NOW: President Donald J. Trump on the pilots rescued in Iran during Operation Ep
6 avril 2026
les Européens contraints à une nouvelle équation par Washington
6 avril 2026Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Un résumé concis de « Pourquoi les ultimatums de Donald Trump sont de moins en moins efficaces » selon notre équipe.
Points essentiels
C’est son arme préférée. Menacer un adversaire. Lui imposer un calendrier. Et lui promettre des sanctions massives, en cas de désobéissance. Le tout à coup de messages en majuscules sur les réseaux sociaux.
Dans son viseur, en ce moment, l’Iran.
Ces trois dernières semaines, il a adressé de multiples ultimatums à Téhéran.
Par exemple : le 21 mars dernier, il donne 48 heures aux Iraniens pour rouvrir le détroit d’Ormuz… Sinon les centrales électriques, menace-t-il, seront bombardées.
Mais deux jours plus tard, faute de résultat, Donald Trump prolonge le délai : 5 jours supplémentaires.
Puis rebelote, 10 jours sont octroyés aux Iraniens pour rouvrir le Détroit.
Avant-hier, nouveau message : Donald Trump donne 48 heures maximum – puis il autorise en fait 2 jours en plus…
Alors lui-même s’y retrouve-t-il encore, au milieu de ces menaces fluctuantes et de ces calendriers changeants ?
5 ultimatums en 16 jours : en moyenne, un tous les 3 jours ! Et manifestement, sans succès jusqu’ici.
Sans succès effectivement, le détroit d’Ormuz est toujours largement bloqué… Alors comment expliquer cette passion de Donald Trump pour les ultimatums ?
On pourrait y voir les méthodes de l’ancien investisseur immobilier. Le chef de chantier qui doit livrer en temps et en heure.
Avantages de l’ultimatum : il permet de poser un examen de force, d’imposer une pression psychologique à l’adversaire, de contraindre sa réaction dans un délai inconfortable.
Mais ce n’est pas la seule explication.
De fait, la méthode a déjà fonctionné.
Par exemple, c’est grâce à un ultimatum que Donald Trump a contraint le monde entier à payer des droits de douane.
Souvenez-vous, en avril 2025, Trump laisse 90 jours aux différents pays pour négocier, faute de quoi des sanctions commerciales massives s’abattront sur les récalcitrants.
Résultat : tout le monde ou presque se couche, dont l’Europe.
Mais en diplomatie, l’ultimatum est une arme qu’il faut savoir utiliser avec parcimonie…
C’est d’ailleurs l’origine de ce mot, qui vient du latin « ultimus », c’est-à-dire « le dernier », « l’ultime ».
Autrement dit, c’est comme une carte joker, on la lâche pas impunément.
Or, cette carte, Donald Trump la met de plus en plus sur la table, au fil des années.
Je me suis plongé dans les archives et j’ai fait les comptes : lors de son premier mandat, en quatre ans, il a émis 5 ultimatums, notamment contre la Corée du Nord.
Mais depuis qu’il est revenu à la Maison-Blanche (il y a 18 mois), le rythme s’est fortement accru : déjà 15 ultimatums. En moyenne, un tous les 29 jours.
Mais plus ils se multiplient, moins ils sont crédibles.
L’exemple le plus criant est celui de la Russie.
En mai 2025, Donald Trump impose au Kremlin un délai de « deux semaines » pour démontrer sa bonne volonté. Puis en juillet, il décrète un ultimatum de 50 jours à la Russie : si aucun accord de paix n’est signé, alors Washington déclenchera des sanctions massives contre les partenaires économiques de Moscou.
Puis, fin juillet, Donald Trump raccourcit ce délai à « 10, 12 jours ».
Sans obtenir, in fine, de concessions notables de la part de Vladimir Poutine. En Ukraine, la paix semble aussi loin.
Certes, les stratèges de la diplomatie ont beaucoup dit que l’atout majeur de Trump, c’était son imprévisibilité.
Mais avec cette frénésie d’ultimatums, même son imprévisibilité est en train de devenir… prévisible.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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