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6 avril 2026Vrai ou faux. Est-il vrai que les politiques natalistes de la Hongrie et de l’Italie ne « marchent pas » ?
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Vrai ou faux. Est-il vrai que les politiques natalistes de la Hongrie et de l’Italie ne « marchent pas » ? ».
Analyse rapide
Quelles sont les politiques publiques qui incitent réellement les femmes seules ou les couples à avoir des enfants ? Dans une vidéo, postée jeudi 2 avril sur les réseaux sociaux, Marine Tondelier, la secrétaire nationale du parti Les Écologistes, a fustigé « les politiques natalistes où on explique aux femmes que ce sera plus compliqué d’avorter, que vraiment il faut faire des enfants, que c’est ça leur rôle dans la vie ». Et d’ajouter : « ça ne marche pas ». Marine Tondelier, qui a annoncé sa deuxième grossesse lundi 30 mars Ouverture dans un nouvel onglet, répondait ainsi à un chroniqueur des Grandes Gueules de RMC qui lui avait indirectement reproché d’avoir attendu « 39 ans pour faire un enfant ».
Mesures financières et discours anti-IVG
La cheffe des Écologistes que nous avons contactée, précise à franceinfo qu’elle fait notamment référence à la Hongrie de Viktor Orbán et à l’Italie de Giorgia Meloni. Deux gouvernements d’extrême droite qui ont pris des mesures financières dans le but explicite d’augmenter les naissances. En Hongrie, des avantages fiscaux et des prêts subventionnés sont accordés aux couples couples mariés avec enfant. Plus la famille s’agrandit, plus le montant augmente. En Italie, plusieurs mesures censées relancer la natalité ont été décidées en 2022 : un chèque mensuel de 50 à 175 euros par mois et par enfant, une baisse de la TVA sur les produits à destination des enfants ou encore l’ouverture de places en crèche.
Parallèlement, dans ces deux pays, les anti-IVG gagnent du terrain. En Hongrie, le droit à l’avortement est garanti jusqu’à la douzième semaine de grossesse. Cependant, la Constitution, entrée en vigueur en 2012 défend « la vie du fœtus dès sa conception ». Et depuis 2022, un décret Ouverture dans un nouvel onglet impose aux femmes qui veulent avorter d’écouter les battements de cœur du fœtus.
En Italie, Georgia Meloni, avait promis en 2020 que son gouvernement ne toucherait pas à la loi sur l’avortement (l’IVG est légal jusqu’à 90 jours de grossesse), mais qu’elle souhaitait que les femmes sachent « qu’il y a d’autres options ». En avril 2024, les députés italiens ont voté un amendement de Fratelli d’Italia Ouverture dans un nouvel onglet, le parti d’extrême droite de Georgia Meloni, qui permet aux organisations anti-IVG d’avoir accès aux centres de conseil. Des structures qui délivrent aux femmes un certificat de la part d’un médecin pour pouvoir ensuite avorter.
Pas d’impact positif sur la fécondité
Force est de constater que les mesures mises en place dans ces deux pays n’ont pas permis de relancer la fécondité sur le long terme, comme l’indiquent les données d’Eurostat Ouverture dans un nouvel onglet. En Hongrie, le nombre d’enfants par femme est quasiment le même qu’il y a dix ans, 1,4 enfant par femme. En Italie, il a reculé de 1,4 enfant par femme en 2014 à 1,2 en 2024. La Hongrie est un peu au-dessus de la moyenne de l’UE (1,3). Tandis que l »Italie est dans le bas du tableau, tout comme l’Espagne, la Pologne ou encore la Lituanie. La France, avec 1,6 enfant par femme, a le deuxième plus haut taux de fécondité d’Europe, juste derrière la Bulgarie. Mais chez nous, comme chez la majorité de nos voisins, cette fécondité ne cesse de reculer (-13% dans l’UE en 10 ans).
Un État peut-il vraiment influencer le désir d’enfant ? Ce que les démographes s’accordent à dire Ouverture dans un nouvel onglet, c’est que ce qui favorise la natalité, c’est la possibilité pour les parents de concilier travail et vie de famille. C’est un ensemble de mesures qui s’adressent aux couples mais aussi aux familles monoparentales : allonger le congé parental, augmenter les offres de garde ou encore repenser les horaires et l’organisation du travail.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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