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6 avril 2026entre dépendance et adaptation, le casse-tête des Français face à la crise des carburants – franceinfo
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « entre dépendance et adaptation, le casse-tête des Français face à la crise des carburants – franceinfo ».
Ce qu'il faut connaître
Limiter les sorties, revoir les plans pour les vacances d’été ou encore privilégier les transports en commun et le vélo… Chacun sa méthode face à la hausse des prix à la pompe.
Voilà deux mois qu’Arnold, qui vit près d’Orléans (Loiret), a débuté un nouveau travail à… 350 kilomètres de chez lui. Chaque semaine, ce directeur d’une société dans l’énergie part le mardi matin pour Vitry-le-François (Marne) et Verdun (Meuse). Il revient le jeudi soir, avec entre « 700 et 750 kilomètres » au compteur. Et quand il fait les comptes, « ça pique ». Le litre de gazole qu’il payait aux alentours de 1,70-1,80 euros avant le début de la guerre au Moyen-Orient, fin février, est passé à plus de 2,20 euros.
« Pour mars, j’ai dépensé 560 euros de carburant », évalue ce cadre, qui roule à bord d’une grosse voiture, une obligation selon lui, compte tenu des kilomètres qu’il parcourt. Sa femme fait aussi beaucoup de route la semaine. Le couple a fait ses calculs : il a dépensé près de 900 euros ce mois-ci, bien plus que si les prix n’avaient pas explosé en raison du conflit.
« Je sais que c’est temporaire, du moins j’espère que ça va baisser. Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps », confie Arnold. Cet homme de 56 ans, qui gagne confortablement sa vie, est malgré tout conscient que la situation est plus difficile pour certains foyers. C’est le cas de Fabien, actuellement sans emploi. Son fourgon n’a presque pas bougé depuis un mois. « A partir de 2 euros, je ne bouge plus. Alors à 2,30 euros… », lâche cet habitant de Pontivy (Morbihan), qui se déplace uniquement s’il n’a pas le choix.
« J’ai sorti mon fourgon deux fois en un mois, pour aller chez un médecin qui se trouvait à 45 minutes de route et pour le contrôle technique. Il me reste de quoi faire 100 kilomètres dans le réservoir, et je les garde précieusement, surtout que mon fourgon est vieux et consomme près de 10 litres aux 100 », admet celui qui alterne les petits boulots et les longues périodes d’inactivité. Actuellement, il touche environ 600 euros. Après le loyer (200 euros) et les courses, il ne lui reste plus grand-chose. « Si je dois sortir à proximité, je prends le vélo. »
Qu’ils soient à l’aise financièrement ou à l’euro près, les Français interrogés par franceinfo, dont certains ont répondu à notre appel à témoignages, souffrent tous de la hausse spectaculaire des prix de l’essence et du gazole. Et disent aussi être très dépendants de leur véhicule, que le plein leur coûte 50, 70 ou 90 euros. « La voiture, c’est mon passeport pour aller travailler », résume Romain, responsable d’un service informatique, qui fait 100 kilomètres aller-retour les jours où il n’est pas en télétravail.
« Depuis un mois, le prix des carburants grève notre budget. Quand on sort, on va moins loin, et quand on peut éviter de prendre la voiture, on le donnée. Avant, on en avait un usage plus libre », explique le quadragénaire, marié et père de deux enfants habitant d’une petite ville du Loir-et-Cher. Le budget carburant de la famille est passé de 300 à 450 euros, et pour limiter cette flambée, Romain a quelques astuces : rouler un peu moins vite, faire le plein dans des stations TotalEnergies, où les prix sont plafonnés, et surveiller sur les applications les prix de l’essence autour de chez lui.
Fanny essaie pour sa part de rentabiliser chaque trajet et chaque achat. L’utilisation de la voiture est réservée à la virée au supermarché, et toutes les dépenses se font « avec un œil sur la calculette ». Il lui arrive aussi de réaliser quelques jobs à mi-temps ou de faire des ménages pour compléter ses revenus. « Mais il faut calculer que ça ne coûte pas trop cher d’aller au travail. L’autre jour, j’ai refusé un petit mi-temps car il se trouvait à 22 kilomètres de chez moi. Vu le prix des carburants, ça ne valait pas le coup », explique cette Vendéenne.
Céline vit de son côté dans le sud des Landes et se rend jusqu’à la frontière espagnole, à une grosse demi-heure de route, pour faire le plein et ses courses. « J’ai toujours eu ce réflexe, mais je le fais encore plus maintenant avec les prix. » Là-bas, le litre y est jusqu’à 40 centimes moins cher qu’en France. La semaine, cette professeure des écoles remplaçante n’a pas d’autre choix que d’utiliser sa voiture. « Mes missions changent tous les jours, alors je ne peux pas trouver des covoiturages réguliers. Et les transports en commun pour se rendre parfois à l’autre bout des Landes, c’est compliqué, surtout que je suis chargé et que j’ai toujours du matos avec moi. »
Sophie fait peu ou prou le même constat. Assistance sociale dans le Val-d’Oise, elle dit qu’elle aimerait prendre les transports en commun, « mais il faut que je prenne deux trains et un bus pour rejoindre mon lieu de travail ». La Francilienne a opté pour une autre solution : elle a investi il y a quelques mois dans une voiture GPL (gaz de pétrole liquéfié), dont le carburant est bien moins cher que l’essence et le gazole. Et depuis un mois, elle ne regrette pas son choix. « Un plein de 400 kilomètres me coûte 23 euros, contre 60 euros pour l’autre voiture diesel du foyer. »
La famille utilise en priorité cette voiture pour limiter les coûts. Elle a aussi fait une croix sur certains déplacements pour les ponts de mai. Romain, sa femme et leurs deux enfants continuent eux de se faire leur restaurant hebdomadaire pour lancer le week-end, tradition oblige. « Mais au lieu d’aller à Orléans, on reste plus près de chez nous. Et on va aussi se restreindre sur les sorties et les loisirs, qu’on fera un peu moins », explique-t-il.
Fabien, lui, se limite à « aller boire un café en ville », à Pontivy. Il ne partira sûrement pas en vacances cet été. Pour Romain, Céline et les autres, les plans ont un peu changé. Au lieu d’un grand périple en itinérance dans le Sud comme l’an dernier à bord de leur camping-car, Romain et sa famille iront sur la côte atlantique. Là-bas, ils ne bougeront pas pour limiter les coûts du carburant. Céline, qui a déjà réservé sa location en Bretagne pour l’été, a commencé à mettre de côté. « Avec l’essence et le péage qui augmentent, j’anticipe. Si je veux faire plaisir à mes enfants, il faut que je commence dès maintenant », explique cette quadragénaire, dont le conjoint roule à l’électrique. Depuis le début de la crise liée à la guerre au Moyen-Orient, les deux prennent davantage cette voiture, qui a d’ailleurs le vent en poupe.
Sur les sites spécialisés, les recherches et achats de voitures d’occasion électriques ont explosé depuis fin février, tout comme le marché des biocarburants. Les boîtiers E85 – mélange d’essence et d’éthanol agricole – sont par exemple de plus en plus plébiscités.
A défaut d’investir dans une voiture électrique, Guillaume a opté pour plusieurs changements radicaux. Ce professeur d’espagnol dans les Bouches-du-Rhône prend désormais le bus pour se rendre au lycée. Il compte aussi profiter de la crise actuelle pour remplacer son chauffage au fioul par une climatisation réversible.
« Le but, c’est de faire des économies et d’être plus écologique », explique ce quadragénaire, qui voit déjà les bénéfices dans le choix de prendre les transports en commun quotidiennement. « Je marche pour aller jusqu’à l’arrêt de bus, je peux me reposer pendant le trajet, et je suis plus respectueux de l’environnement. Même si les prix baissent, je pense que je continuerai à le prendre. »
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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