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6 avril 2026Le 5/6 du lundi 06 avril 2026
6 avril 2026Élections en Hongrie: après 16 années sous Orban, une partie de la population aspire au changement
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Élections en Hongrie: après 16 années sous Orban, une partie de la population aspire au changement ».
Ce qu’il faut observer
Dimanche 12 avril, lors des élections législatives en Hongrie, le Premier ministre souverainiste Viktor Orban, du parti Fidesz, briguera un cinquième mandat. Proche de Vladimir Poutine et de Donald Trump, il fait face à une opposition conservatrice incarnée par Péter Magyar, chef du parti Tisza, qui mène la danse dans les sondages. Selon les chiffres, plus de la moitié des Hongrois ne sont pas satisfaits de la situation actuelle. Le vent du changement souffle partout, comme dans le nord-est du pays.
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Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère
Les élections législatives, très attendues en Hongrie, sont toutes proches désormais. En fin de semaine, électeurs et électrices se rendront aux urnes. Selon les instituts de sondage, le Tisza de Péter Magyar disposerait d’une avance comprise entre 6 et 16 points sur le Fidesz, le parti de Viktor Orban.
Des projections toutefois à relativiser, dans la mesure où la loi électorale a été conçue au sein du camp du Premier ministre, en poste depuis 2010. Ainsi, même en cas de victoire en nombre de voix, le Tisza pourrait ne pas obtenir la majorité des sièges au Parlement.
Dans ce contexte, une élément ressort : 60% des Hongrois se disent insatisfaits de la situation actuelle. Un climat qui alimente un désir de changement perceptible dans la société.
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Dans les salles de classe, le malaise social
À Hajdusamson, une commune de 15 000 habitants située en périphérie de Debrecen, deuxième ville du pays, Kati Buzai observe cette réalité au quotidien. Institutrice désormais à l’âge de la retraite, elle a choisi de continuer à enseigner. « La pauvreté, je la vois tous les jours. Les enfants arrivent à l’école avec des chaussures boueuses et déchirées. Et ils ont faim », souligne-t-elle.
Depuis l’entrée en vigueur en 2024 de la loi sur le statut des enseignants, les professeurs doivent signer un contrat leur interdisant de sympathiser avec un parti politique. Le texte autorise également l’État à surveiller leur activité. Kati Buzai explique avoir longuement hésité avant de s’y soumettre : « Ils peuvent prendre mon téléphone, mon ordinateur et en regarder le contenu. J’ai réfléchi trois mois… et j’ai signé, la mort dans l’âme. » Le prix à payer et des conditions à accepter pour continuer à exercer un métier qu’elle dit aimer profondément.
« Il y avait plus de liberté sous le communisme, affirme-t-elle. Mes parents avaient refusé d’être membres du parti. Ils n’ont pas perdu leur emploi et il n’y a pas eu de rétorsion. » Malgré ce contexte, l’enseignante se montre optimiste et espère une mobilisation de la jeunesse hongroise en faveur du changement lors de ces législatives du 12 avril 2026.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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