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5 avril 2026La start-up d’IA « Friend » suspend son lancement le temps de répondre aux exigences européennes sur les données personnelles
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « La start-up d’IA « Friend » suspend son lancement le temps de répondre aux exigences européennes sur les données personnelles ».
Ce qu'il faut retenir
LAURE BOYER / Hans Lucas via AFP
Une publicité pour le collier connecté Friend, doté d’intelligence artificielle, affichée dans la station de métro Invalides à Paris, en février 2026.
Le lancement en France de ce collier connecté dopé à l’intelligence artificielle, capable d’écouter les conversations autour de son utilisateur, ne se fera finalement pas tout de suite. En cause : de sérieuses questions sur la vie privée, qui ont contraint son concepteur à revoir ses plans.
La start-up américaine d’intelligence artificielle Friend a décidé de freiner son lancement en Europe, le temps de se conformer aux exigences du RGPD, le cadre juridique européen sur la protection des données, apprend-on dans Les Échos. « Nous voulons nous assurer que nous sommes entièrement conformes au RGPD avant d’expédier le pendentif à l’UE, ce sur quoi nous travaillons actuellement avec notre équipe juridique européenne », a déclaré le directeur général de Friend, Avi Schiffmann.
Ces derniers mois, le produit s’était pourtant fait remarquer via une campagne d’affichage dans le métro parisien, avec des slogans comme « Je serai toujours d’accord pour prendre un café avec toi » ou « je ne laisserai jamais de vaisselle dans l’évier ».
L’objet, vendu comme un compagnon « intelligent », repose sur un principe simple mais très controversé : celui d’écouter en permanence l’environnement de son utilisateur. Grâce à un micro intégré, il capte les conversations, analyse les échanges et envoie ensuite des réponses ou des conseils via smartphone, en s’appuyant sur une intelligence artificielle.
Et c’est précisément ce fonctionnement qui a déclenché les critiques. Car en pratique, le dispositif ne se contente pas d’entendre son propriétaire : il peut aussi enregistrer toutes les personnes autour de lui, sans qu’elles en soient informées. un indication particulièrement sensible en Europe, où le consentement et l’encadrement des données personnelles sont strictement définis.
Une visibilité coûteuse
Face à ces interrogations, la pression est rapidement montée. Des responsables politiques ont interpellé la Cnil (la Commission nationale de l’informatique et des libertés), qui s’est saisie du sujet et échange déjà avec l’entreprise. Beaucoup de questions restent en suspens. Par exemple, que deviennent les données collectées ? Où sont-elles stockées ? Peuvent-elles être réutilisées pour entraîner l’intelligence artificielle ?
La polémique ne s’est pas limitée au terrain juridique. Le positionnement même du produit interroge. Présenté comme une présence constante, capable d’initier des conversations ou de soutenir son utilisateur, le collier brouille la frontière entre l’outil technologique et la relation humaine. Certains spécialistes y voient une promesse trompeuse, voire un risque de dépendance pour les personnes les plus vulnérables.
Paradoxalement, c’est aussi cette visibilité qui a accéléré le coup d’arrêt. La campagne d’affichage, omniprésente à Paris, a attiré autant l’attention que les critiques, jusqu’à rendre le produit impossible à ignorer, y compris pour les autorités.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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