de s’organiser. Elle a adopté un classement par séries, par année et par lettres de l’alphabet. « J’en ai déjà 500 entières dans un petit sac chacune. Pour les autres, je fais tout mon possible afin de réussir à les compléter. Dès qu’une est aboutie, je colle chaque pièce sur une baguette en bois que je protège en la recouvrant d’une pochette. » Un travail d’orfèvre dont les joyaux remplissent ses armoires. « Aujourd’hui, les fèves sont vraiment très belles, rien à voir avec celles d’autrefois qui étaient blanches et plates, ressemblaient à des jetons en plastique. »
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Un petit chat blanc aux pointes d’oreilles et au museau vert
Regrettant l’inexistence des bourses aux fèves dans le Midi, « c’est plutôt une spécialité du Nord où les fans se régalent de passer la journée », Carole regarde toujours à la dépense. « On peut laisser facilement beaucoup d’argent dans les fèves. La demande est forte, des personnes en profitent », confesse-t-elle, sidérée par des ventes à prix d’or. « Ça ne devrait pas être mercantile et c’est devenu cher comme tout. » Elle a déjà vu des pièces afficher 50 à 60 euros, voire plus. Les siennes ont en majorité « une plus grande valeur sentimentale ». Surtout ce petit chat blanc de porcelaine aux pointes d’oreilles et au museau vert. « Il a une place à part celui-là, je l’aime. C’est le trésor de ma collection. » Une de ses premières trouvailles dans un tourteau qui a éveillé en elle un engouement, l’exaltation de la découverte.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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