
Guerre en Ukraine : équipé pour lancer des missiles de croisière Kalibr, le navire amiral « Grigorovich » a été touché par des drones ukrainiens en mer Noire
6 avril 2026
De 100 M$ à 900 $, la nouvelle chute de James Wynn sidère tout le marché crypto
6 avril 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « « On nous force déjà à venir travailler », dénonce un vendeur ».
À ne pas manquer
Le travail le 1er-Mai pourrait être assoupli notamment pour les commerces de bouche de proximité ainsi que certains établissements culturels et les fleuristes. Mais si une large majorité de Français se disent prêts à travailler le jour de la fête du travail en étant payé double, certains dénoncent des obligations à travailler et les syndicats veulent garder le caractère sacré de cette journée.
C’est le prochain jour férié et sûrement l’un des plus épineux. Le 1er-Mai pourrait bientôt ne plus être autant synonyme de fête du travail et de jour non-travaillé. Selon un sondage OpinionWay, 74% des Français se disent favorables pour le travail le 1er-Mai, un an après la polémique autour du travail des fleuristes et des boulangers.
Et toutes les catégories d’âge sont d’accord pour assouplir la règle et permettre à tout le monde de travailler, mais si la rémunération est doublée.
C’est justement ce que veut mettre en place une proposition de loi qui va être examinée par l’Assemblée nationale ce vendredi, pour permettre à certains établissements d’ouvrir le jour de la fête du travail, avec une rémunération majorée pour les salariés volontaires. Sont concernés les commerces de bouche de proximité comme les boucheries, les boulangeries et les pâtisseries, mais aussi les théâtres, cinémas et fleuristes, qui aujourd’hui ne sont pas autorisés à travailler car jugés
comme des commerces non essentiels.
« Ça peut augmenter mon salaire de 600-700€ »
Ils risquent d’ailleurs une amende de 750 euros par salarié qui travaille s’ils ouvrent leurs boutiques. Et ça donne parfois des résultats absurdes: en 2025, un patron de boulangerie avait été condamné à payer plus de 10.000 euros d’amende par l’inspection du travail pour avoir ouvert ses boutiques le 1er-Mai, alors que ses salariés étaient tous d’accord et volontaires pour travailler.
« Je ne demande qu’une chose, c’est faire les remplacements les jours fériés ou les dimanches », assure sur RMC Story Luc, agent hospitalier qui confirme qu’il est payé double à ces occasions. « Cela peut augmenter mon salaire de 600-700€ », explique-t-il.
Cathy, fleuriste à Nice, en a « marre des discours de gens qui ne savent pas ce qu’est l’artisanat, ce que c’est que se lever ». « Mais ce jour-là, on autorise des vendeurs à la sauvette qui ne paient pas d’Urssaf, ne reversent pas de TVA. Mais nous qui faisons marcher toute une chaîne, on n’a pas le droit de travailler », assure-t-elle qui possède sa boutique de fleurs et emploie plusieurs personnes.
« Pour vendre du muguet il faut déambuler »
« J’ai déjà du faire intervenir la police municipale contre des vendeurs à la sauvette. Pour vendre du muguet le 1er-Mai, il faut déambuler, vous n’avez pas le droit de rester avec un étal dans la rue. Et l’inspection du travail, ils sont capables de venir vérifier si vous êtes ouvert le 1er-Mai mais pas de contrôler ces gens », peste-t-elle sur RMC.
Mais selon les syndicats, accord ou non, le 1er mai devrait rester sacré, sans quoi ils craignent notamment que des patrons fassent pression sur leurs employés pour les forcer à travailler et qu’à l’avenir le 1er mai travaillé soit banalisé pour tous.
Une « très mauvaise nouvelle »?
« Le sondage me laisse sans voix, c’est une très mauvaise nouvelle », déplore sur le plateau d’Estelle Midi le syndicaliste Benjamin Amar. « La majoration ne dure qu’un temps jusqu’au moment où l’assouplissement sera élargi. Les gens ne veulent pas travailler le dimanche ou le 1er-Mai mais ils veulent mettre du beurre dans les épinards parce qu’ils ne gagnent pas assez, il faut mener cette bataille », croit-il savoir.
Eric, 43 ans, employé dans le commerce a déjà travaillé le 1er-Mai sans trop avoir le choix: « J’ai déjà travaillé dans des magasins où on nous forçait à venir travailler en nous faisant comprendre que si on n’était pas là, la porte était grande ouverte. On était payé double mais on nous forçait à venir travailler sur un jour où on veut profiter de sa famille parce que dans le commerce on en profite peu », déplore celui qui se qualifie « de droite et de libéral ».
« Il faut savoir dire stop, j’ai travaillé dans les grands magasins boulevard Haussman qui voulaient ouvrir le 25 décembre et le 1er janvier et à l’époque notre direction nous disait que si on ne travaillait pas, on pouvait chercher ailleurs », se souvient-il. « C’est sur la base du volontariat mais on sait que par la suite, c’est une obligation », ajoute Eric.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

9999999