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Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « sur les marchés, les commerçants itinérants subissent la hausse des prix du carburant ».
Résumé synthétique
Le gouvernement doit annoncer de nouvelles aides ciblées pour lutter contre la hausse des prix des carburants. Des mesures attendues avec impatience notamment par les commerçants itinérants. Ces professionnels travaillant sur les marchés vont pouvoir bénéficier des « prêts flashs carburant » annoncé vendredi. Mais le taux de 3,8% ne les satisfaits pas franchement.
Les commerçants itinérants sont eux aussi plus exposés à la hausse des prix du carburant. Pour ces professionnels, leur véhicule est un outil de travail indispensable pour se rendre sur les marchés et il leur coûte de plus en plus cher.
Le gouvernement a annoncé, la semaine dernière, des aides pour les TPE/PME, comme par exemple des prêts flashs avec un taux de 3,8%. Un dispositif inadapté selon la fédération nationale des marchés de France, qui réclame des aides spécifiques, alors que de plus en plus de commerçants tirent la langue.
Etienne est fromager. Il fait quatre marchés par semaine autour de Rennes et il a vu sa facture de carburant exploser.
“C’est vrai que quand tu te retrouves à mettre 140 euros d’essence dans une voiture, ça commence à taper. On ne peut pas encore atteler les bœufs pour monter au marché donc on n’a pas le choix que de prendre notre véhicule et de mettre la remorque derrière donc forcément ça consomme un peu plus”, indique-t-il.
Les prêts flashs, une mauvaise solution
Un constat partagé par Remi. Il vend de la viande et des légumes et pour le moment, il ne veut pas toucher à ses prix. “La marge diminue un petit peu, mais on n’a pas répercuté pour les consommateurs qui sont déjà un peu impactés eux par la hausse du gazole aussi. C’est vrai qu’un coup de pouce, ce serait effectivement nécessaire”, appuie-t-il.
Car pour ces commerçants de marchés, la voiture est indispensable explique Monique Rubin, présidente de la Fédération des marchés de France.
“En province la voiture n’est pas une option c’est une nécessité. Nous la voiture c’est notre outil de travail. Ce ne sont pas des déplacements occasionnels, donc ce sont plusieurs pleins par semaine pour faire parfois des centaines de kilomètres pour aller travailler », indique-t-elle.
Éleveuse de porcs dans le Morbihan, Victoria a fait, elle, plus de 100 km pour venir sans savoir si elle rentrera dans ses frais. “J’ai fait le plein avant de venir là… Quand on sort le billet de 100 euros, on sait très bien qu’une partie des ventes servira davantage à financer le déplacement”, indique-t-elle.
En tant qu’agricultrice, Victoria pourrait bénéficier des prêts flashs annoncés par le gouvernement. Une mauvaise solution selon elle.
“Toujours emprunter de l’argent. À un moment, ça fait beaucoup de prêts surtout que moi, je suis installé depuis cinq ans donc des prêts, j’en ai déjà. Si c’est pour en avoir un supplémentaire, non merci”, souligne-t-elle.
La Fédération des marchés en plein air réclame plutôt une baisse des taxes sur le carburant.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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