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5 avril 2026
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5 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
L'article « Le gouvernement Orban en Hongrie, porte-voix de la Russie dans les instances européennes » a retenu l'attention de notre équipe.
Récapitulatif des informations
Dans cette campagne, il a été beaucoup question de l’Ukraine, et cette semaine on a pris encore davantage la mesure de la collusion entre la Hongrie et la Russie. Une conversation téléphonique accablante pour le pouvoir hongrois a ainsi été rendue publique mardi 31 mars. Elle date du 30 août 2024. D’un côté le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjarto, de l’autre, son homologue russe Sergueï Lavrov.
Lavrov : « Je vous appelle de la part d’Alicher. Il me demande de vous rappeler de faire quelque chose pour sa sœur ». Il parle là de l’oligarque russe Alicher Ousmanov et lui demande de la sortir de la liste des personnes sanctionnées par l’Union européenne. Réponse du chef de la diplomatie hongroise : « Oui absolument. Nous avons déposé (en ce sens) une demande avec les Slovaques…. et nous ferons notre mieux pour la faire sortir. » Les efforts ont été payants : la sœur d’Ousmanov sera retirée de la liste six mois plus tard.
D’autres exemples sont donnés dans cette enquête publiée par plusieurs médias basés en Europe centrale et orientale (dont The Insider, média russe établi en Lettonie). Comme cette conversation en juin 2025 entre Szijjarto et le vice-ministre russe de l’Énergie Pavel Sorokin. Le premier indique au second qu’il s’emploie à faire rejeter un paquet de sanctions visant la flotte fantôme de pétroliers russes. Il propose aussi de faire retirer les banques russes de la liste des sanctions, en demandant à son interlocuteur de lui fournir des arguments pour qu’il explique à ses interlocuteurs que c’est dans l’intérêt de la Hongrie !
En l’espèce cela n’a pas fonctionné, mais ces conversations démontrent, s’il en était encore besoin, que le pouvoir échange régulièrement avec les autorités russes, et se fait le porte-parole des intérêts du Kremlin Ouverture dans un nouvel onglet dans les instances européennes. On pourrait même parler d’un pouvoir aux ordres.
De quoi faire réagir Bruxelles
Du côté de la Commission européenne, la opinion est mesurée : « Les Etats sont tenus au principe de coopération sincère », a rappelé sa porte-parole le jour de la révélation de ces enregistrements. Mais il y a eu des expressions plus fortes, comme celle du Premier ministre polonais Donald Tusk, qui parle de « dépendance profondément dérangeante » du gouvernement Orban vis-à-vis de Moscou. Sur X, l’eurodéputée macroniste Nathalie Loiseau dénonce l’attitude d’Orban « qui agit contre l’UE à laquelle appartient la Hongrie« .
Péter Magyar, espoir pour les Européens
La victoire de Péter Magyar représenterait donc une bonne nouvelle pour l’Union européenne. Aucun pays membre, à part la Slovaquie, ne regretterait Orban et ses positions défavorables à l’Ukraine. Dernier épisode en date : la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d’euros à Kiev. Un revirement puisque, initialement, Budapest avait voté en faveur de cette mesure. Notons tout de même que Péter Magyar ne s’est pas encore prononcé sur ce véto hongrois, histoire, peut-être, de ne pas braquer une partie de l’électorat.
L’eurodéputé se concentre plutôt sur la situation des hôpitaux, et fait part de sa volonté de récupérer les fonds européens bloqués : 18 milliards d’euros sont encore gelés pour manquements de la Hongrie à l’état de droit. L’UE déplore les trop faibles progrès en matière de lutte contre la corruption et d’indépendance éditoriale des médias publics.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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