franceinfo monde du lundi 06 avril 2026
6 avril 2026
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6 avril 2026Analyse : L'équipe partage son regard sur les points principaux de cette information.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Dix ans après, le lancement d’En Marche a des choses à nous apprendre pour 2027 ».
Analyse rapide
ESTELLE RUIZ / NurPhoto via AFP
Dix ans après, le lancement du mouvement d’Emmanuel Macron (ici le 19 avril 2017 à Nantes) a des choses à nous apprendre pour la présidentielle de 2027.
• L’expérience Macron rappelle la volatilité du contexte actuel pour la présidentielle de 2027, malgré les sondages et les analyses.
Les leçons du passé. Il y a dix ans jour pour jour, le 6 avril 2016, Emmanuel Macron lançait depuis Amiens, sa ville natale, « un mouvement politique nouveau (…) qui ne sera pas à droite, qui ne sera pas à gauche » et baptisé « En Marche ». Une décennie plus tard, le mouvement devenu Renaissance symbolise à lui seul les succès et les déboires du chef de l’État.
Au-delà, le souvenir de cette soirée fondatrice livre un autre enseignement crucial dans un contexte de précampagne présidentielle : les rapports de force mesurés un an avant le scrutin n’ont aucune valeur de prédiction. Ils sont, par essence, changeants, avec des favoris avant l’heure rarement victorieux dans les urnes. Retour en arrière.
Quand il lance son mouvement ce soir d’avril, sans presse dans la salle, ni clarté sur ses ambitions élyséennes, Emmanuel Macron est sans doute l’un des seuls à caresser l’espoir d’une victoire douze mois plus tard. Et encore, « je ne sais pas si ça va réussir », explique-t-il à ses 350 premiers partisans, dont le sénateur PS François Patriat, l’un des seuls élus présents dans l’assistance.
Le favori de l’époque ? Alain Juppé
Il faut dire qu’à l’époque, celui qui est ministre de l’Économie de François Hollande depuis 2014 jouit certes d’une belle couverture médiatique et d’un élan de popularité insolent. Mais dans la sphère politique, la limonade est toute autre : rares sont ceux à prendre au sérieux l’ambition et les atouts du même pas quarantenaire, jamais élu, et déjà crispant.
Au lendemain de ce lancement, un proche de François Hollande se félicite même dans la presse d’une initiative qui « participe à la réussite de l’exécutif et du collectif » tout en imaginant déjà le mouvement nouveau-né comme une future succursale du Parti socialiste en vue de la présidentielle 2017. D’ailleurs, dans les premières études d’opinions qui évoquent sa potentielle présence sur la ligne de départ, Emmanuel Macron est présenté comme candidat PS. Il fait jeu égal avec le locataire de l’Élysée.
Dans les sondages, le favori s’appelle Alain Juppé. Candidat déclaré depuis 2014, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac est constamment, ou presque, donné au-dessus de la barre des 30 % d’intentions de vote au premier tour. Il frôle même les 40 % dans une étude Elabe réalisée fin avril 2016. À ce moment-là, un duel avec Marine Le Pen (donnée juste en dessous) paraît presque inévitable.
Ascension fulgurante
Loin derrière, le futur président est crédité d’environ 15 % d’intentions de vote dans les rares études qui le mentionnent. Un étiage qui n’évoluera pas jusqu’en novembre, malgré son départ du gouvernement (fin août) et sa déclaration officielle de candidature (en octobre). La suite est connue de tous.
Alors que l’impopularité record de François Hollande l’empêche de se représenter, Emmanuel Macron profite d’un alignement des planètes spectaculaire et de péripéties de campagne rocambolesques. Les primaires à gauche et à droite débouchent sur les victoires de lignes radicales, lui libérant de l’espace au centre, et mettent hors course Alain Juppé, le favori jusqu’à présent. Suivent les déboires judiciaires de François Fillon, le ralliement de François Bayrou, et le croisement des courbes jusqu’à la victoire finale.
Qui aurait pu prédire ? De fait, pas grand monde. Sans précédent et permise par de longs mois de préparations en coulisses, l’aventure fulgurante de l’actuel locataire de l’Élysée doit inciter à la prudence ce printemps. Malgré les études ou analyses faciles, les situations ne sont jamais figées un an avant l’échéance. Telle est la leçon macroniste.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous restons attentifs aux développements futurs de cette actualité.

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