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5 avril 2026Le seppuku : le prix de l’honneur du guerrier japonais : épisode du podcast La tradition japonaise et la mort volontaire
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Le seppuku : le prix de l’honneur du guerrier japonais : épisode du podcast La tradition japonaise et la mort volontaire ».
Points essentiels
Au milieu de la zone de combat, le grand guerrier japonais, le samouraï, voit peu à peu périr ses soldats, ses alliés, ses amis. La tendance est irrévocable et la défaite inévitable. Abandonner, se rendre, accorder à l’ennemi le privilège de lui ôter la vie paraît impensable. Il sort donc son épée, la lame qui l’accompagne toute sa vie, et s’éventre. C’est l’émergence et l’évolution de cette pratique ancestrale que retrace l’anthropologue Maurice Pinguet au micro de Claude Mettra en 1984 dans ce deuxième des cinq épisodes de la série « La tradition japonaise et la mort volontaire » pour « Les chemins de la connaissance » sur France Culture.
Le Japon, une île entre guerre et paix
Le Japon a connu dans son histoire de longues périodes de paix et des guerres très violentes. « Quand une situation d’équilibre et d’apaisement se produisait, elle pouvait durer plus longtemps, l’île était relativement à l’abri des invasions, et au fond, il n’y a eu que deux grandes invasions dans la civilisation du Japon, les tentatives des Mongols au 13e siècle et l’intrusion de la civilisation occidentale au 19e siècle. Tout le reste du temps, le Japon a vécu son histoire dans des conditions d’isolement.«
Le samouraï et les rites de mort volontaire
À la fin du 12e siècle, des clans guerriers s’affrontent sur le territoire japonais, des luttes cruelles éclatent entre le clan Taira et le clan Minamoto. Dans cet empire sans frontières, le chef vaincu ne peut se cacher, il est recherché et décapité. C’est alors qu’apparaissent lors de la défaite des formes de mort volontaire. « La conduite la plus honorable à tenir était de se tuer. On dérobait en somme au vainqueur non pas sa victoire mais son triomphe. On trouvait une sorte de satisfaction profonde à affirmer une image de courage, et le guerrier qui décidait de se tuer disparaissait en laissant de lui cette dernière affirmation de lui-même« . Le guerrier quittait la ligne du combat, se recueillait un instant et s’éventrait avec son sabre ou une dague en opérant une incision du ventre du flanc gauche au flanc droit.
Le ventre, l’essence de l’homme
Dans le Japon médiéval, le ventre contient toute la vérité de l’individu. « Selon la morale des Bushi japonais, un être se définissait non pas par sa nature, non pas par ce qu’il était, mais par son énergie, par ses possibilités d’action« . Cette énergie définit l’être, traduit son caractère, illustre son courage.
Cette pratique du seppuku (ou hara-kiri) se perfectionne, se ritualise, devenant même un véritable art de la mort. Dans ce cérémonial méticuleusement chorégraphié, l’éventrement devenu presque symbolique, s’achève par la décapitation du maître par son disciple. Les cavaliers Bushi et les samouraïs perçoivent même dans ce geste une certaine beauté. Le seppuku, pratiqué sans protestation ni révolte, est considéré comme l’acte le plus honorable, comme l’apothéose de la carrière du guerrier.
- Production : Claude Mettra
- Avec Maurice Pinguet (anthropologue, écrivain, chercheur)
- Les chemins de la connaissance – La tradition japonaise et la mort volontaire 2/5 : Le prix de l’honneur (1ère diffusion : 27/11/1984)
- Édition web : Amélie Potier, Documentation de Radio France
- Archive Ina-Radio France
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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