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6 avril 2026Guerre en Ukraine : négociations gelées, flambée du pétrole… pourquoi Vladimir Poutine pourrait être le grand gagnant de la guerre en Iran
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
L'article « Guerre en Ukraine : négociations gelées, flambée du pétrole… pourquoi Vladimir Poutine pourrait être le grand gagnant de la guerre en Iran » a retenu l'attention de notre équipe.
Résumé rapide
La stratégie russe s’étend désormais au Moyen-Orient. Accusée d’avoir transmis à l’Iran des données sur cinquante sites énergétiques israéliens, Moscou profite aussi de la flambée du pétrole provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz.
Une guerre en chasse l’autre. Tandis que le front ukrainien s’enlise, la Russie regarde désormais vers le Moyen-Orient avec une attention accrue. Le Kremlin y voit moins un conflit lointain qu’une sorte de laboratoire géopolitique : une nouvelle occasion d’affaiblir l’attention occidentale, de renforcer ses relations avec Téhéran et, au passage, de profiter de la flambée des hydrocarbures.
Ce dimanche 5 avril, Volodymyr Zelensky a accusé Moscou d’avoir fourni à l’Iran des renseignements satellitaires portant sur plus de cinquante sites énergétiques israéliens, rapporte le Kyiv Independent. « La Russie aide l’Iran à lancer des attaques contre des infrastructures civiles dénuées de toute valeur militaire », a affirmé le président ukrainien, en soulignant que ces méthodes rappellent les frappes russes contre le réseau électrique et les systèmes d’alimentation en eau de l’Ukraine.
L’Ukraine reléguée au second plan
Ce n’est pas la première fois que Kyiv dénonce une coopération russo-iranienne qui dépasse le simple soutien diplomatique. Le 23 mars, Zelensky affirmait déjà détenir des « preuves irréfutables » de transferts de données sensibles vers Téhéran. Selon Politico, Moscou ne nie pas l’existence de ces échanges et proposerait même d’y mettre fin… si Washington cessait, en retour, de transmettre des renseignements à l’Ukraine. Des informations qui, sur le front, demeurent vitales pour les forces ukrainiennes : elles permettent d’anticiper les attaques de drones et de missiles russes.
Surtout, la guerre en Iran détourne l’attention de Donald Trump de ce qu’il se passe en Ukraine. « Elle nous fait passer au second plan des priorités », déplorait Volodymyr Zelensky dans Le Monde le 24 mars. Même constat pour le géopoliticien Ulrich Bounat : « Les Ukrainiens sont complètement mis de côté diplomatiquement, médiatiquement, militairement par la guerre en Iran. »
Donald Trump, qui avait pourtant fait de la résolution du conflit en Ukraine l’un de ses objectifs de mandat, semble aujourd’hui rivé sur Téhéran. Les négociations directes entre Kyiv et Moscou, conduites sous médiation américaine, en sont au point mort. Une rencontre prévue à Abou Dhabi a été annulée sans qu’une nouvelle ne soit programmée après la dégradation de la situation au Moyen-Orient. Pour Moscou, ce basculement est une aubaine : la pression occidentale sur la Russie s’allège au moment même où les frappes russes s’intensifient en Ukraine.
La flambée des prix du pétrole, une manne inespérée pour Moscou
Le gain est aussi économique pour la Russie. Depuis le début du conflit, le 28 février, la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, a fait bondir les prix du baril. Le pétrole de l’Oural, vendu autour de 57 dollars début février, avoisine désormais les 100 dollars. Une envolée qui profite directement à l’économie russe.
Les exportations énergétiques du pays atteignent près de 510 millions d’euros par jour, une bouffée d’oxygène pour Moscou, toujours soumis à un régime de sanctions. L’industrie pétrolière russe, affaiblie depuis février 2022, peut aussi rattraper une part de ses pertes en valeur.
Certains pays, dont l’approvisionnement en pétrole est menacé par le blocage du détroit d’Ormuz, n’ont pas hésité très longtemps avant de se tourner vers la Russie. L’Inde, notamment, a repris ses achats de pétrole russe depuis le début du mois de mars. Un revirement pour le géant asiatique, qui avait considérablement réduit ses achats à la Russie sous la pression américaine. Au mois de janvier, le pétrole russe ne représentait plus que 20 % des importations indiennes.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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