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5 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Les dieux et la mort en Amérique latine : épisode 7 du podcast La mort face à l’Histoire ».
Points saillants
En quechua, la langue des Incas, le verbe « pampay » signifie à la fois enterrer et mettre en terre, planter. Le terme mallki, lui, désigne à la fois une plante ou un arbre en croissance et dans certains vieux contextes un ancêtre momifié. Aujourd’hui nous trouvons encore dans cette langue les traces de la cosmogonie et du rapport bien particulier des Incas à la mort qui concevaient la vie comme circulaire. Mourir veut dire être semé, se donner à la terre pour produire de nouveau de la vie. Les morts nourrissent mais sont aussi en retour, par le biais d’offrandes et de sacrifices, nourris et choyés. Il existe même certaines occasions où l’on promène les cadavres. Quant aux lieux de sépulture, monuments imposants ou structures plus modestes, ils deviennent également des marqueurs territoriaux importants puisque l’on confie aux morts les frontières du territoire.
le analyse à la mort varie en fonction de la place sociale et de la cause du décès. De nombreuses divinités et une multitude de rituels sont alors mis en place au sein d’un système particulièrement riche en croyances, comme nous l’explique ce numéro de « La matinée des autres » produit en 1997 par Gregorio Manzur, en compagnie des anthropologues Thérèse Bouysse-Cassagne et Danièle Dehouve et de l’historien Pierre Ragon.
L’omniprésence du sacré et le culte aux divinités
Dans les Andes, le sacré occupe une présence essentielle dans la nature, les rites et les croyances des populations. Dans la langue quechua, le terme « wak’a » (ou huaca) regroupe un champ sémantique extrêmement large, signifiant aussi bien les lieux de culte que les édifices naturels comme les montagnes, les rivières ou les cours d’eau.
L’ancien Mexique compte dans son histoire et sa mythologie une abondance de dieux. Des dieux réservés à chaque groupe social, pour toutes les activités humaines et les phénomènes naturels, vénérés toute l’année selon un calendrier festif très complexe. D’autres divinités plus importantes encore servent à rejoindre les morts. Ainsi un guerrier mort au combat ou sacrifié puis mangé, l’un des honneurs les plus grands, n’est pas traité de la même façon que celui succombant à une maladie ou frappé par la foudre. « Il y avait plusieurs sortes de morts et plusieurs sortes de destins des morts. La mort la plus intéressante donnait accès à un au-delà radieux. C’était la mort des guerriers. Ils allaient rejoindre le soleil dans sa course diurne sous forme d’oiseaux qui s’alimentaient de miel et de fleurs dans une sorte de paradis éternel. »
La célébration des morts
Les morts sont perçus comme des intercesseurs. Une fois passés de « l’autre coté » et divinisés, ils se retrouvent parmi les dieux et vont servir d’intermédiaires pour aider l’homme dans sa vie quotidienne et favoriser par exemple la fertilité des sols. Toute l’année, on rend hommage à ces défunts à l’occasion de rituels spécifiques : la fête des enfants morts en août, la fête des montagnes en septembre-octobre dédiée aux dieux de la pluie, la fête des guerriers morts en novembre ou encore les incontournables célébrations de la Toussaint devenues célèbres aujourd’hui dans le monde entier.
- Production : Gregorio Manzur
- Réalisation : Christine Berlamont
- Avec Thérèse Bouysse-Cassagne (anthropologue), Danièle Dehouve (anthropologue, ethnohistorienne) et Pierre Ragon (historien)
- Lectures de textes des missionnaires Bernardino de Sahagún, Pedro de los Ríos, Antonio de Ciudad Real, La Légende dorée de Jacques de Voragine, l’Inca Titu Cusi par Susana Lastreto et Charles Gonzalès
- La matinée des autres – Les dieux et la mort en Amérique latine (1ère diffusion : 15/04/1997)
- Édition web : Amélie Potier, Documentation de Radio France
- Archive Ina-Radio France
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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