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Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « dans le sud du Liban, la crainte d’une catastrophe humanitaire – franceinfo ».
Résumé pour le lecteur
Dimanche, plusieurs associations et responsables religieux ont tiré la sonnette d’alarme après qu’un convoi humanitaire a été empêché de rejoindre un village chrétien près de la frontière avec Israël.
Publié
Temps de lecture : 3min
Pâques sous les bombes : Israël a frappé Beyrouth et ses environs, dimanche 5 avril, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer. Une frappe a visé en milieu de journée un quartier populaire au sud de Beyrouth, faisant au moins cinq morts et 52 blessés d’après un bilan du ministère de la Santé. La frappe s’est produite à proximité de l’hôpital Rafic-Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, d’après une source médicale. Malgré tout, les communautés chrétiennes poursuivent les célébrations pascales sous les bombes, y compris dans le sud du pays, où les combats font rage.
À Beyrouth, ce week-end, environ un million et demi de chrétiens ont fêté Pâques. Mais dans la capitale, si l’on s’éloigne des églises, c’est surtout le bruit de l’aviation israélienne que l’on entend. Ces bombardements sont encore plus intenses au sud du Liban, comme dans le village de Debel, près de la frontière avec Israël, où devait se rendre dimanche 5 avril l’ambassadeur du Vatican. « Mais la Finul, pour des raisons de sécurité, a annulé ce convoi« , regrette Monseigneur Hugues de Woillemont, directeur de l’Œuvre d’Orient.
Il nous reçoit dans les bureaux de l’association qui devait apporter 40 tonnes de médicaments et de denrées, en urgence, dans ce village. « Il y a un enjeu de respect du droit international, c’est une visite nécessaire, indispensable. Tout convoi qui n’arrive pas est un manque grave pour ces populations qui craignent, si elles partent, de ne jamais pouvoir revenir en cas d’occupation de leur région par Israël. Désormais, on regarde pour qu’un nouveau convoi soit possible. C’est aussi très important car c’est un signe qu’on ne les oublie pas« , souligne-t-il.
Depuis le début de l’invasion israélienne, Debel est encerclé : les combats sont tout autour. Le week-end dernier, un père et son fils ont été tués alors qu’ils empruntaient une route voisine. Joint par téléphone, Lahoud Boulos, l’un des représentants du village, s’alarme : « On vit tous au centre du village désormais, c’est même devenu trop dangereux de vivre en périphérie. Les gens ont peut-être encore des provisions pour une semaine ou deux, mais il n’y a même pas de quoi faire un taboulé pour Pâques. Ni même de viande ».
« Ceux qui ont des terres ou des fermes ne peuvent plus y accéder car les routes sont trop dangereuses… Mais nous n’allons pas quitter nos terres pour autant ! »
Lahoud Boulos, l’un des représentants du village de Debelà franceinfo
D’après les maires de plusieurs localités de la région joints par téléphone, si aucun couloir humanitaire n’est ouvert vers le sud du Liban, les civils auront épuisé leurs réserves d’ici une dizaine de jours.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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