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L'équipe éditoriale a étudié « la ruée sur les brise-glace est lancée – franceinfo » et partage son avis.
Les faits essentiels
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Alors que Donald Trump espère toujours conquérir le Groenland, une guerre stratégique se joue dans l’Arctique face aux Russes et aux Chinois. Pour conquérir ses océans glacés, rien n’est possible sans les immenses bateaux brise-glace, qui peuvent fendre jusqu’à deux mètres de banquise.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Dans le nord de la Baltique, leur silhouette massive fait partie du paysage. En hiver, les brise-glace ouvrent les routes pour les bateaux de marchandises qui naviguent dans leur sillage. Sans eux, aucun navire ne peut circuler sur cette mer gelée. « Vous voyez cette route qu’on vient d’ouvrir ? Eh bien, avec cette température à moins 20 degrés, la glace va se reformer derrière en moins d’une heure », explique Fredrik Björkman, le capitaine du Sampo, responsable de la flotte The IceBreaking Company.
Ces navires sont également hautement stratégiques. Direction la Finlande, le champion de la construction de brise-glace. « Le brise-glace est crucial pour notre commerce. La Finlande est le seul pays au monde où tous nos ports sont gelés en hiver et notre commerce se fait à 95% par voie navigable », poursuit le capitaine.
Leur coque est trois fois plus épaisse que celle d’un navire classique : ils peuvent fendre jusqu’à deux mètres et demi de banquise. Or, la demande de brise-glace est exponentielle pour un océan tout proche, l’Arctique. « Comme la glace fonce sur l’océan Arctique, cela crée de nouvelles routes pour les bateaux de marchandises. Mais pour les ouvrir, il faut toujours des brise-glace », assure Fredrik Björkman.
Pour conquérir l’Arctique, la course aux brise-glace est lancée. Donald Trump vient d’en commander onze. « On a cruellement besoin de ces navires parce qu’on a un large territoire », justifie-t-il. Objectif : rattraper le retard avec la Russie, qui vient d’inaugurer le huitième brise-glace à propulsion nucléaire. « On va continuer d’augmenter les capacités de notre flotte de brise-glace pour développer le secteur prometteur du transport dans l’Arctique« , a déclaré Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie. Moscou détient déjà plus de 40 brise-glace, la Chine cinq, et Washington seulement trois. Il faut donc rattraper le retard.
Les commandes occidentales arrivent sur les chantiers navals de Finlande. À Helsinki, ce constructeur se frotte les mains. « Le sol est en train d’être préparé pour construire un brise-glace pour les Canadiens. Ensuite, il y en aura deux pour les États-Unis. À droite, on mettra le premier brise-glace à l’eau quand il sera prêt, sans gêner la construction du second, ici à gauche« , détaille Salmi Kim, le directeur général de Helsinki Shipyard.
Dans le même hangar, un modèle a été réalisé en seulement deux ans. Le prix d’un brise-glace peut coûter plusieurs centaines de millions d’euros. Dans le passé, la Finlande a beaucoup construit pour la Russie. Son savoir-faire la rend ultra compétitive. « Nous construisons des brise-glaces depuis 100 ans. Grâce à cette expérience, nous pouvons construire un bateau en deux ans, là où la concurrence met minimum cinq ans« , poursuit le directeur. Mais avant la construction, il faut tout tester, notamment dans un bassin de simulation. Il n’en existe que cinq au monde. « Ici, on teste chaque brise-glace et on peut faire descendre la température jusqu’à moins 25 degrés », assure Arto Uuskallio, le directeur des ventes de Railo Technology.
Pour chaque commande, une coque miniature est plongée dans une piscine. La glace est censée glisser sous le navire pour faciliter la navigation. Chaque modèle est testé pendant une semaine dans différentes conditions. Tout doit fonctionner, même quand il fait moins 50 degrés. « À cette température, tout se ralentit. Et puis, il y a les plaques de glace qui peuvent faire 20 mètres d’épaisseur. Et le bateau doit pouvoir naviguer à travers ces blocs« , poursuit Arto Uuskallio.
Bateau de croisière de luxe ou bâtiment militaire équipé de brise-glace, avec l’ouverture des routes en Arctique, les carnets de commandes sont pleins. Les livraisons de brise-glace rapportent chaque année à la Finlande plusieurs milliards d’euros, un juteux marché, malgré la fin des ventes de brise-glace aux voisins russes depuis la guerre en Ukraine.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

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