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6 avril 2026six communes annoncent porter plainte contre X, face au « déni du scandale environnemental », dénonce une élue – franceinfo
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « six communes annoncent porter plainte contre X, face au « déni du scandale environnemental », dénonce une élue – franceinfo ».
Ce qu'il faut connaître
L’objectif des élus des communes de Malandry, Milly, Ferté-sur-Chiers, Blagny, Linay et Haraucourt est de faire la lumière sur les responsabilités de chacun.
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Temps de lecture : 3min
Six communes des Ardennes annoncent déposer plainte contre X en raison de la contamination de leurs sols aux polluants éternels qui a rendu leur eau non potable en juillet, rapporte, dimanche 5 avril, ICI Champagne-Ardenne. La décision a été validée en préfecture jeudi. L’objectif des élus des communes de Malandry, Milly, Ferté-sur-Chiers, Blagny, Linay et Haraucourt, entre les Ardennes et la Meuse, est de faire la lumière sur les responsabilités de chacun. Une enquête de France 3 Champagne-Ardenne et Disclose, publiée en février, a mis en évidence un lien entre cette pollution aux PFAS et l’épandage de boues issues de la papeterie de Stenay, située dans le département de la Meuse.
« Il y a un déni du scandale environnemental et il y a un déni au niveau sanitaire », dénonce la maire de Malandry, Annick Dufils. Depuis le mois de juillet, l’édile de cette commune de 80 habitants passe son temps à jongler entre la mairie, les laboratoires et ses rendez-vous à Paris. « On sait qu’il y avait une recherche sur les polluants éternels depuis 2012 à peu près », souligne-t-elle, avant de s’interroger : « On a vu un graphique qui remonte à 2016 sur la commune de la Ferté-sur-Chiers, qui montrait déjà que ces polluants étaient analysés dans l’eau. Pourquoi l’État a laissé passer neuf ans avant de nous informer de la dangerosité des polluants éternels ? ». Annick Dufils indique avoir « interpellé jusqu’au ministère de la Santé pour demander un suivi épidémiologique ». « On nous répond, ‘ce n’est pas assez important, vous n’êtes pas assez nombreux.’ Dans la ruralité on nous classe comme sous-citoyens. On est sacrifiés », estime-t-elle.
Annick Dufils fait partie de ces maires qui ont fait mesurer leur taux de PFAS dans le corps par des prises de sang en septembre dernier. « Au lieu de 20 µg/L, moi je suis à 132 ! J’ai donc six fois la dose limite. Moi j’ai 68 ans, je sais que j’aurai des PFAS dans mon corps toute ma vie », constate-t-elle. Pour faire avancer le dossier, la maire de Malandry veut aussi faire établir une cartographie des cancers localisés géographiquement dans les villages.
Jean-Marie Pierre, médecin généraliste à Messincourt, un village voisin, veut, lui, convaincre les riverains du collectif « PFAS Ardennes » de monter ensemble une association départementale de défense contre les PFAS. Pour cela, il se joindra à la prochaine réunion du collectif, jeudi à Haraucourt.
Dans les Ardennes, cinq communes sur 13, officiellement reconnues comme affectées par la pollution aux PFAS, sont toujours sous le coup d’un arrêté préfectoral qui interdit de boire l’eau du robinet. L’interdiction a été levée dans sept villages vendredi : à Thénorgues, Bayonville, Beffu-et-le-Morthomme, Verpel, Imécourt, Landres-Saint-Georges et au hameau de Sivry à Buzancy.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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